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Le Gri-Gri International           Satirique africain francophone

Né au Gabon en 2001

Guinée. Mort du fils de Dadis Camara. Justice immanente ?

Publié le 21 Août 2010 par Samory Touré DR www.legrigriinternational.com in Politique

Moriba Dadis Junior Camara dr www.legrigriinternational.com

 

"Le fils aîné et unique garçon du capitaine Moussa Dadis Camara, Moriba Dadis Jr Camara, est décédé lundi après-midi à Montréal, au Canada, en se noyant dans la piscine familiale, a appris la PANA mercredi à Conakry de source proche de sa famille." Les autorités canadiennes ont ouvert une enquête pour déterminer les circonstances exactes de la mort. Le jeune homme revenait, semble-t-il de l'université. Cruelle ironie, étudiant en Droit, le défunt avait interrompu son cycle à l'université Kofi Annan (qui n'a décidément jamais porté bonheur à aucun Africain !) de Conakry en 2009, quelques mois après la prise du pouvoir par son père et les membres du Conseil national pour la démocratie et le développement (CNDD) pour émigrer au Canada, afin d'y étudier, on l'imagine, plus sereinement...  

Victime d'une tentative d'assassinat en décembre 2009 perpétrée par son aide de camp, Aboubacar "Toumba" Diakité, le capitaine Dadis Camara vit au Burkina Faso depuis plusieurs mois... d'autant plus accablé aujourd'hui que c'est sur sa demande expresse, suite aux manifestations de septembre dernier, lors desquelles, sur son ordre, l'armée guinéenne avait tiré sur la foule et tué près de 160 morts, que son rejeton était parti "canader".

Contrairement à son père, nous apprend le quotidien sénégalais Walf Fadjiri, le jeune Moriba Camara, de l’avis de ses proches, était plutôt sage et peu bavard. Il partageait son appartement avec les enfants de l’ancien ministre de l’Environnement de la junte militaire, Papa Koly Kourouma, candidat malheureux à l’élection présidentielle du 27 juin dernier. "Ces derniers sont revenus au bercail depuis quelques semaines pour passer les vacances d’été en famille alors que la victime avait préféré rester au Canada pour des raisons qu’on ignore..."

Pas sûr que les familles des 160 assassinés de septembre aient beaucoup de compassion pour ce drame familial aux relents de justice immanente...

 

Texte - Samory Touré    Photo - Dr