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16 juillet 2011 6 16 /07 /juillet /2011 18:12

7 jours loin du monde - Jérôme Reijasse - épisode 11

Jérôme Reijasse n'a peut-être même pas 40 ans. Supporter du PSG, donc homme déçu. Écrivain (Parc). Journaliste chez Rock'n Folk. Traducteur pour les rockeurs à la télé. Lyrique. Exalté. Capable de trouver des raisons de vivre valables dans un groupe ou un artiste encore incontrôlé. Proposera chaque lundi désormais ses 7 Jours loin du monde aux lecteurs du Gri-Gri.

Je suis allé voir dimanche le film Case Départ, de et avec Thomas Ngijol et Fabrice Éboué. L'histoire de deux frères, l'un racaille ratée et anti-France total, l'autre intégré et fayot, qui se retrouvent, façon Les Visiteurs, projetés en pleine période esclavagiste, en 1780. Moi, j'adore les comédies populaires genre Un Fauteuil Pour Deux, ces films que les années 80 ont encouragé, avant qu'ils ne disparaissent, sans prévenir. Là, en voyant la bande-annonce, j'avais eu comme un pressentiment. La farce était prometteuse, Ngijol et Éboué étaient peut-être les nouveaux John Landis... La farce implose malheureusement très vite. Toutes les (bonnes) blagues étaient effectivement dans la bande-annonce (bien vu Greg !). Le décalage fonctionne sur quelques scènes, Éboué en Français qui se rêve de souche est convaincant, Ngijol en débile profond toujours à la ramasse parfois divertissant mais sinon, c'est une suite de clichés pas toujours faciles à digérer, une fin bâclée, voire pire (une tradition en France depuis 20 ans), un discours parfois même pénible quand on nous assène que les deux peuples dépositaires de la souffrance universelle sont les Noirs et les Juifs... Pas pu s'empêcher de glisser une morale à deux balles, comme soufflée par SOS Racisme. Comme dans l'horripilant et risible Les 5 Doigts de la Main d'Alexandre Arcady, aperçu dans la nuit de samedi sur Canal, quand un des personnages dit, sans s'étouffer : “Pour avoir des armes, on n'a pas le choix: les voyous ou les barbus...” On n'en sortira jamais... Pauvres Arabes, toujours baisés, quoiqu'il arrive... Et puis, difficile de ne pas se dire, le cul vissé sur ce siège confortable du MK2 Bibliothèque, qu'il manque quelqu'un au casting... Quelqu'un de légitime, un bon acteur qui plus est, quelqu'un de drôle, ce qui, dans une comédie, est rarement un handicap : Dieudonné. Que Ngijol et Éboué n'y aient pas pensé, ça me sidère. Bon, là, je joue les couillons. Ils y ont bien sûr pensé. Évidence. On a dû les décourager... Pauvre pays, à l'auto-censure débilitante. En sortant de la salle, une brocante squatte le parvis. Je tombe sur une photo couleur de Si Versailles M'Était Conté. Où Sacha joue les Louis XIV sans se forcer. Deux euros. Je prends. Une autre photo, tirée elle de Désiré et dévoilant un Sacha guilleret et une Arletty coquine, coûte 60 euros. Je la regarde de longues minutes avant de passer mon chemin.
Mercredi, je vais visiter pour la première fois les locaux de Tricatel, dans le dix-huitième. Burgalat et les siens y organisent un pot-vente. On peut acheter, à bas prix, l'intégralité du catalogue Tricatel, aussi, et surtout, discuter de tout et de rien avec des gens hautement fréquentables. L'humour y est de qualité. Je respire. Je profite. Greg, qui est venu avec la petite caméra du Gri-Gri (voir bonus ci-dessous), aussi. Burgalat reçoit ses invités avec un magnifique gilet FNAC, son sourire narquois bien vissé à la face.
La soirée se termine autour d'un succulent poulet aux olives dans le onzième. La nuit est chaude, pas sauvage. Parfaite.
Vendredi, je me rends au musée Rodin avec Caro et Karim. Je me dis que La Porte de l'Enfer serait juste à sa place dans mon salon si j'habitais place des Vosges, avec des plafonds de 4 mètres... Les touristes sont légion, ils font la queue à la boutique de souvenirs (où l'on peut acheter une mini marionnette du sculpteur !!!) comme à la buvette où les tarifs sont une insulte assumée. Karim boude quand il constate qu'il n'y a pas de canettes, simplement des bouteilles. On regarde, on admire, on se casse sans demander notre reste.
Jeudi, une blague d'Arthur me fait rire, comme quoi... Que dit un rappeur entrant dans une fromagerie ? “Faîtes du brie !!!”. Pas mieux...
Mardi, dans ma boîte aux lettres, un courrier du PSG pour que je m'abonne l'année prochaine.
Plutôt crever.

Texte & Photo - Jérôme Reijasse 

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Published by Jérôme Reijasse Grégory Protche www.legrigriinternational.com - dans Jérôme Reijasse 7 jours loin du monde
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