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  • : Le Quotidien du Gri-Gri International, premier satirique africain francophone animé par la rédaction
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28 juillet 2009 2 28 /07 /juillet /2009 09:58


Depuis "On The Border" (1974), le groupe s'est éloigné d'un style Country Rock qui le caractérisait jusque là, ce changement se confirme avec "One Of These Nights" l'année suivante, provoquant le départ de Bernie Leadon, remplacé par l'ex "James Gang", Joe Walsh.
Le groupe aidé par le producteur Bill Szymczyk, sort en décembre 1976, son album le plus abouti que ce soit au niveau de ses compositions, de sa structure ou de ses arrangements.
En chantant la décrépitude de l'Amérique moderne, notre quintet cocaïné, explorent plusieurs horizons musicaux : tantôt Rock ("Life In The Fast Lane" & "Victim Of Love"), parfois Country ("Try And Love Again"), souvent mélancolique ("Wasted Time" & "The Last Resort"), sans oublier la magnifique ballade "New Kid In Town". Joe Walsh nous prouve qu'en plus d'être un guitariste hors norme, il est également un très bon compositeur ("Pretty Maids All In A Row").
Et "Hotel California" me direz-vous ? Ben, cette chanson sera leur plus gros succès et tout l'art des Eagles est contenu dans ce titre de 6 mn 30 : la superbe voix de Don Henley, les harmonies vocales sublimes, la production impeccable, et le solo de guitare final joué à l'unisson par Don Felder et Joe Walsh. Cette chanson totalement incomprise par la majorité des auditeurs est en réalité une énorme métaphore, tellement énorme que rares sont ceux qui se sont aperçus de quoi il s'agissait réellement. "Hotel California" parle en effet de la dépendance à la drogue.
Loin de présenter la Californie comme un art de vivre, le groupe dénonce la pourriture de la société californienne, sa sophistication de pacotille et surtout le cynisme de l'industrie du disque américaine florissante (à l'époque !) dont les Eagles, fraîchement enfermés dans une prison dorée étaient les portes drapeaux.
D'ailleurs en écoutant les dernières paroles de cette magnifique chanson, on comprend bien : "tu peux quitter l'hôtel quand tu veux, mais tu ne peux jamais partir".......

Texte - Le vieux briscard de père de Max

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