Partager l'article ! Christian d’Alayer : « J’en ai plus que marre des intello africains émigrés ! » Part 1: « T’es qu’un gros con ! » «  ...
C’est vrai que j’ai « pondu » (j’emploie exprès ce terme qui déplait de fait énormément à Béchir Ben Yahmed, le patron de Jeune Afrique) un bouquin sur l’Afrique qui va à l’encontre des thèses, plus que rapides, des dits intellos sur leurs patries d’origine : grosso modo, pour tous ces gens diplômés, l’Afrique est, d’une part, mal partie et, d’autre part, c’est de l’unique fait de ses dirigeants corrompus et incompétents.
Tandis que je démontre, moi (je dis je « démontre » car je le pense sincèrement), que le chemin du développement passe nécessairement par des voies qui n’ont, d’une part, rien à cirer avec la démocratie, tandis que, d’autre part, les Africains (ceux qui sont restés sur place, intellos comme non intellos) parcourent les dites voies à toute vitesse, malgré les obstacles que les Occidentaux (et la plupart des intellectuels africains émigrés) leurs ont dressés et continuent à leurs dresser : voyez le montant actuel des investissements occidentaux en Afrique, l’un des moteurs essentiels du développement. Ils sont ridicules parce que les médias occidentaux, « chauffés » par nos bons intellos africains émigrés, continuent inlassablement à cracher sur votre continent préféré.
Vous ne me croyez pas ? Voyez donc ce qui s’est passé ces derniers mois en matière de téléphonie mobile au Congo démocratique (l’ex-Zaïre dont je préférais le nom) : Zain, l’un des tout premiers opérateurs en Afrique et racheteur, jadis, de Celtel, voulait céder ses « affaires africaines », rentables certes, mais pas suffisamment aux yeux des financiers modernes, qui exigent du 15% net/an. Comme, au sud du Sahara, on est en pleine concurrence, les prix ont baissé et les rendements sont inférieurs. Les Koweitiens décident donc de vendre… Un opérateur français se porte acquéreur : son cours boursier s’effondre aussitôt ! Il abandonne et un autre opérateur le remplace. Que fait alors le cours des actions du dit opérateur en bourse, je vous le demande ? Le 2ème opérateur français abandonne et Zain cherche actuellement un repreneur asiatique mais, cette fois-ci, pour l’ensemble de ses activités téléphoniques…
Des histoires comme ça, j’en connais des centaines. J’ai même assisté, via un micro caché, à un comité de direction d’une multinationale européenne : le directeur « Moyen Orient Afrique » (il n’y a même plus de direction Afrique dans les grandes boîtes occidentales !) proposait de moderniser une unité au Cameroun, unité on ne peut plus rentable et aux perspectives plus que jouissives. Sa proposition d’investissement fut d’entrée tournée au ridicule et le pauvre homme ne pu que s’écraser comme une merde. Ça, c’est la réalité vraie. En face, on a tous ces connards d’intellos de mes deux (puisqu’ils m’injurient, je ne vois pas pourquoi je me priverais de ce type d’expression « crue »), qui lèchent les bottes des blancs (du style « Je suis Africain mais je n’aime pas le manioc ») et geignent inlassablement sur l’ingratitude de leur anciens compatriotes.
Je viens de découvrir que vous avez écrit un livre avec une vision "différente" de la "pensée unique" qui prévaut sur l'Afrique. De nombreux africains et afro-sympathisants sont probablement dans ma situation.
Vous avez bien fait de sortir des sentiers battus.
A propos de vos incompréhensions avec les intellos africains, rappelons leur que l'art est difficile mais la crtique est aisée. Ces soi-disant intellos, n'aiment pas la contradiction tellement ils ont été "bien formatés". Ils n'ont pas l'esprit critique, mais l'esprit de critique. Ils aiment parler mais ne produisent rien pour leur terre d'origine, ni intellectuellement, ni matériellement. Les ouvriers africains qui triment en France soutiennent plus leurs familles restées au pays que ces intellos dont vous parlez. leur première préoccupation est de jouir de leur belle voiture, leur petit appartement, leur petite famille nucléaire, etc.
Si les intellos africains vous fustigent, j'aimerais vous dire de ne pas vous occuper d'eux. Le chien aboie la caravanne passe. L'important c'est la conviction que vous avez dans ce que vous voulez démontrer. Au fur et à mesure votre travail sera connu, compris et le public en jugera. Krishna Murty disait que : "ce n'est pas signe de bonne santé mentale que d'être bien adapté à un monde malade".