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  • : Le Quotidien du Gri-Gri International, premier satirique africain francophone animé par la rédaction
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25 avril 2014 5 25 /04 /avril /2014 20:00

Blog-Hugeux-cap-copie-1.jpg 

Correction infligée à un post de Vincent Hugeux qui l'a bien mérité.

 

On y a cru. Triviale phrase d'introduction. À quoi sert ce pronom indéfini sur un blog personnel ?

On a vraiment voulu croire que l’alternance politique survenue au printemps 2011 en Côte d’Ivoire, si chaotique fut-elle, sortirait de l’ornière l’enquête sur l’enlèvement -et selon toute vraisemblance l’assassinat- de Guy-André Kieffer. Décidément, Ô journaliste à tête d'acteur porno des années 80, pourquoi uses-tu de ce "on" ? Aurais-tu peur de bientôt te retrouver seul à croire à toutes les balivernes que tu charries comme tu respires ?

"Alternance politique", écris-tu... es-tu au courant que même Gérard Longuet a publiquement admis que l'armée française était militairement intervenu ("500 hommes")... donc, ton alternance politique, c'est quoi ? Tu la qualifies de "chaotique"... les Ivoiriens tués par les incapables rebelles soutenus par l'armée et les médias gaulois goûteront certainement ce délicat adjectif, pas du tout incongru relativement à une crise politique et militaire (avec embargo sur les médicaments, sur lequel, vieux crapaud, tu continues de faire silence) à l'issue de laquelle seront déplorés plus de 3 000 morts. 

Excès de candeur ? Sans doute. Pardon, Petrol Han man, mais la candeur, venant de toi... avec tes vieux jeux de mots laids de vieux beau, tes "bons mots" de mauvais journaliste - car tu es, d'abord, un excessivement mauvais journaliste, qui ne doit sa place qu'au structurel et structurant racisme de la presse française.

Car dix ans jour pour jour après la disparition du journaliste franco-canadien, le mystère reste entier et l’apathie judiciaire intacte. Et tu n'auras mis que trois ans à t'en apercevoir...?! Quel scrupuleux et attentif observateur de la vie politique ouest-africaine tu fais ! Quel limier ! Cette aussi fumeuse que fameuse affaire Kieffer, avec laquelle, comme tous tes cons-frères, tu t'es tant amusé, faisant comme si, toi aussi, tu savais, mais ne pouvais pas dire, comme si, toi aussi, l'affreux vilain méchant génocidaire Gbagbo t'empêchait de l'évoquer.

« Pas le moindre frémissement », déplore son frère Bernard, qui vient d’achever la rédaction d’un ouvrage consacré à ce « crime d’Etat. » Bravo : tu ne sais, comme tout le monde, rien ou à peu près, en tout cas tu ne peux rien prouver, mais tu te permets, Ô prof de journalisme qui enseignes et pratiques si peu, de voir dans cet "enlèvement" un "crime d'État". C'est bien, comme formule, cossue : "crime d'État. Solennelle. Importante. Exactement ce que le pitre pitoyable aigrisonnant que tu es voudrais paraître. J'ai bien compris : tes guillemets te dédouanent, c'est pas toi, c'est le frère Kieffer qui l'a dit. Tu ajoutes donc la lâcheté à la somme de tes pluriels travers (de porc).

Un peu comme si, singulier paradoxe, le nouveau pouvoir du pays des Eléphants avait autant à redouter les effets de la vérité que le régime déchu. Quelle merveille. Un "singulier" paradoxe. Là où moi je vois un salaud (au sens sartrien) qui feint de découvrir ce que tout le monde redoute, et qu'il ne peut ignorer. La presse ivoirienne et africaine s'est assez épanchée sur cette affaire ces trois dernières années pour que l'on pût attendre de toi plutôt et plus tôt l'énoncé de ce paradoxe peu coûteux (ne dois-tu pas à tes lecteurs la vérité au moment où tu l'apprends)... tu ne peux pas plus prouver aujourd'hui qu'hier, mais hier tu affirmais, aujourd'hui, du bout des lèvres, tu concèdes un "singulier paradoxe". En matière de reptation et d'anguillerie, tu te poses là ! Hier, de l'absence d'éléments, tu déduisais, balayais et dissipais . Aujourd'hui, tu minaudes comme une jeune fille au moment d'enlever sa culotte.

