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  • : Le Quotidien du Gri-Gri International, premier satirique africain francophone animé par la rédaction
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9 novembre 2009 1 09 /11 /novembre /2009 21:14
« T’es qu’un gros con ! » « Tu connais pas l’Afrique, restes dans ta France douillette ! » « Ton livre est une merde ! » Qu’est-ce qu’ils ont tous, tous ces intellectuels africains venus chercher fortune en France, à me fustiger ainsi !?

C’est vrai que j’ai « pondu » (j’emploie exprès ce terme qui déplait de fait énormément à Béchir Ben Yahmed, le patron de Jeune Afrique) un bouquin sur l’Afrique qui va à l’encontre des thèses, plus que rapides, des dits intellos sur leurs patries d’origine : grosso modo, pour tous ces gens diplômés, l’Afrique est, d’une part, mal partie et, d’autre part, c’est de l’unique fait de ses dirigeants corrompus et incompétents.

Tandis que je démontre, moi (je dis je « démontre » car je le pense sincèrement), que le chemin du développement passe nécessairement par des voies qui n’ont, d’une part, rien à cirer avec la démocratie, tandis que, d’autre part, les Africains (ceux qui sont restés sur place, intellos comme non intellos) parcourent les dites voies à toute vitesse, malgré les obstacles que les Occidentaux (et la plupart des intellectuels africains émigrés) leurs ont dressés et continuent à leurs dresser : voyez le montant actuel des investissements occidentaux en Afrique, l’un des moteurs essentiels du développement. Ils sont ridicules parce que les médias occidentaux, « chauffés » par nos bons intellos africains émigrés, continuent inlassablement à cracher sur votre continent préféré.

Vous ne me croyez pas ? Voyez donc ce qui s’est passé ces derniers mois en matière de téléphonie mobile au Congo démocratique (l’ex-Zaïre dont je préférais le nom) : Zain, l’un des tout premiers opérateurs en Afrique et racheteur, jadis, de Celtel, voulait céder ses « affaires africaines », rentables certes, mais pas suffisamment aux yeux des financiers modernes, qui exigent du 15% net/an. Comme, au sud du Sahara, on est en pleine concurrence, les prix ont baissé et les rendements sont inférieurs. Les Koweitiens décident donc de vendre… Un opérateur français se porte acquéreur : son cours boursier s’effondre aussitôt ! Il abandonne et un autre opérateur le remplace. Que fait alors le cours des actions du dit opérateur en bourse, je vous le demande ? Le 2ème opérateur français abandonne et Zain cherche actuellement un repreneur asiatique mais, cette fois-ci, pour l’ensemble de ses activités téléphoniques…

Des histoires comme ça, j’en connais des centaines. J’ai même assisté, via un micro caché, à un comité de direction d’une multinationale européenne : le directeur « Moyen Orient Afrique » (il n’y a même plus de direction Afrique dans les grandes boîtes occidentales !) proposait de moderniser une unité au Cameroun, unité on ne peut plus rentable et aux perspectives plus que jouissives. Sa proposition d’investissement fut d’entrée tournée au ridicule et le pauvre homme ne pu que s’écraser comme une merde. Ça, c’est la réalité vraie. En face, on a tous ces connards d’intellos de mes deux (puisqu’ils m’injurient, je ne vois pas pourquoi je me priverais de ce type d’expression « crue »), qui lèchent les bottes des blancs (du style « Je suis Africain mais je n’aime pas le manioc ») et geignent inlassablement sur l’ingratitude de leur anciens compatriotes.
(suite en dessous)

Texte - Christian d'Alayer


PS : www.
dalayer.kazeo.com
PS 2 : la suite juste en dessous...

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Published by Gri-Gri International - dans Con de blanc
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commentaires

Yanick Toutain 26/01/2015 17:34

Je viens de lire "Tandis que je démontre, moi (je dis je « démontre » car je le pense sincèrement), que le chemin du développement passe nécessairement par des voies qui n’ont, d’une part, rien à cirer avec la démocratie,"
@Christian D'Alayer (qui n'êtes pas plus "blanc" que les Africains ne sont "noirs"...
Je n'ai rien lu depuis 2003 de vos prises de position concernant l'abandon du vote et de la mise en place de CDR de base...
Que pensez-vous de l'instauration de l'humanocratie et des délégués révocables. Par groupes de 25 se groupant autour d'un délégué de base ?
+++++++++++++
JEUDI 4 DÉCEMBRE 2014
http://revolisationactu.blogspot.fr/2014/12/il-ny-pas-deux-burkina-faso-il-ny-quun.html
"Il n'y a pas deux Burkina Faso. Il n'y a qu'un seul Burkina Faso : le Burkina Faso des CDR. Il commence avec les CDR et finit avec les CDR" Thomas Sankara 1986

Présentation 2014
par Yanick Toutain
RevActu
4/12/14


"Tout ce que nous avons réalisé au Burkina Faso, sous la révolution, nous l'avons réalisé grâce aux CDR en premier lieu."
Thomas Sankara 4 avril 1986

