Overblog
Suivre ce blog
Editer l'article Administration Créer mon blog

Présentation

  • : Le Quotidien du Gri-Gri International, premier satirique africain francophone animé par la rédaction
  • Le Quotidien du Gri-Gri International, premier satirique africain francophone animé par la rédaction
  • : Né au Gabon en 2001, le Gri-Gri International, sur papier, sur le web ou en livres, a pour fonction d'empêcher de dormir les rois nègres, les ministres excessivement coopérants, les experts véreux, les vedettes en bois, les journalistes stipendiés, les marabouts escrocs...
  • Contact

 

  icone-Gri-Gri.jpg

Recherche

Compteur

medias
20 mars 2011 7 20 /03 /mars /2011 05:42

Partager cet article

Published by Grégory Protche www.legrigriinternational.com - dans Côte d'Ivoire - Élections 2010
commenter cet article

commentaires

yao markus 21/03/2011 14:11


Question :
Face à cette situation et son rôle, Que fera t-il (S.E.M Nicolas Sarkozy) avec la NATION DE CÔTE D’IVOIRE ?

Prise d'otages de la maternelle de Neuilly pendant que SEM Nicolas Sarkozy était alors maire, tourne au vinaigre : mort du preneur d’otage et frayeur chez les enfants.
La prise d'otages de la maternelle de Neuilly a lieu en mai 1993. Érick Schmitt, un entrepreneur chômeur dépressif, retient en otage une classe de maternelle, armé d'un pistolet d'alarme et
ceinturé d'explosifs, durant deux jours. Le preneur d'otages, qui se fait appeler « Human Bomb », est tué lors de l'assaut du RAID. Il n'y a aucune victime parmi les otages.
Les faits
Le jeudi 13 mai 1993 à 9h27, un homme vêtu de noir, la tête cachée par un casque de motard et une cagoule, fait irruption dans la classe maternelle N8 du groupe scolaire Commandant Charcot, à
Neuilly-sur-Seine.
Cet homme, armé d'un pistolet d'alarme et d'explosifs, menace de faire sauter la salle s'il n'obtient pas une rançon de cent millions de francs (environ 15 millions d'euros). Ces menaces sont
rendues crédibles par ses démonstrations passées car il avait pris soin, auparavant, de faire sauter plusieurs poubelles en y laissant volontairement une signature. Ses otages, 21 enfants et leur
institutrice, Laurence Dreyfus, sont donc menacés. Le RAID est rapidement dépêché sur les lieux. Les enquêteurs cherchent à identifier le preneur d'otages, mais ils n'y parviendront pas avant la
fin de la prise d'otages. L'homme n'est alors connu que sous le nom de « Human Bomb » (« Bombe humaine ») ou « HB », qu'il s'est lui-même donné.
De nombreux médias couvrent l'évènement. Des journalistes campent devant l'école. La prise d'otages devient un évènement national. Nicolas Sarkozy, à l'époque maire de Neuilly-sur-Seine - ainsi que
ministre du Budget et porte-parole du gouvernement - intervient dans les négociations pour que Schmitt relâche des enfants ; on voit Sarkozy à la télévision sortir de l'école un enfant dans les
bras.
Au cours des négociations, Érick Schmitt libère peu à peu la plupart des enfants, jusqu'à n'en garder que six, et ce en dépit du fait qu'il avait précisé dans sa première demande de rançon qu'aucun
enfant ne serait libéré avant qu'il ait obtenu la somme demandée. Il avait également menacé d'exécuter des enfants (par égorgement) en cas d'absence de réponse rapide des autorités, mais cette
menace ne fut pas mise à exécution.
Après près de deux jours de tension sans dormir, dans un état d'esprit suicidaire, Érick Schmitt montre des signes de fatigue. Le RAID décide alors de passer à l'action lorsqu'il s'endormira. Le
plan prévu est de faire entrer les hommes du RAID dans la salle pendant le sommeil du preneur d'otages. Pendant que deux hommes le tiendront en joue, prêts à le neutraliser s'il se réveille, les
autres évacueront les otages hors de la salle. Pour s'assurer que Schmitt sera endormi au moment de l'assaut, les hommes du RAID versent un somnifère (dont l'efficacité a été préalablement testée
sur l'un des leurs) dans le café régulièrement apporté au preneur d'otages. Par précaution, Évelyne Lambert (alors médecin-capitaine des pompiers de Paris), qui s'occupait des enfants, est mise
dans le secret. Elle devra s'assurer que Schmitt est endormi, et faire un signal (déboutonner sa veste devant l'objectif d'une mini-caméra placée à travers le mur par le RAID) pour signifier aux
policiers qu'ils peuvent intervenir.
Le matin du 15 mai, le preneur d'otages s'assoupit. Évelyne Lambert vérifie qu'il est endormi, en le secouant et en faisant bouger bruyamment des meubles par les enfants. Celui-ci reste inerte.
Elle fait alors le signal convenu. Aux environ de 7h25, huit policiers du RAID pénètrent dans la salle de classe pour extraire les six derniers enfants. Durant l'intervention, Schmitt est tué de
trois balles dans la tête tirées à un mètre par le policier Daniel Boulanger. Les circonstances de cette mort créent une polémique.
Ce n'est qu'après sa mort que son identité est connue : c'était un entrepreneur en situation financière difficile et en dépression. Enfin, il avait révélé à Laurence Dreyfus, quelques heures avant