Flash-back. 16 avril 2004. « GAK », qui s’échine à décrypter les malversations au sein de la filière café-cacao, pénètre dans le parking d’un centre commercial d’Abidjan, où il a rendez-vous avec Michel Legré, le beau-frère de la Première Dame de l’époque Simone Gbagbo. Waou ! Quel polardeux tu fais ! Ce sens de la mise en scène ! Comment tu nous mets dans l'ambiance direct ! "GAK" qui pénètre dans le parking d'un centre commercial. On s'y croirait ! On croirait que tu y étais !

T'aurait-ce vraiment coûté en nombre de signes que de rappeler que "GAK" n'était plus vraiment journaliste, mais directement impliqué dans la filière café-cacao au moment de sa disparition ? Pourtant, ça, pour tes lecteurs, c'est une information...

Depuis, plus rien. Je te le fais pas dire ! Me demande même pourquoi t'as pas ouvert ton post là-dessus.

De lourds soupçons certes, des rumeurs et des fausses pistes à foison. Euh, Vincent, tu veux qu'on te mette le nez dans ton caca, comme on fait avec les chiots pour leur apprendre à être propre ? "De lourds soupçons", "des rumeurs" et "des fausses piste"...exactement ta matière première depuis dix ans ! Elle est plus bonne à bouffer et à faire bouffer, c'est ça ?

Mais ni aveux, ni cadavre. Et toujours pas une fois le nom "Ouattara"... ne serait-ce que pour situer ? Même journalistiquement, tu deviens très très limite. Aux confins du révisionnisme.

 

Ramael Kieffer www.legrigriinternational.com


Ce en dépit du travail acharné conduit en milieu hostile par le juge d’instruction Patrick Ramaël, contraint de « décrocher » le 1er septembre 2013, à l’expiration de son mandat décennal ; et malgré les démarches répétées de la famille de Guy-André, tel ce énième courrier, adressé à François Hollande en janvier. Là, je t'admire : faire glisser, l'air de rien, les trois années de pouvoir de Ouattara en profits et pertes, les inclure de fait dans le règne Gbagbo : chapeau bas. 

 « D’autant plus agaçant, soupire Bernard Kieffer, que les autorités ivoiriennes ont sous la main la plupart des protagonistes ». Je t'adore quand tu fais ta petite chatte : "les autorités ivoiriennes". C'est si dur à prononcer : le clan Ouattara ? C'était bien le terme que tu employais pour désigner le précédent président, élu lui sans l'armée française, "clan"...

"La  plupart des protagonistes", mais ni le cadavre, ni la vraie dernière épouse ghanéenne de Kieffer (dis à Osange, que toi-même tu n'oses plus évoquer, qu'à part les attardés malhonnêtes de Reporters sans frontière plus personne ne croit à ces sornettes intéressées.) 

J'y songe... Gbagbo n'étant pas sous la main des ivoiriennes, doit-on en conclure qu'il ne fait pas partie des protagonistes ?

 A commencer par l’ex-First Lady, en résidence surveillée à Odienné (Nord), ou celui qui fut le caïd de sa sécurité rapprochée Anselme Seka Yapo, dit « Seka Seka », détenu au secret. C'est bien, t'es fort en synonymes : first lady pour Simone. Tu aurais pu cependant, par respect pour ton lectorat (ces gens, les innocents, qui te croient journaliste) préciser que Simone Gbagbo est réclamée par la CPI (en plus ça aurait mis un peu de mastic à ta version de son rôle, rien que le terme cour pénale internationale)...et que Ouattara ne veut pas la livrer ! Que la justice ivoirienne se prétend incapable de juger Gbagbo et Blé Goudé, mais tout à fait en mesure de le faire pour Simone. Je sais, ce n'est pas flatteur pour ce régime que tu as appelé de tes voeux et de tes articles, mais ce n'était pas un élément complètement inapproprié ici. On pourrait, par exemple, penser que si Ouattara garde Simone Gbagbo, c'est justement pour pouvoir établir ses responsabilités dans l'affaire Kieffer... mais non, suis-je bête, vlà dix lignes que tu t'acharnes à faire oublier que Ouattara finit par devenir suspect dans cette affaire à force de ne vouloir pas la résoudre.

