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6 mai 2009 3 06 /05 /mai /2009 12:34


Il y a 2 ans, Nicolas Sarkozy (aka "Mollah Nicolas", "Ni-Carla Sarkocescu", "Sarkocu", "Nabot-Léon"...) remportait l'élection présidentielle française. Fair-play, trois jours plus tard, le Gri-Gri publiait en Une le texte ci-dessous, illustré par le dessin ci-dessus. Sous le titre "Hongrois qu'il est président !"


De surprise, il n'y eût pas. Après 5 ans de campagne électorale aux frais de la princesse et au moins deux ans de lavage de cerveaux médiatique quotidien, le Sarkocu a gagné. Les 55% récoltés par le Non, lors du référendum sur le traité constitutionnel européen en mai 2005, ont explosé dès le premier tour (en additionnant les « ouistes », Ségo, Sarko et Bayrou, on dépassait les 75% !). La manœuvre lepéniste en direction des banlieues a, comme prévu, échoué. Fallait leur dire plus tôt, aux noirs et aux Arabes, qu'ils étaient des Français. Comme Nicolas Paul Stéphane Sarkozy de Nagy Bocsa.

Le fils de Pal le Hongrois rafle au passage programme, idéologie et électorat au vieux « pirate » breton.

Les banlieusards, puceaux électoraux, ont voté Ségo et Bayrou. Comme les aliénés politiques qu'ils sont : parce qu'il n'y avait pas de candidat noir ou arabe, et avec pour seule ambition de (se) rassurer. Ni misogynes comme des barbus, ni anti-blancs comme des grands noirs "extrémistes". Sans penser une seconde à l'Europe, à la mondialisation, au Moyen-Orient, à la guerre d'Irak, au Darfour, à la Françafrique que pérennisera notre nouveau Nabot-Léon - il l'a dit dans l'impayable, mais très achetable, Jeune Afrique.

Osera-t-on, après ça, nous refaire le coup du communautarisme islamo-nègre ?

Sans penser non plus, comme tous les Français - ce qui est à la fois inquiétant et, du point de vue de l'intégration, rassurant -, qu'un type qui vante les vertus du dieu Travail ne peut pas être l'ami de l'Homme, tant il est celui du Patron. Mais puisqu'on a convaincu les gens qu'en travaillant plus on gagne plus...

Pas de surprise, donc, mais pas mal de nouveautés... Pour la première fois, la France élit un président de la république issu de l'immigration. Occasion de rappeler que s'intégrer en France demeure globalement plus simple pour le chrétien blanc. Mieux : la première dame itou est issue de l'immigration. Elle est même fière de n'avoir « aucune goutte de sang français dans les veines » ? Etre fier d'être français n'est pas une fin en soi, ni un programme politique. Etre fière de ne l'être pas... c'est juste bête.

Je sais qu'on nous attend à ce tournant, aussi je ne le rate pas : c'est la première fois que la France élit un cocu notoire doublé d'un atlantiste aux ordres, d'une américanophilie vulgaire - en Camargue, sur son cheval, avec ses ray-ban de plouc, on l'aurait cru sorti de « Dallas ». Avec un physique de Playmobil - alors que depuis Giscard, on faisait plutôt dans le séducteur.

Pour la première fois aussi, la France élit un homme qui ne parle pas - bien - français. Fautes de syntaxe, de concordance des temps, des phrases commencées au féminin et achevées au masculin, des perles : « C'est depuis quand que... » (en ouverture du débat avec la Brigitte Bardot de gauche). Avec lui L'Education nationale est décidément bien partie !

Pour la première fois enfin, la France élit un homme chez qui le racisme - « Curieusement, les Noirs sont plus violents que les Arabes », son tube, son « détail », fin 2005 - est peut-être bien plus qu'une simple arme politique. Un vrai cynique, dont l'ambition n'a pas mis longtemps à dévorer l'intelligence et la culture.

Pour la première fois depuis longtemps surtout, la France a voté là où on lui a dit. Elle a vieilli.

Grégory Protche 

Dessin Waga

Paru in Gri-Gri n°72. 10 / 05 / 2007

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Published by Gri-Gri International - dans Le pot-pourri du Gri-Gri
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