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11 mai 2013 6 11 /05 /mai /2013 13:30

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Ce samedi matin, la marche organisée à Libreville par le Collectif des femmes contre les crimes rituels a été brutalement interrompue par la police qui a en même temps procédé à l'arrestation de trois leaders de la société civile, à savoir Blanche ABEGUE SIMONNY, Georges MPAGA et Auguste EYENE. Selon nos informations, ils ont été transférés au commandement en chef de la police aux environs de 11h30.

Regroupés dès 9h à l'appel du Collectif des femmes contre les crimes rituels, des dizaines de manifestants ont investi le rond-point de Nzeng-Ayong, point de départ prévu de la marche pacifique qui avait pour but de dénoncer la recrudescence des crimes rituels dans notre pays, mais aussi et surtout d'appeler à la fin de l'impunité dont bénéficient à la fois les assassins et les commanditaires dont certains sont connus du grand public.

Cette marche visait également à faire contrepoids à celle organisée par Sylvia Bongo et le PDG, qualifiée de "marche pour les crimes rituels" ou "marche des criminels rituels".

Vers 11h, alors que les marcheurs venaient de s'engager sur la voie qui mène au stade de Nzeng-Ayong, une unité anti-émeute de la police a brutalement chargé en tirant des bombes assourdissantes et des grenades lacrymogènes. Marc ONA ESSANGUI, Ernest TOMO, Marcel LIBAMA et d'autres leaders de la société civile qui avaient pris la tête de la manifestation ont été molestés. Et c'est dans la confusion qui a suivi que la police a embarqué Blanche ABEGUE SIMONNY, Georges MPAGA et Auguste EYENE.

Vers 12h40, c'est le journaliste Yves-Laurent GOMA, correspondant de RFI, qui était conduit à son tour manu militari dans les locaux de la police.

Quelques instants plus tard, sur sa page Facebook, Marc Ona Essangui réagissait ainsi :

Pathétique ! Vous avez assisté à une marche contre les crimes rituels ou un show à la gloire d'Ali Bongo et Sylvia ? Nous avons redouté ce piège et avons refusé de s'associer à cette grotesque opération de communication de trop pour essayer de blanchir l'image du PDG et d'Ali. Aucune banderole, pas d'affiche encore moins des tee-shirts à l'effigie des victimes des crimes rituels. Même les parents de victimes, obnubilés par la sylvia-ali-bongomania n'ont pas pensé à imprimer des supports en souvenir de leurs disparus. Conclusion, on a voulu nous embarquer dans une merde Bongomaniaque, mais la guerre asymétrique aidant, ils sont tombés dans notre piège en venant charger notre rassemblement au rond point de Nzeng Ayong. Leur arrogance leur retire parfois le peu d'intelligence qu'on pourrait soupçonner chez les émergents.

Photo - dr   Texte - J.O.

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Published by J.O. dr www.legrigriinternational.com - dans Gabon 2011
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