Ajoutons qu'on sait maintenant grâce à toi que la démocratie a le droit de détenir un individu au secret. Ça ne semble ni t'offusquer moralement, ni digne à tes yeux d'être explicité. Ça signifie quoi "être au secret" ? (À moins que, là encore, tu gardes pour toi ton sentiment réel sur la "démocratie" ivoirienne sous Ouattara, dont tu vas enfin citer le nom).

Au fond, tout se passe comme si Alassane Ouattara et les siens voyaient dans le cas Kieffer une entrave au processus de « réconciliation nationale », d’ailleurs en souffrance. Celle-là, c'est ta plus belle. Ta plus belle saloperie : ce serait pour ne pas entraver la réconciliation nationale que le magnat-gnime ADO, dit l'attardé, ne favoriserait pas l'enquête. Quelle belle idée tu te fais de la séparation des pouvoirs... in fine, comme disent les cuistres de ton espèce, les pro-Gbagbo seraient bel et bien les coupables, qu'on ne voudrait pas courroucer, les pauvrets, en vue d'enfin réussir cette satanée réconciliation nationale. (Qui serait donc au point mort et par leur faute... GAK involontaire responsable de la non-réconciliation en Côte d'Ivoire ?).

À moins que tu n'induises ici la possibilité d'une culpabilité ouattariste ? Connaissant ta légendaire servilité et ta proverbiale absence d'autonomie intellectuelle, permets-moi d'en douter. 

Ou un obstacle parmi d’autres au retour sur l’échiquier électoral du Front populaire ivoirien (FPI), parti à la dévotion de Laurent Gbagbo. Bienheureux celui qui nous fournira un document émanant du FPI faisant de la non-résolution de l'affaire Kieffer un préalable politique. Sinon, c'est mieux encore qu'un procès d'intention.

"Parti à la dévotion de Laurent Gbagbo"... t'as oublié de traiter les partisans de Laurent Gbagbo et du Front populaire ivoirien, à qui la Côte d'Ivoire doit le multipartisme (quand même !), d'illuminés, d'ivoiritaires, de mystiques... tu aurais pu, à l'instar de ta consoeur Maria "Malaria" Malagardis ajouter pour faire bonne mesure les mèches de Simone nouées grâce aux boyaux d'enfants béninois sacrifiés, ça manque un peu. Pour une fois, tu as été court en adjectifs désuets et savoureux, en adverbes ironiques et formules enflées.

 

cacao

 

D’ores et déjà, chacun sait que jamais « Simone » ne sera pas livrée à la Cour pénale international de La Haye. « Elle y aurait pourtant au moins autant sa place que son époux Laurent, avance un magistrat familier du dossier. Une certitude : s’agissant de Kieffer, la thèse de la bavure d’un subalterne ne tient pas. L’ordre venait de très haut. » "Chacun sait", belle expression d'enfumeur dépourvu d'arguments et de preuves. Sachant que "tout le monde" est un con, que penser de ce "chacun" ? 

Bon point, tu soulèves le fait que Simone Gbagbo ne soit étonnamment pas envoyée à La Haye : pourtant avec toutes les nattes qu'elle avait - tu sais, toutes celles que les hommes de Ouattara et Soro lui ont arrachées à l'Hôtel du Golf, sans que ça ne t'arrache à toi la moindre phrase -, elle a du en sacrifier des enfants béninois !

