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Olaaah Vieux singe,
J'ai beaucoup de retard dans mes nouvelles concernant Paris. Les gens dans tes contrées doivent être impatients... Comme t'as pu voir, je t'ai envoyé les vidéos de Monaco. Qu'on a perdu avec gros Edel. Eh bien, quatre jours après nous affrontions Evian en Coupe de France. Encore un dimanche comme pour Aubervilliers. Mais cette fois à 17H45. Avec encore personne ou presque dans les tribunes. Le match fut anecdotique alors je te le raconterai même pas. Et si, au moment où j'écris ce mail, le PSG joue contre Vesoul c'est que Paris a gagné. D'ailleurs, à l'instant, Ludovic Guily vient d'en inscrire un, seul face au but. Sur un terrain synthétique enneigé, là-bas dans leur province ; que nous retransmet Eurosport.

Pour Evian, comme je te le disais, nous étions peu. Pas d'ado-fille enlacés, mais encore l'handicapé à casquette. (Son ami arrivera à la fin du match cette fois). Un abonné assidu à polaire PSG
blanc, qui nous est plutôt sympathique. Une poignée de Brigade Paris, et, comble de l'étrange, après
les deux stadiers de PSG - Auber, deux improbables jumelles antillaises dans d'énormes doudounes à capuche. L'énigme fut alors « mais par quel raisonnement improbable ont-elles bien pu finir
là ? ». Elles ne bougeaient à rien. Ni aux buts de Paris, ni à celui d'Evian... Pas un mot entre elles. Sauf quelques bribes à la mi-temps pour sortir leurs sandwichs enroulés
d'aluminium.

Les théories allaient bon train. Elles téléguideraient Guillaume Hoarau à distance. Elles auraient un enfant dans l'équipe d'Evian, mais n'oseraient dire mot par peur de se faire rouer de coups par Jérôme (1). Ou bien… auraient-elles gagné quelques places et naturellement, vu que Evian, elles n'auraient pu les revendre. En attendant d'obtenir une réponse, je me mis en tête moi aussi d'acheter un sandwich. (En plein match, vu que Evian.) Et figure toi vieux singe, que je ne me lançai pas là dans une affaire normale. Aucune des buvettes n'était ouverte. Nous étions tous sans vivres ! Même les stadiers ne savaient pas où il y avait à manger et se disaient affamés... Un d'eux me confia avoir vaguement entendu qu'il y en aurait peut-être une ouverte, mais où ? Si je la trouvais, il faudrait que je lui dise. Car « on a faim par ici, hein. Tu promets que tu me le diras, hein !? ». J'hochais la tête et repartis. Commença alors une étrange ballade dans les coursives du stade vide. Un peu comme cette fois où j'avais perdu ma carte et où j'eus la chance de vivre un but de l'extérieur du Parc, à sauter en l'air et crier avec les vendeurs de places et quelques mecs en retard. Courant tous pour rejoindre notre tribune. Il y avait encore Pauleta...
En G, après avoir crapahuté partout dans les étages, je trouvai enfin la buvette. Elle allait fermer. Et il ne lui restait que quelques frites et quelques saucisses du jour de Monaco. Il ne savait pas pourquoi toutes les autres étaient fermées et lui non plus d'ailleurs n'aurait pas du être ouvert. S'il avait été le patron, il aurait pu me dire pourquoi, finalement, il était là. Mais il n'était qu'un employé. Et pour les jumelles Antillaise. Savait-il... Je préférais partir. Quelque chose me disait qu'il aurait tout à fait pu m'éliminer sans même savoir pourquoi. Et me donner à manger à la tribune G. Karim Boukercha, mangé avec des frites, un 28 Février lors de PSG - Marseille.
Surtout que ce dimanche était un sacré jour de football pour moi, vieux singe. Ce match à enjeu au Parc, et juste derrière l'Algérie contre la Côte d'Ivoire de Drogba Didier. Il a fallu que je coure pour arriver juste à temps au café où je vois avec mon père tous les matchs des Algériens. Ce fut un sacré moment. Qui serait bien trop long à te raconter maintenant. Juste peut-être qu'à chaque but marqué tout le café se sautait dans les bras et que Morad, mon voisin, avait essuyé, la veille, une salve de gaz lacrymogène. Alors du coup, nous qu'il avait serrés à chaque fois qu'il lui fut possible, on pleurait un peu sans trop savoir pourquoi. C'est que tout à la fin qu'il expliqua, pour sa veste. Puis l'Algérie a gagné au courage. Revenant au score par deux fois. Dont une à une minute de la fin. Le destin s'amusant qu'un hors-jeu soit sifflé pour empêcher que tout ça ne se détermine aux penaltys. C'était vraiment un bon moment de football et de vie... Sans savoir que derrière il y aura l'Egypte, la défaite, l'arbitre béninois et les trois expulsions. Mais comme tu le sais, moi, le résultat, au fond...
Et au Parc aussi, c'était toujours un beau moment de vie. Il restait seulement quelques minutes d'arrêt de jeu à Evian pour revenir à 2-2, et à nous pour savoir
pourquoi ces deux fameuses Big mama antillaises étaient bien venu faire là. Elles partaient et nous n'allions jamais savoir... Alors, je leur dis : « Vous devriez attendre, nous allons
sûrement marquer. » Elles n'ont pas répondu ou peut-être d'un minime bougement de tête, mais elles doutaient. Quelque chose dans ma voix disait vrai. Elles restaient là debout à regarder. Et
d'un coup elles explosèrent ! Guillaume Hoarau venait de marquer de l'intérieur du pied. Ça siffla. Elles repartirent heureuses avec le même sourire sur le même visage. Et nous aussi...
Voilà, singe vieux rabougri. Dimanche 24 Janvier, Paris a battu Evian 3 buts à 1. Et l'Algérie élimina la Côte d'Ivoire de la
CAN 3 buts à 2 après prolongation... La prochaine fois, je t'enverrai le penalty de l'Egypte face à l'Algérie et je te conterai l'aventure PSG - Lorient. Début d'une formidable odyssée, je l'espère.
Texte Photos Images – Karim Boukercha (Ou Rymkus, comme on l’appelle à
St-Denis) & le numérique nouveau à Boukercha
PS : 1) Jérôme Reijasse, auteur de Parc.


