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16 mars 2014 7 16 /03 /mars /2014 00:00

Bedos-vs-Kusturica-16-mars-14-GriGri-International.jpg 

Avant de se plonger dans la lecture des propos de l'un et de l'autre à propos de la situation en Ukraine, nous ne saurions trop vous conseiller de relire (ICI) ce que notre ami Jérôme Reijasse écrivait il y a peu au sujet d'un film écrit et interprété par Nicolas fils de Bedos.

Elle. Voici ce que disait le fils de Bedos dans sa chronique du 28 février 2014 :

"PENDANT CE TEMPS-LÀ À KIEV, des policiers tirent à balles réelles sur de jeunes manifestants. À l'heure où je termine cette chronique, on dénombre plus de 100 morts. Depuis trois mois, dans l'indifférence générale de Laurent Fabius, des démocrates ukrainiens de tous âges se sont relayés sur la place Maïdan. Leurs revendications ? La libération des premiers manifestants et la signature d'un accord avec l'Union européenne - qu'ils espèrent (ou fantasment) plus libre, plus prospère, mais aussi plus réglementée, bref, plus honnête. Leur refus ? Celui d'un président autocrate et de la tutelle russe - qu'ils savent corruptrice, oligarchique, irrespectueuse des plus fondamentaux droits de l'homme, telle la liberté d'expression et de manifestation. À chacun ses rebelles. À eux le rêve et la colère, à nous le désenchantement et la hargne. Il ne s'agit pas de nier les injustices perpétrées sur le territoire français, mais c'est peu dire que les opprimés d'Ukraine, comme jadis ceux de Géorgie, auraient bien des leçons de tolérance à dispenser ici. Vive la démocratie, vive la France, vive l'Ukraine libre." 

Le Figaro (relayant l'agence de presse russe Itar-Tass) le 6 mars 2014 :

Emir Kusturica se range du côté l'action des troupes de Vladimir Poutine. «Malheureusement, l'Ukraine se dirige actuellement sur la même voie que la Yougoslavie, il y a des années» (...). Le cinéaste esquisse un parallèle entre les troubles ukrainiens et ce qu'il a connu pendant les années de guerre en Yougoslavie entre 1991 et 1995. À l'époque, il était partisan de l'action de Slobodan Milosevic, président serbe déchu, jugé, à partir de 2001, au tribunal pénal international de La Haye pour crimes de guerre, crimes contre l'humanité et génocide, puis décédé en 2006 avant la fin du procès. «Je vois le même type de catastrophe sévir dans les deux pays», continue Emir Kusturica. Fervent socialiste radical, farouche opposant à l'indépendance du Kosovo, le réalisateur de Papa est en voyage d'affaires (1985) et d'Underground (1995) reste fidèle à sa ligne politique, quitte à choquer. Il avait déjà adressé son soutien à des dirigeants contesté par les démocraties occidentales comme l'autoritaire président bélarusse, Alexandre Loukachenko. En mai 1995, Kusturica déclarait dans les pages du Figaro: « La seule erreur de Milosevic a été de croire que les Serbes étaient 250 millions et de ne pas avoir deux bombes atomiques dans ses poches». (...) Dans La vie est un miracle (2004), il illustre le conflit bosno-serbe en suivant un Serbe chassé du territoire par les Bosniaques. Actuellement en tournée en Russie avec son groupe de rock The No Smoking Orchestra, Kusturica a annoncé qu'il voulait organiser des concerts en Ukraine pour soutenir la population russophone.

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Published by Gri-Gri International dr - dans Politique
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