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Le Gri-Gri International           Satirique africain francophone

Né au Gabon en 2001

Christian d’Alayer : « J’en ai plus que marre des intello africains émigrés ! » Part 1

Publié le 9 Novembre 2009 par Gri-Gri International in Con de blanc

« T’es qu’un gros con ! » « Tu connais pas l’Afrique, restes dans ta France douillette ! » « Ton livre est une merde ! » Qu’est-ce qu’ils ont tous, tous ces intellectuels africains venus chercher fortune en France, à me fustiger ainsi !?

C’est vrai que j’ai « pondu » (j’emploie exprès ce terme qui déplait de fait énormément à Béchir Ben Yahmed, le patron de Jeune Afrique) un bouquin sur l’Afrique qui va à l’encontre des thèses, plus que rapides, des dits intellos sur leurs patries d’origine : grosso modo, pour tous ces gens diplômés, l’Afrique est, d’une part, mal partie et, d’autre part, c’est de l’unique fait de ses dirigeants corrompus et incompétents.

Tandis que je démontre, moi (je dis je « démontre » car je le pense sincèrement), que le chemin du développement passe nécessairement par des voies qui n’ont, d’une part, rien à cirer avec la démocratie, tandis que, d’autre part, les Africains (ceux qui sont restés sur place, intellos comme non intellos) parcourent les dites voies à toute vitesse, malgré les obstacles que les Occidentaux (et la plupart des intellectuels africains émigrés) leurs ont dressés et continuent à leurs dresser : voyez le montant actuel des investissements occidentaux en Afrique, l’un des moteurs essentiels du développement. Ils sont ridicules parce que les médias occidentaux, « chauffés » par nos bons intellos africains émigrés, continuent inlassablement à cracher sur votre continent préféré.

Vous ne me croyez pas ? Voyez donc ce qui s’est passé ces derniers mois en matière de téléphonie mobile au Congo démocratique (l’ex-Zaïre dont je préférais le nom) : Zain, l’un des tout premiers opérateurs en Afrique et racheteur, jadis, de Celtel, voulait céder ses « affaires africaines », rentables certes, mais pas suffisamment aux yeux des financiers modernes, qui exigent du 15% net/an. Comme, au sud du Sahara, on est en pleine concurrence, les prix ont baissé et les rendements sont inférieurs. Les Koweitiens décident donc de vendre… Un opérateur français se porte acquéreur : son cours boursier s’effondre aussitôt ! Il abandonne et un autre opérateur le remplace. Que fait alors le cours des actions du dit opérateur en bourse, je vous le demande ? Le 2ème opérateur français abandonne et Zain cherche actuellement un repreneur asiatique mais, cette fois-ci, pour l’ensemble de ses activités téléphoniques…

Des histoires comme ça, j’en connais des centaines. J’ai même assisté, via un micro caché, à un comité de direction d’une multinationale européenne : le directeur « Moyen Orient Afrique » (il n’y a même plus de direction Afrique dans les grandes boîtes occidentales !) proposait de moderniser une unité au Cameroun, unité on ne peut plus rentable et aux perspectives plus que jouissives. Sa proposition d’investissement fut d’entrée tournée au ridicule et le pauvre homme ne pu que s’écraser comme une merde. Ça, c’est la réalité vraie. En face, on a tous ces connards d’intellos de mes deux (puisqu’ils m’injurient, je ne vois pas pourquoi je me priverais de ce type d’expression « crue »), qui lèchent les bottes des blancs (du style « Je suis Africain mais je n’aime pas le manioc ») et geignent inlassablement sur l’ingratitude de leur anciens compatriotes.
(suite en dessous)

Texte - Christian d'Alayer


PS : www.
dalayer.kazeo.com
PS 2 : la suite juste en dessous...