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Le Gri-Gri International           Satirique africain francophone

Né au Gabon en 2001

Togo : Kpatcha pas assez Faure !

Publié le 27 Avril 2009 par Gri-Gri International in Politique

 

Une quinzaine de jours après le prétendu coup d’Etat déjoué contre le président togolais Faure Gnassingbé impliquant son demi-frère Kpatcha Gnassingbé, député à l’Assemblée nationale et ancien ministre de la Défense, des zones d’ombres subsistent.  Des sources burkinabé et togolais ont permis au Gri-Gri International de répondre à une partie des questions.

 

Alerté par les services secrets burkinabé sur la préparation d’un coup d’Etat dirigé contre lui par son demi-frère, le président togolais Faure "Fraude" Gnassingbé, fils du dictateur à vie du Togo pendant 40 ans, décide de surseoir à son voyage en Chine. Il confie à son beau frère, le Lieutenant – Colonel Félix Abalo Kadanga la mission de mettre le suspect aux arrêts. Patron des Forces d’Intervention Rapide (FIR), unité d’élite de l’armée togolaise, le Lt-Col Kadanga n’est pas un subtil : il prend d’assaut le domicile du député dans la nuit du 12 au 13 avril 2009 aux alentours de 22H. Contrairement aux déclarations officielles, il n’y a pas eu d’échanges de coups de feu entre la garde personnelle de Kpatcha Gnassingbé et l’unité de l’armée venue l’appréhender. Dès le début la garde a été désarmée, les pneus de tous les véhicules de la maison dégonflés. Après des tirs de sommation, le Lt-Col Kadanga aurait invité le député à se rendre. « Sinon, on va tout casser ! »


Kpatcha Gnassingbé n’obéira pas. On l’imagine se cachant de plus belle. Pour lui avoir naguère donné des ordres, l’ancien ministre de la Défense connaît bien les méthodes de son beau–frère. Cité dans plusieurs rapports sur les violations des droits de l’homme, le Lt-Col Kadanga est  tenu pour "le maître d’œuvre des enlèvements politiques au Togo". Alertée par les tirs, une patrouille de police (opération Araignée) se rend sur les lieux. Ils sont désarmés et renvoyés comme des malpropres par les militaires. C’est là qu’averti par on ne sait qui, arrive le lieutenant-colonel Rock Gnassingbé, un autre fils du dictateur à vie du Togo et patron du Régiment Blindé de Reconnaissance et d’Appui (RBRA).

C’est, selon nos informations entre ces deux corps de l’armée togolaise qu’ont eu lieu les échanges de coups de feu. On dénombre malheureusement plusieurs morts et blessés dont trois éléments au moins du RBRA dirigé par Rock Gnassingbé. Le Lt-Col Kadanga est obligé de se replier sans avoir arrêté Kpatcha, qui restera de fait sous la protection de son demi-frère Rock jusqu’au mercredi 15 avril. Ce jour-là, une deuxième tentative d’arrestation, cette fois dirigée par le colonel Yark Damehame, commandant de la Gendarmerie nationale, échoue. La police sera appelée en renforts. 150 éléments sont positionnés aux abords des ambassades, consulats et missions diplomatiques avec pour ordre, officiellement, d’empêcher Kpatcha Gnassingbé de s’y réfugier. Seulement, ce dernier se trouvait déjà dans les locaux de l’Ambassade des Etats-Unis au Togo.


Coup de théâtre : les autorités de l’ambassade des Etats-Unis au Togo décide de livrer le prince déchu car « il y a extrêmement peu de cas où l’Ambassade et le Consulat des Etats-Unis accordent refuge à une personne donnée » ; mais surtout « il es apparu que cette affaire relevait de la seule compétence interne des autorités législatives et judiciaires togolaises. », selon un communiqué publié le même jour.


La suite, très vite !

 

Ekli Koma

Dessin Pat Masioni