sa mort, ce que signifiait « HB » : c'était les initiales de Human Bomb.
Polémique sur la mort d'Érick Schmitt
D'après les témoignages des deux policiers chargés de neutraliser Érick Schmitt s'il se réveillait pendant l'intervention, il se serait réveillé et aurait esquissé un geste en direction de son
détonateur.
Les arguments invoqués par les tenants de l'idée de l'exécution préméditée sont nombreux, mais ne prouvent pas formellement qu'une telle exécution s'est réellement produite :
• Érick Schmitt était profondément endormi à l'entrée des policiers dans la salle, ce qu'avait vérifié Évelyne Lambert auparavant. Dans sa déposition, celle-ci a déclaré avoir fait « un boucan
épouvantable » en déplaçant des meubles, et avoir fortement secoué Érick Schmitt en lui disant de se réveiller. L'essentiel de la théorie de l'exécution tient au fait qu'il n'y a aucun témoin autre
que les deux policiers du RAID surveillant Érick Schmitt lors de l'intervention, qui ait vu celui-ci se réveiller. D'où l'idée qu'il aurait été tué dans son sommeil, alors qu'il ne représentait pas
un danger direct.
• L'entrée des policiers, et l'intervention jusqu'aux tirs, s'est faite dans un silence total, comme le montrent les enregistrements des micros que le RAID avait placés dans les murs de la salle.
Il n'y avait donc pas de bruit susceptible de réveiller Schmitt. Aucun enfant n'a poussé de cri en étant effrayé par les policiers cagoulés.
• Les balles qui ont tué Érick Schmitt ont été tirées par un seul des deux policiers chargés de le surveiller. On peut dès lors se demander pourquoi un des policiers n'a pas jugé nécessaire de
tirer alors que son collègue a tiré à trois reprises, atteignant Schmitt à la tête. Deux des balles ont suivi exactement la même trajectoire, entrant et sortant par les mêmes trous. On ne peut
exclure que ce soient les deuxième et troisième balles tirées, et que Schmitt était déjà mort et immobile après le premier tir.
• La cagoule que portait Érick Schmitt a été lavée, avant d'avoir été mise à disposition des enquêteurs. Certains ont supposé que les policiers du RAID l'ont lavée pour éliminer des traces de
poudre qui prouveraient que Schmitt a été tué à bout portant, et donc que les policiers auraient pu s'emparer du détonateur qu'il portait afin de sécuriser la salle au lieu de le tuer. Du fait du
lavage, on ne peut ni confirmer ni infirmer cette version.
Dès le mois de juin, la version officielle des faits est contestée par le syndicat de la magistrature qui estime que Charles Pasqua aurait ordonné l'exécution du preneur d'otages, qui semblait
montrer des signes de fatigue (manque de sommeil), au détriment de la solution des pourparlers. Pour beaucoup, le temps d'action était trop rapide et avec trop d'enjeux pour que les forces
d'intervention aient le temps d'estimer la menace réelle. Elles ont agi selon la menace supposée et le principe de précaution. En entrant, elles savaient qu'elles n'auraient guère d'autre choix que
de tuer le forcené, s'il se réveillait.
Quelques mois plus tard, Alain Vogelweith et Béatrice Patrie, deux cadres du syndicat, publient La Mort hors la loi d’Érick Schmitt (ISBN 2841120007). Selon cet ouvrage, lors du tir le preneur
d'otages s'était endormi, le détonateur hors de portée. Les deux auteurs ont été poursuivis pour diffamation par Charles Pasqua.
En juillet 1993, une plainte contre X a été déposée par la famille d’Érick Schmitt pour « homicide volontaire avec préméditation ». Aux termes d'une enquête minutieuse, le magistrat chargé
d'instruire cette plainte a conclu au non-lieu. La controverse demeure cependant encore médiatisée.
Rôle de Nicolas Sarkozy
Nicolas Sarkozy, maire de Neuilly, ministre du Budget et porte-parole du gouvernement, reçoit la médaille du RAID à la suite de cette prise d'otage. Son rôle dans les négociations avec le preneur
d'otages a pourtant fait l'objet de controverses lorsqu'il devint une personnalité politique de premier plan.
Interviewés dans l'émission Faites entrer l'accusé en juillet 2004, le journaliste Jean Pierre About, l'ancien procureur de la République de Nanterre Pierre Lyon-Caen et l'ancien directeur de la
Police nationale dans les Hauts-de-Seine Aimé Touitou, affirment que Nicolas Sarkozy s'est imposé dans la cellule de crise et face aux journalistes.
Dans l'émission Lundi investigation du 6 juin 2005, Pierre Lyon-Caen revient sur l'affaire : « Il a le réflexe, qui montre l'animal politique, de faire venir le seul homme de communication, le
pompier chargé de la communication, qui avait une caméra ». Selon le reportage, l'attitude de Nicolas Sarkozy a conduit le preneur d'otage à rompre les négociations, et Charles Pasqua a décidé
d'éloigner Sarkozy du site de la prise d'otages. À l'époque de la diffusion de ce reportage, Sarkozy est redevenu, depuis un mois, le responsable du ministère de l'Intérieur en tant que ministre
d'État.


Gri-Gri TV