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  • : Le Quotidien du Gri-Gri International, premier satirique africain francophone animé par la rédaction
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4 août 2009 2 04 /08 /août /2009 10:00
A cette époque, dans les Seventies, la mode était aux double live à succès (Deep Purple Made in Japan, Kiss Alive!, Peter Frampton Comes Alive,Ted Nugent Double Live Gonzo etc...) Par ailleurs, les avis étaient alors unanimes sur Thin Lizzy, bien que très bons, ses albums studio ne donnaient qu'une faible idée de la puissance du groupe par rapport à ses prestations sur scène. Le moment était alors bel et bien venu (1978) de donner au public ce qu'il demandait, à savoir un beau témoignage sur microsillon, un souvenir tangible des grands moments vécus grâce la bande à Phil Lynott.
Aidés par Tony Visconti, Phil Lynott et ses acolytes (alcooliques ???) retravaillent donc des bandes live (dont celles d'un show radio donné aux Etats-Unis pour l'émission King Biscuit Flour Hour) et y empilent les overdubs sur la basse, les guitares et les voix, seule la batterie et les interventions des spectateurs restant inchangées. Très perfectionniste, Phil Lynott ne veut pas escroquer l'acheteur mais lui offrir le meilleur disque qu'il est alors en mesure de faire.
Alors, vrai Live ? faux Live ? Qu'importe, le résultat valait bien une petite « tricherie », de toute façon tous les grands albums live ou presque ont tous été retouchés avant leur sortie.
Tout au long de cet album, les deux fous furieux Gorham et Robertson n'arrêtent pas de nous délivrer des duels de guitares, mais c'est bien Phil Lynott la star absolue sur tout le disque, avec sa voix sublime, ses paroles habiles, son sens du spectacle et son rapport invariablement chaleureux avec le public.
Ce double live regroupent tous les standards du groupe : de "Jailbreak" à " Johnny the fox " en passant par " The boys are back in town " ou encore " The rocker ",
Deux invités de marque viennent même prêter main-forte à Phil Lynott et son gang : John Earle au sax sur "Dancing In the Moonlight" et Huey Lewis (crédité Bluesy Huey Lewis sur la pochette) à l'harmonica sur "Baby Drives Me Crazy".
Pas un seul moment d'ennui avec ce "Live And Dangerous", un des rares double album en concert qui peut s'écouter d'une traite, même avec le solo de batterie de Brian Downey, qui reste très supportable.
Un chef-d'oeuvre.

Texte - Le vieux briscard de père de Max

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