"... beaucoup étaient venus pour fêter la disparition de ces fameux CDR.
Pourquoi les CDR ? Historiquement, vous savez que rien n'est plus faux que de dire que les CDR ont été créés au lendemain du 4 août 1983.
Les CDR ont été créés avec les premiers coups de feu qui ont été tirés ici.
Les CDR ont été créés le 4 août 1983, précisément.
[Applaudissements] Les CDR sont nés dialectiquement en même temps que la révolution au Burkina Faso.
[Applaudissement] Parce que, à l'instant même où nous avons prononcé le mot révolution dans ce pays, la nécessité de la défendre s'est fait sentir et celui qui parle de révolution sans prendre les dispositions pour protéger cette révolution commet une grave erreur et méconnaît les capacités de lutte, les capacités de destruction de la réaction.
Pour notre part, nous avons invité le peuple dans la nuit du 4 août, à se constituer partout en Comités de défense de la révolution parce que nous ne nous faisions pas d'illusion : la révolution allait être attaquée.
Elle l'a été, elle l'est et elle le sera.
Donc, les Comités de défense de la révolution l'ont été, le sont et le seront.
[Applaudissement] Rien de ce qui a été fait de positif sous la révolution n'a pu être réalisé sans les CDR.
Nous savons que nous CDR, nous ne sommes pas parfaits.
Nous le savons, mais nous continuons de rechercher dans ce monde les exemples de perfection.
Nous CDR, avons eu à exercer le pouvoir populaire.
Sur le plan politique, sur le plan économique, sur le plan militaire, sur tous les plans de la vie nationale, à tous les niveaux de la vie des Burkinabè, nous, CDR, sommes impliqués directement.
Il est donc important que nous comprenions que la marche correcte des CDR a une conséquence bénéfique et heureuse pour chacun de nous.
Se détourner des CDR, c'est se faire à soi-même du tort ; à moins que l'on ne soit en mesure de quitter le Burkina Faso.
Nous avons besoin des CDR et nous aurons toujours besoin des CDR quelle que soit la forme qu'un jour ils pourraient prendre.

"Nous ne pouvons pas accepter de mettre les CDR de côté.
Il n'y a pas deux Burkina Faso.
Il n'y a qu'un seul Burkina Faso : le Burkina Faso des CDR.
Il commence avec les CDR et finit avec les CDR.
[Applaudissements] C'est pourquoi, il faut que là où il n'y a pas encore des CDR qu'ils soient rapidement constitués.
Partout où se trouvent des Burkinabè, le premier réflexe doit être pour eux de constituer un Comité de défense de la révolution parce qu'ils sont et existent grâce à la révolution.
Et s'ils ne le font pas, ils vont à l'encontre de la révolution et il n'y a pas de raison qu'ils bénéficient des bienfaits de la révolution."

Orion 03/09/2012 16:39

... rectification de mon commentaire précédent: C'est bien Béchir Ben YAHMED et non Bachir BEN YAHYA.

Orion 03/09/2012 16:30

Je viens de découvrir ce texte en 2012 (avec un peu de retard). J'ai découvert votre nom par hasard, en cherchant des critiques sur "Jeune Afrique". Ce qui est étonnant est que la recherche de
critiques sur "Jeune Afrique" renvoie systématiquement à l'intérieur de "Jeune Afrique", sauf dans votre cas.
Je tiens à dire que je suis d'accord avec vous, sur le fond et sur la forme.
Pour ma part, c'est le contenu des articles de "Jeune Afrique" qui ne me plaît pas, orienté à l'inverse de ce que je pense.
Concernant les intellectuels africains émigrés, je trouve que vous commettez une erreur en généralisant. Je suis un marocain résidant en France, je suis d'accord avec vous, et j'ai l'impression que
vous visez des gens comme moi dans votre texte, en "nous" confondant avec les abrutis avec lesquels nous ferraillons fréquemment.
Croyez-moi, les intellectuels africains émigrés n'ont pas tous la mentalité d'Ecole de Commerce de Bachir BEN YAHYA, sont beaucoup plus à gauche que leurs compatriotes conformistes-occidentalistes
et ne parlent pas car ils sont conscients de la censure et de la bêtise des sociétés et gouvernants actuels (des deux côtés de la Méditerranée et au-delà).

d'Alayer 15/02/2010 12:27


Merci, cher lecteur. Savez-vous que votre commentaire est à l'origine d'un formidable débat sur Facebook : voyez les pages de Georges Minyem sur ce point. Sincèrement, Christian d'Alayer


berrejl 09/02/2010 12:12


Bonjour Monsieur D'Alayer.
Je viens de découvrir que vous avez écrit un livre avec une vision "différente" de la "pensée unique" qui prévaut sur l'Afrique. De nombreux africains et afro-sympathisants sont probablement dans
ma situation.
Vous avez bien fait de sortir des sentiers battus.
A propos de vos incompréhensions avec les intellos africains, rappelons leur que l'art est difficile mais la crtique est aisée. Ces soi-disant intellos, n'aiment pas la contradiction tellement ils
ont été "bien formatés". Ils n'ont pas l'esprit critique, mais l'esprit de critique. Ils aiment parler mais ne produisent rien pour leur terre d'origine, ni intellectuellement, ni matériellement.
Les ouvriers africains qui triment en France soutiennent plus leurs familles restées au pays que ces intellos dont vous parlez. leur première préoccupation est de jouir de leur belle voiture, leur
petit appartement, leur petite famille nucléaire, etc.
Si les intellos africains vous fustigent, j'aimerais vous dire de ne pas vous occuper d'eux. Le chien aboie la caravanne passe. L'important c'est la conviction que vous avez dans ce que vous voulez
démontrer. Au fur et à mesure votre travail sera connu, compris et le public en jugera. Krishna Murty disait que : "ce n'est pas signe de bonne santé mentale que d'être bien adapté à un monde
malade".


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