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20 juillet 2011 3 20 /07 /juillet /2011 08:02

Ali Bongo Ezzat www.legrigriinternational.com 

Rendu célèbre par ses prêches enflammés et son talent d’orateur hors pair, le militant des droits de l'homme africain-américain, Malcolm Little avait, en son temps, choisi d’abandonner son patronyme pour s’appeler « X ». Cela lui semblait plus approprié, car le « X » représentait à la fois la marque appliquée sur le bras de certains esclaves et l'inconnue mathématique, laquelle symbolisait ses origines inconnues. Comme lui, de nombreux Noirs américains ont remplacé leurs noms de descendants d’esclaves par « X ». Cette rapide incursion dans l’histoire a pour but d’interpeller l’imposteur qui est à la tête du Gabon depuis bientôt deux ans. Sur lui, sur ses origines ou encore sur son cursus scolaire, personne ne sait rien. Sa biographie officielle, malgré les efforts d’imagination et les circonlocutions sémantiques de ses griots, est d’une vacuité affligeante. Ali Bongo reste une énigme.
La première chose qui intrigue chez cet homme est son phénotype : de dos, de face ou de profil, il n’a rien d’Omar Bongo, dit le Mollah Omar, dont il prétend pourtant être le fils. Jusqu’à la démarche, la dissemblance entre les deux est frappante. Dans son acharnement à convaincre qu’il est vraiment issu des œuvres de l’ancien président, Ali, dit le Mollah'Son, fait pitié lorsque l’on regarde ses « frères » Christian, Alfred, Arthur ou Omar Denis. Quand on les croise, on sait d’emblée de qui « le résident du Bord de mer » n’est pas le rejeton.
Ce qui ne simplifie rien dans la recherche d’informations sur les origines d’Ali, c’est que même au niveau de son parcours scolaire, rien n’est clair. Pas d’anciens camarades de classe connus, pas d’anciens copains de lycée ou de fac. Rien ! Le seul témoignage crédible signale juste sa présence, au début des années 1970, dans un collège protestant des Cévennes, précisément à Alès. Là-bas, il était placé, avec d’autres jeunes Gabonais de la haute société, sous la responsabilité de mademoiselle Perret, alias « tante Odette ». Le contact avec cette ancienne religieuse – qui a servi dans les lacs du côté de Lambaréné – avait été facilité par les relations particulières que celle-ci entretenait avec Georges Rawiri. Le jeune Alain Bongo – qui passait le plus clair de son temps affalé devant la télé –  ne mit que quelques mois avant de se faire congédier.
On ne le reverra qu’en 1987 lorsqu’il intègre le cabinet présidentiel d’Omar Bongo. Entre-temps, dans le civil, il s’est essayé à la musique, sous la férule de Jimmy Ondo. Sans succès. Le talent, c’est bien connu, ne s’achète pas. Pas plus, d’ailleurs, que l’amour des femmes, puisque sa première fiancée officielle, Christiane D., n’avait pas hésité à le plaquer. Un échec entraînant un autre, l’amoureux éconduit, dans sa tentative de suicide, ne réussira même pas à se donner la mort. Heureusement, si l’on peut dire, car sa maman avait tout simplement menacé « d’exterminer toute la famille » de Ma Philo Batassouaga, la mère de Christiane, si son bébé passait de vie à trépas.
Ainsi qu’on peut le voir, Ali Bongo est un inconnu pour les Gabonais. Officiellement né à Brazzaville, en 1959, il n’a jamais produit le moindre document pour l’attester. La calamiteuse affaire de son vrai-faux acte de naissance est révélatrice de la situation de confusion et de flou dans laquelle la famille Bongo veut tenir les Gabonais. En quelle année Alain Bongo est-il arrivé au Gabon ? Dans quelles écoles (maternelle et/ou primaire) a-t-il appris ? Qui sont ses amis d’enfance ? Petite anecdote : la semaine dernière, une ancienne domestique de la famille nous a rapporté que dans toutes les résidences des Bongo où elle a servi, aussi bien à Libreville  qu’à Franceville, les seules photos d’Ali Bongo enfant qu’elle a pu voir ne montrent qu’un gamin de 8/10 ans. Bizarre !
Autre fait troublant, celui qui se dit président du Gabon ne parle aucune langue gabonaise. Imaginez, bonnes gens, qu’un président français ne parle ni le français, ni le basque, ni le corse, ni le breton…. Alors, monsieur Ali Bongo, qui êtes-vous réellement ? En attendant l’hypothétique réponse à cette question fondamentale, nous prenons, ce jour, la décision de vous appeler Ali « X ». Et nous demandons à tous les Gabonais qui aiment leur pays d’en faire autant.

Texte - J.O.    Dessin - Ezzat

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Published by Ezzat J.O. www.legrigriinternational.com - dans Gabon 2011
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