Mouloud Achour voudrait bien que Voici l'appelle Mouloud Achour et pas Mouloud tout court.
Le « chroniqueur » du
Grand Journal de Canal + s'est fait paparazzer récemment à l'île Maurice en compagnie de l'animateur (et ex « chroniqueur »)
Mustapha El Atrassi (mettez leur nom de famille dorénavant aux visiblement minoritaires de la télé, ils deviennent -
enfin ! - chatouilleux du prénom-sobriquet). Manifestement le côté diaporama public lui a pas convenu.
Il a attaqué Voici. Son avocat déplore que son client « ne soit uniquement désigné par son prénom dans le cadre du reportage litigieux. (...). Cette désignation réductrice est une marque de mépris
à l'encontre du demandeur, et il doit être tenu compte de cette dévalorisation dans le préjudice subit par Mouloud Achour. » = 40 000 euros. En soi, pour réjouissante que fut la perspective de voir un ancien proche du MIB et de
MTV à la fois piquer du pognon à Voici, l’information n’avait
rien d’urgent. Ce qui expliquerait qu’elle n’ait été reprise par personne jusqu'à la parution du dernier numéro de… Voici, qui en informait
sobrement ses lecteurs. En principe, Morandini - « au minimum Morandini », comme on rit dans la profession – aurait du, sur son fameux blog, relayer, c'est à
dire bénir, sanctifier et mutualiser l’information.
Comme Mouloud Achour lui-même : elle avait tout pour lui plaire ! En plus, on imagine mal Morandini, entouré de son troupeau de jeunes hommes soumis et bien coiffés
(et, soyons justes, de jeunes femmes respectant leurs congrues portions de gros plans pas trop désavantageux), résister au plaisir de commenter une info aussi précieuse et ridicule que lui-même…
Pourquoi et comment Morandini a-t-il pu ainsi se-nous priver d’une telle séquence ? (Il aurait même pu en tirer un débat, avec autour de la table… Jérôme Béglé, pour les jeunes, Philippe
Tesson, pour ses colères de vieille indignée
et Pierre Bénichou, parce qu’il faut toujours Pierre Bénichou… « Faut-il imposer des gens des minorités visibles sur nos petits écrans ? »).
Oui mais voilà, Morandini a pas repris Voici... Tout simplement parce que, telle une multinationale pétrolière ou une compagnie nationale de téléphone, Jean-Marc Morandini exerce un
monopole de fait sur l’info people-médias. Si, par le filtre de son blog, une info ne passe pas, elle n’est reprise par personne. Et pour le moment
Morandini boycotte Voici, coupable d’un portrait laissant, selon son entourage, clairement percer sa misogynie (et même… enfin, bon, j’me comprends). Et
l’inégalité de (mauvais) traitement entre une Cécile de Ménibus
et n’importe lequel des Alix post-Tektonik que Morandini aime quotidiennement fesser en
direct…
Texte - GP Photo - DR
PS : dans son édito, Voici répond en substance qu'il aurait pu porter plainte contre Canal+... qui avait appelé sa chronique "l'avis de Mouloud" !!!
Interrogé récemment par la coopérante RFI, le président gabonais, Ali Bongo Ondimba, aka Ali9, est
revenu, d'une manière pour le moins singulière sur le bilan de son père, Omar Bongo Ondimba, aka, lui, Mollah Omar. Qu'on en juge :
« À l'occasion de son discours sur les 40 ans (ses 40 années de règne aussi démocratique que sans partage, ndlr), il avait dressé un inventaire de ce qui allait et de ce qui n'allait
pas… Je ne fais qu’appliquer ce qu’il n’a eu ni le temps, ni la santé de faire… »
Si en plus de 40 ans, le Mollah n’a pas eu « le temps » de moraliser la vie politique, rationaliser la vie économique et améliorer les conditions sociales au Gabon, il va falloir combien de siècles à son fils ? Un fils qui,
croyant faire bonne mesure et bon effet, ajouta, innocent et candide :
« Je n’ai jamais rencontré quelqu’un qui m’ait dit « Votre père m’a fait du mal »…
Appelle-nous au Gri-Gri, Ali, à nous, ton père en a fait un peu, du mal...
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