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2 août 2010 1 02 /08 /août /2010 21:24

Union africaine Mil'Pat www.legrigriinetrantional.com

 

Par le vieux Gorgui Wade on vient d'apprendre que, en fait de fin de règne d'influence sur l'Union Africaine (UA), le Guide Suprême lybien s'apprête à offrir 90 milliards de dollars "à l'Afrique" (entité politico-économique aux contours encore flous - disons au moins aux 29 pays ayant pris part aux discussions sur les États-Unis d'Afrique lors du Sommet de la Communauté des états sahélo-sahariens (Cen-Sad, basée à Tripoli et créée à l'initiative du Kadhafou en février 1998). Mais c'est par une radio serbe - http://glassrbije.org - qu'on mesure l'importance, pour une fois au-delà de l'Afrique, de la position de l'UA et, plus généralement, des pays africains et de leurs diplomaties. Il y a encore quelques années, pour ne pas dire quelques mois, la voix d'un pays africain francophone allait, sans même y réfléchir en interne ou presque, là où la France disait. Aujourd'hui, tous les espoirs semblent à tous permis...

Ainsi, depuis Kampala, capitale ougandaise accueillant le Conseil exécutif de l'UA, le vice-Premier ministre serbe Bozidar Djelic affrime-t-il, sans être pour l'heure ni démenti ni confirmé, que " les pays d’Afrique s’opposent à l’indépendance autoproclamée du Kosovo et apporteront à la Serbie leur plein soutien, à la session de l’Assemblée générale de l’ONU." La délégation de Serbie a rencontré les représentants de 28 pays de l’Union africaine. Djelic a rappelé que 42 des 53 pays membres de l’UA n’avaient pas reconnu l’indépendance autoproclamée du Kosovo. Djelic a dit enfin, et on aimerait pouvoir le croire, à certains égards, que "cela encourageait la Serbie et apportait un grand soutien à sa politique de principe quant au respect des normes essentiels du droit international." Plût au ciel qu'un jour un leader africain ressemblât en indépendance et en autonomie à l'idée que s'en fait un Premier ministre serbe peut-être pas encore aguerri.

Évidence : "si l’affaire du Kosovo fait jurisprudence, elle pourrait trouver des prolongements dangereusement fertiles en Afrique. On ne redessine pas sans risques les frontières." La suite est tout aussi serbe, peut se discuter, mais a le mérite d'éclairer autrement, moins sentimentalement. "Au moment des indépendances, les Etats africains, face au potentiel de conflits qui ne s’est pas démenti par la suite, ont choisi de consacrer le principe de l’intangibilité des frontières héritées du colonialisme. Ce choix était le moins mauvais et il l’est toujours. Des Kosovo potentiels existent en Afrique et ils pourraient être encouragés par l’attitude de l’Europe. Car, au-delà des arguments défendus par les Européens, le signal peut-être perçu au sens premier : il est possible pour un groupe ethnique de proclamer un Etat. Ce n’est pas un hasard si l’Afrique du Sud fait partie de ceux qui se sont opposés au niveau du Conseil de sécurité. Alors que pour de nombreux africains, le dépassement des conflits potentiels passe par une politique d’intégration par la démocratie, le précédent du Kosovo offre une solution plus « facile », fondée sur un « remodelage » ou une « désintégration » de nombre d’Etats actuels. Le pire n’est jamais sûr, mais l’Union africaine aurait peut-être besoin de renouveler et de « rafraîchir » le principe de l’intangibilité des frontières. Histoire de conjurer l’effet domino en émettant en direction du continent un signal différent de celui qui vient d’être émis au Kosovo par les Etats-Unis et l’Europe."

On serait tenté de dire qu'à tout point de vue, de toute façon, il est toujours bon d'émettre en direction du continent un signal différent... Ainsi sont-ils de plus en plus nombreux, par exemple et tout à fait fortuitement, à oser dire que plutôt que d'envoyer le trop évident pour être complètement mauvais Omar el Béchir devant la CPI, il serait urgent, pour l'exemple, d'y faire comparaître un grand méchant blanc. Un George Bush. Minimum.

 

Texte - Samory Touré  Dessin - Mil'Pat


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Published by Mil'Pat Masioni www.legrigriinternational.com - dans Politique
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