CONCERT CARTITATIF AU PROFIT DE WOMEN OF AFRICA
PS : Christian Abégan, chef de cuisine du Palanka à Paris et chanteur lyrique & gospel.
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Au Sénégal, à chaque prési-torrentielle allocution, chacun vous prévient, quel que soit le sujet, il y aura d'abord une heure de cours d'histoire. Wade est comme ça. Il aime
parler. Et s'écouter. Exposer. Docter. S'il n'est pas aussi médiocre orateur et piètre grammairien que la moitié de Carla Sarkozy, il lui arrive, comme à tous ceux qui
improvisent, de se mettre en situation délicate... Le 31 décembre dernier, après une journée d'affrontements entre jeunes catholiques et forces de
l'ordre, il a envoyé une délégation, conduite par son fils (ndeye san), au chef de l'église, le cardinal Théodore Sarr, pour s'amender honorablement, après ses
propos « offensants et humiliants » : « En aucun cas le président de la
République n'a voulu offenser ou porter atteinte à la communauté chrétienne. Si les propos du Président ont porté atteinte ou touché les Sénégalais chrétiens, nous présentons nos excuses à la
communauté chrétienne sénégalaise et à la communauté chrétienne internationale. » Tout ça pour une sculpture... et surtout des propos tenus par Abdoulaye Wade le lundi devant des enseignants. Le président répondait à ceux qui condamnent ou moquent le Monument de la
Renaissance africaine, érigé à Ouakam, dont il revendique la paternité. Certains religieux musulmans l'ont même qualifié de « païen ». Le comparant le aux
représentations du Christ dans les églises qui ne dérangent personne, et s'oubliant sous lui, Wade lâcha : « des gens adorent le Christ qui n'est pas
Dieu »... Le lendemain, une procession de jeunes catholiques a pris la
direction du palais présidentiel. Les forces de l'ordre leur ont balancé des grenades lacrymogènes. Certaines échouèrent même à l'intérieur de la cathédrale. Sacré monument ! Cette
statue, "initiée" par Ousmane Sow - qui s'est ensuite, fâché avec Gorgui Wade, puis retiré du projet -, déclencha tout d'abord les foudres musulmanes. Pour
son paganisme et son supposé "maçonnisme". Puis celles, syncrétiques, des Sénégalais, lorsqu'ils apprirent que le père de Karim (ce héros) osait réclamer la perception de "35 % de droits d'auteur" sur les recettes (qu'on imagine, dans son esprit, mirobolantes) des (nombreuses, très
nombreuses) visites... Wade ne rêvait-il pas à voix haute parfois d'un grand et international rendez-vous triangulaire, qui aurait réuni tricontinentalement Barak Obama, depuis
New York et sa statue de la Liberté, le Mollah Nicolas depuis Paris et lui, depuis Dakar, depuis l'Afrique, depuis le monde libre !
À ceux qui, non sans facilité, inélégance et manque d'imagination évoquent l'âge du capitaine du Sénéga-Joola, sa sénilité et sa mégalomanie, il n'est pas inutile de rappeler que pour fouler aux
pieds les autres religions et les principes d'une république laïque, Abdoulaye Wade n'a pas attendu 2009... Au lendemain de sa première élection, en 2000, sa première visite fut pour son
Marabout, à Touba, la ville sainte des mourides. Devant qui et publiquement il clama être un talibé (un fidèle) avant d'être le président du Sénégal. Déclaration communautairement avantageuse.
Mais laïquement et politiquement inacceptable.
Texte - Samory Touré Photo GP
| Jeudi 4 Février 2010 y'aura 11ème édition de ce salon d'art contemporain qui accueille plus de 75 galeries venues de dix pays différents. |
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