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  • : Le Quotidien du Gri-Gri International, premier satirique africain francophone animé par la rédaction
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  • : Né au Gabon en 2001, le Gri-Gri International, sur papier, sur le web ou en livres, a pour fonction d'empêcher de dormir les rois nègres, les ministres excessivement coopérants, les experts véreux, les vedettes en bois, les journalistes stipendiés, les marabouts escrocs...
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12 octobre 2009 1 12 /10 /octobre /2009 20:10


Automne 2005. « Les Amis du Gri-Gri », via l’association du même nom, dirigent de fait notre journal. Son propriétaire étant occupé à regagner sa place au Gabon, il le leur avait en quelque sorte prêté. Ils l’avaient confraternellement et loyalement accueilli à Paris. Et même aidé à relancer le titre depuis la France. Michel Ongoundou Loundah conservant néanmoins à sa charge la pire de toute : directeur de la publication (celui qui va au tribunal). Et le droit, de temps en temps, de placer un papier ou une info. 
Qui étaient « les Amis du Gri-Gri » ? Quelques people du journalisme de gauche à la française, Nicolas Beau, Florence Aubenas, Richard Labévière, Christophe Ayad… et, en qualité de sympathisants, leurs élèves (entre autres, Xavier Monnier, Guillaume Barou, qui fonderont Bakchich, avec Nicolas Beau en coach-marionnettiste). Quelques abonnés historiques du journal, comme Olympe Bhêly-Quenum. Des avocats en vue (William Bourdon, actuellement à la tête du combat contre les Biens mal acquis). Des banquiers tunisiens, ramenés, semblait-il, par Nicolas Beau, qui en fréquentait (de même que d’énigmatiques « Marocains », mais ça, nous ne l’apprendrions que plus tard). Des quidam(e)s. Et même des lecteurs ! Qui en plus de s’abonner (et parfois d’abonner des copains) s’associaient et y allaient de 100 euros.
Les journalistes africains avaient presque tous disparu de la rédaction. Le dernier, Gnim Atakpama, venait de se faire tout bonnement censurer par Beau ; qui officiait activement (traduction : hystériquement) à la rédaction en chef, via Laurent Léger, son homme lige (Xavier Monnier étant son élève garçon préféré et Anna Borrel son élève fille préférée). Le papier de Gnim, rugueuse plume du panafricanisme satirique, renvoyait dos à dos les méchants blancs qui voulaient faire passer une loi sur les bienfaits de la colonisation en France et les gentils blancs à qui ça ne plaisait pas. Il avait name-droppé et éclaboussé partout. Beau avait eu peur des réactions (le courage le caractérise peu). Pour un journal satirique africain, ça ressemblait à un coup de grâce.
Chacun dans l’équipe avait compris, l’objectif était : s’emparer du titre. Pour ne pas avoir besoin d’en lancer un. (Les résultats de Bakchich, quand on songe à ce que son installation coûte officiellement, achevant de valider le raisonnement…).
Amener Michel à (leur) lâcher le sien. Soit par le succès (au début). Soit par l’échec (qui se dessinait). 
Une stratégie éditoriale suicidaire et incompréhensible, y compris pour l’équipe (un papier, sans intérêt, sur la SNCF en Une !!!). Des informations invérifiables pour nous sur le Maghreb (je baisse encore les yeux quand je rencontre Mohamed Souhaili). Des pratiques indignes : la sortie du livre de Beau sur BHL en Une ; celui d'un de ses copains, sur Villepin, en Une aussi. Un autre de Tuquoi - nous indiquant par mail comment le présenter... L’inefficacité du tout info, prôné par Beau ; contre la satire, le point de vue, les interviews et l’insolence, consubstantiels à l’histoire du journal. Plus, quand les « Marocains » réapparaissaient dans les conversations, de débiles dossiers sur « l’Algérie » étaient imposés en conférences de rédaction.
(Conférences arrosées de bouteilles offertes par Alfred Sirven (si, si). Je me demande même si je n’en ai pas bu, s’il n’en restait pas encore quand Beau m’a embauché…) Car c’est lui qui m’a embauché.
Leur réseau - Tuquoi, Toscer, Cabu, Wozzniak, Pagès, Montaldo, Basri… j’en passe et des pires -  avait beau citer le nom du Gri-Gri à longueur d’articles, le nombre d'amis grossissait, pas les ventes… Avec les salaires accordés à chacun (dont moi) et moins de 2000 exemplaires vendus chaque quinzaine à 2 euros, c’était (déjà) à peu près cuit… Les apports financiers avaient fondu. On en arrivait au bout. D’où son idée de m’envoyer interviewer Dieudonné… en espérant un scandale à même de faire exploser une fois, rien qu’une fois, les ventes. Raviver la flamme de toutes les troupes, les payées et les payeuses.

Grégory Protche


PS : tout ceci n'empêchera même pas Xavier Monnier d'appeler Michel Ongoundou Loundah, lors des élections présidentielles gabonaises... Innocence ou souci de l'exactitude. Celui qui tant manqua au (condamné par les tribunaux) confrère de Xavier Monnier, Vincent Hugeux, de l'Express... un autre honnête homme.
PS 2 : j'y songe... n'est-ce pas Christophe Barbier, dit Barbier le Servile, qui dirige l'Express ?

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commentaires

PROFANE 26/08/2009 13:21

Dommage pour backchich info, nous leur avons servi une foule d information sur les réels problèmes des antilles martinique guadeloupe et le rôle dramatique joué par les reseaux locaux maçonniques 69 loges...qui pourrissent la république et se servent a tour de bras dans le gros pognon envoyé ici....ca n apas eu le loisir de les interesser.

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