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8 octobre 2013 2 08 /10 /octobre /2013 09:40

Annan JA 8 oct 2013 

 

Pas étonnant de retrouver dans l'impayable mais très achetable Jeune Afrique ces jours-ci "le Ghanéen, ancien secrétaire général des Nations unies" en train de délirer, de s'aveugler, de (se) mentir, au sujet de la CPI, contre laquelle un vent frondeur traverse l'Afrique. Du plus honnête au plus débile, du plus intègre à Faure "Fraude" Gnassingbé, du plus compétent à Alassane "Cahuzac" Ouattara, tous ont compris que la CPI leur est réservée. Interdite aux grands Blancs. Les déclarations hostiles à cette pseudo justice, aussi internationale que la communauté occidentale qui la commande, fusent et compliquent les procès en cours. Bien sûr, les Francophones restent à leur place : silencieux, obéissants. Alors que du Rwanda, d'Ouganda, du Kenya, d'Afrique du Sud ou d'Éthiopie, les prises de position se multiplient, non ou mal relayées par des médias dominants qui voudraient dénoncer une racialisation du discours politique africain qui procède pourtant par essence du leur.

Unique inflexion jusqu'à aujourd'hui de la règle selon laquelle le président africain défectueux doit être déporté chez les Blancs pour y être jugé par des humanistes : le procès Habré. Il n'aura fallu que 23 ans d'hypocrisie sénégalaise (accueillir Habré pour "raisons humanitaires" !), de torpeur tchadienne et d'enquêtes non menées pour éviter au continent l'humiliation d'un nouveau procès à La Haye. Sur pression de l'UA et après conciliation de la CEDEAO, le procès de l'ancien dirigeant tchadien devrait se tenir à Dakar. 

À la tête de l'ONU déjà, il y a quelques années, Kofi avait activement oeuvré à ridiculiser, asservir et humilier le continent, ses nations et ses peuples, ne ratant jamais une occasion de se rallier aux blancs panaches de l'occident, le vrai dieu de cet Annan. Durant la crise ivoirienne, en 2004-2005, ses interventions ONU-esques oscillèrent entre le spécieux et le franchement anti-Gbagbo. Au point qu'il était permis de se demander si cet anglophone n'était pas converti à la culture du pré carré français.

Après le 11 avril 2011 et le coup d'État militaire perpétré par la France pour installer le tricheur brutal looser Ouattara, le président élu fut enfermé près de 7 mois dans une mystérieuse résidence au Nord de la Côte d'Ivoire. En dehors de toutes les lois et conventions. Traité comme un larbin philipin en Arabie Saoudite. On apprendra plus tard qu'en fait Gbagbo était enfermé sans lumière ni contact avec l'extérieur dans une autre villa et que lorsqu'on le sortait pour le montrer, on le déplaçait préalablement vers une autre plus présentable. Un groupe de personnalités, pompeusement baptisées les Elders (les Anciens, les sages, quoi), vint lui rendre visite. Ce furent d'ailleurs les premières images de Gbagbo vivant qu'on voyait depuis sa soustraction. Dans ce groupe se cotoyaient le gratin des fourbes, des lâches et des imposteurs : Kofi Annan et Desmond Tutu, l'homme qui n'a jamais plus urgent à dénigrer que son pays. Tous, en ne dénonçant pas les conditions d'incarcération de Gbagbo, pire, en les validant par leur visite, ne cachèrent pas longtemps la réalité de leur mission : donenr à penser que tout se déroulait normalement, que la justice et les droits de l'homme étaient respectés dans la Côte d'Ivoire de Ouattara.

Pendant que les massacres continuaient à l'Ouest (Duékoué, Nahibly, en deux fois, pour effacer les derniers témoins des méfaits). Que les prisonniers politiques se comptaient par milliers. Que la presse subissait l'arbitraire. Pensez-vous que ces honteux Anciens, ces Sages aux âme souillées auraient prononcé un mot à ces sujets en en revenant ? Ce que nous savions, ils ne pouvaient l'ignorer.

Ce fut la dernière fois qu'on s'intéressa en Afrique à l'avis de ce vieux bourricot grisonnant.

Qui a estimé lundi 7 octobre que ce serait "une marque de honte" pour l'Afrique si ses dirigeants votaient un retrait de leurs pays de la Cour pénale internationale (CPI) lors du prochain sommet de l'UA, prévu en fin de semaine à Addis-Abeba. "Présent au Cap, lundi 8 octobre, pour le 82e anniversaire de l'archevêque sud-africain Desmond Tutu (encore !), l'ancien secrétaire général des Nations unies Kofi Annan s'est à son tour exprimé sur ce sujet explosif : "Quelques dirigeants résistent (à la CPI) et la combattent. S'ils combattent la CPI, s'ils votent contre la CPI, ce sera une marque de honte pour chacun d'entre eux et pour leurs pays". Il est toujours piquant de voir quelqu'un qui ne la connaît manifestement pas agiter la muleta de la honte. "Je voudrais souligner que ce sont la culture de l'impunité et les individus qui sont jugés par la CPI, pas l'Afrique". Il est vrai que l'une et les autres pulullent exclusivement en Afrique.

Un paragraphe de JA retiendra particulièrement l'attention :

"Les accusations de l'UA surviennent après diverses procédures lancées contre des dirigeants ou anciens dirigeants africains. En septembre, l'ex-président libérien Charles Taylor a été condamné à 50 ans de prison pour crimes contre l'humanité. Au même moment, et  pour les mêmes motifs, le procès du vice-président kényan William Ruto était en cours, tandis que celui du président kényan Uhuru Kenyatta, toujours pour crimes contre l'humanité, est programmé pour le mois de novembre. Quatre des dossiers africains jugés par la CPI ont été ouverts à la demande de responsables du continent, alors que deux autres, sur le Darfour et la Libye, ont été ouverts par le Conseil de sécurité des Nations unies, a souligné Kofi Annan."

Et Gbagbo ?

Après le révisionnisme et le négationnisme de médias et de politiciens français qui refusent de considérer que l'intervention française en Côte d'Ivoire fut militaire, va-t-on demander aux Ivoiriens d'oublier comme l'immonde Annan et Jeune Afrique qu'ils eurent un président élu, déposé et déporté à La Haye ?

Photo - dr     Texte - L.F. (feat G.P.)

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Published by L.F G.P. dr www.legrigriinternational.com - dans Politique
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