Simone est pas à La Haye, mais elle DEVRAIT ! Foi d'Hugeux ! À l'appui, comme si cela prouvait quoi que ce fut, la citation invérifiable du tocard anonyme... "le magistrat familier du dossier" ! Je dis tocard, comme j'aurais pu dire ENCULÉ, FILS DE PUTE, ESCROC, COCAÏNOMANE ou VIOLEUR D'ENFANTS... un témoin sans nom, même avec une situation sociale prétendue, c'est rien, Vincent, tu le sais bien. Personne. Toi qui comme tes frères en journalisme français a recours à l'honteux procédé à longueur d'articles. Il vaut pas tripette, ton magistrat inconnu, l'âne Onime. Merde, Vincent, respecte un peu tes lecteurs ! Les crois-tu aussi attardés qu'ADO et si peu que cela au fait des moeurs et pratiques journalistiques depuis Balzac ? 

Manque la volonté d’établir les faits et d’en payer le prix. Relis les numéros du Nouveau Courrier, tu verras, on est déjà largement en mesure de démontrer aujourd'hui que le clan Ouattara était bien plus dérangé que Gbagbo par les découvertes de Kieffer sur les bénéfices réalisés par les spéculateurs d'Armajaro grâce à la rébellion de septembre 2004... Kieffer a même écrit, c'est également aujourd'hui établi, un article plutôt fourni sur cette question.

De quel prix parles-tu ? Qui le payerait ? Parce que là, telle que ton post est troussé, ça donne à penser que c'est bien à Ouattara qu'elle manque, cette volonté.

Carence aggravée par le jeu des connivences et des volte-face. Tel juge ivoirien, hier connu pour torpiller les auditions préjudiciables au clan Gbagbo, paradait peu après le triomphe des ouattaristes au volant de sa berline de fonction dernier cri. Quand la justice devient variable d’ajustement d’une équation politique… Qu'est-ce que je te disais sur le "clan" Gbagbo... c'est plus fort que toi.

Chef d'oeuvre de maïeutique à l'usage de débiles profonds : si maintenant l'affaire n'avance plus c'est à cause de cette persistante pratique des magistrats ivoiriens : retourner leur veste. Et comme le pouvoir, ce coup-ci, laisse la justice indépendante, nous vlà à la merci d'un facétieux refondateur recyclé.

Tu me la copieras cent fois ta sentence sur la justice variable d'ajustement. Clichetonner est un pêché. C'est à cause de plumes comme toi que le peuple s'éloigne des médias.

Peut-on ainsi passer par pertes et profits, pour solde de tout (mé)compte, la dépouille d’un gêneur ? Indigné l'Hugeux, hesselien ! Sans oublier la ptite astuce...

Evidemment non. Voilà pourtant exactement ce que tu viens de faire ! 

Pour preuve, le rassemblement programmé ce mercredi à 12H30 place Gambetta, dans le XXe arrondissement de Paris. Ou la campagne d’affichage orchestrée jusqu’au 1er mai à Abidjan par Reporters sans frontières (RSF), avec le concours du Comité de soutien des journalistes ivoiriens. Déjà sous Gbagbo, vous préfériez vous rassembler (et envahir les médias) que nous produire des preuves. Nul doute que Ouattara, lui, y sera sensible. Enfin, je parle des agapes parisiennes. Ce qui se passe à Abidjan, on lui raconte. Il n'y est pas assez souvent, malade comme il est (yako).

Projet imaginé par notre confrère Baudelaire Mieu. « C’est le moins que je puisse faire pour celui qui m’a tout appris dans ce métier, confie-t-il. Ou la preuve qu'il n'y a pas que les footballeurs qui ont en Côte d'Ivoire des prénoms délicieusement surannés.

GAK bossait comme un fou, sans un rond, sourd aux promesses comme aux menaces, uniquement animé par la quête de la vérité. » Le petit "sonore" du pote journaliste africain, devenu émule et donc incontestable.

La vérité ? Elle éclatera tôt ou tard. Dès lors, à quoi bon différer son éclosion ? Hein, ma bonne dame.

 Photo - dr     Texte - Grégory Protche (et V.H.)


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Published by Gri-Gri International Grégory Protche dr - dans Côte d'Ivoire - Élections 2010
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