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L'équipe de France a enfin atteint son objectif : incarner le ridicule. Incapables d'honorer un maillot (mais adeptes d'un look civil qui ferait honte au dernier des Ch'tis lors d'une convention de tuning), obligés, comme les derniers des puceaux, de casquer des putes de luxe pour atteindre le nirvana sexuel, n'aimant la France que quand elle leur offre des primes, jouant les racailles à défaut d'être de vrais voyous, ces médiocres passent leur temps à se chercher des excuses, n'ont ni coeur, ni âme, ni pied (mais parfois des mains). Ce sont des pseudo stars qui insultent un passé valable (Platini, Luis, allez, même Zidane...), des épiciers fermés le dimanche, des j'en foutres qui préfèrent enchaîner les spots de pubs débiles plutôt que les dribbles visionnaires. Ces Bleus (délavés, on leur conseille un lavage à 30°) mériteraient de rejoindre les hordes de chômeurs hexagonaux. C'est donc avec générosité qu'on propose ici à quelques-uns des pistes pour une nouvelle carrière, loin des pelouses et de la honte.
EVRA : Capitaine sans crochet, capable de chialer sur commande (sa larme pendant l'hymne national le soir du match France-Mexique devrait lui valoir un sponsoring éternel du côté de chez Lacoste), petit et même pas costaud, Evra croit qu'il joue à Manchester alors qu'il ne fait juste que courir le long d'une bande blanche chaque week-end. Chasseur de traître, il aime prendre une voix grave quand des micros le titillent mais n'a pas encore tout à fait mué. Fan de Tyson, son dernier combat, contre le poids coq Duverne, s'est soldé par un jet de chronomètre tout à fait déplacé. Reconversion possible : jockey pour poney.
GALLAS : A quasiment inventé la défense en accordéon. Frappé par un éclair à l'âge de 8 ans, alors qu'il était en train de lire Oui-Oui et son ballon, assis sous un arbre, il ne communique désormais plus que par zozotements incohérents, rires perdus et doigt tendu aux journalistes. Ex capitaine, néo handicapé, il rêve un jour de jouer dans un grand club. En attendant, il végète du côté d'Arsenal. Reconversion possible : Veilleur de nuit en Finlande.
RIBÉRY : Créé un soir d'orage du côté de Boulogne sur Mer, croisement d'un Gremlins et d'un sanglier, Ribéry aurait aussi inspiré la période bleu turquoise de Picasso. Quand il n'honore pas Allah (il a longtemps cru qu'on disait Alain) ou les vagins pré-pubères, il ment dès qu'il le peut à sa femme pour aller taper un babyfoot à la taverne munichoise du coin avec ses potes skinheads (qu'il prend pour des Krishna). Comme son pote Evra (qu'il appelle Eva dans les douches parce qu'il a aussi un sens de l'humour carrément jubilatoire), il sait mentir les larmes aux yeux dès qu'une caméra le fixe de trop près. Meneur de revue plus que de jeu, il aime tirer au moment de passer et passer au lieu de tirer. S'est dribblé plusieurs fois lui-même. Important : ne jamais l'arroser ou le nourrir après minuit. Reconversion possible : Acteur dans Freaks 2, le Retour.
HENRY : Disparu un soir de juin 2010, on l'aurait récemment aperçu Porte des Lilas. Reconversion possible : Citoyen américain.
GOVOU : Conducteur émérite et alcoolique timide, il vote à gauche mais s'enlise à droite. On lui avait déjà fait croire que Lyon était une grande équipe, il n'a donc pas été difficile de le convaincre que l'équipe de France, c'était le top. Reconversion possible : Kangourou sans poche.
ANELKA : Rêvant de jouer dans des stades sans spectateurs, se foutant depuis qu'il est môme de la coupe du monde, trouvant qu'on paye trop d'impôts en France, Anelka n'a en fait jamais insulté Domenech. Il est schizophrène. C'est à son double imaginaire, baptisé Jackpot, qu'il a lancé la désormais fameuse phrase : “Va te faire enculer, sale fils de pute”. Injustement renvoyé, il a bien tenté d'expliquer à Raymond et Escalettes la vérité mais Jackpot a repris le dessus et l'a ainsi condamné à prendre l'avion pour Londres, où l'on paye tout de même moins d'impôts. Martyr total, il ne lui manque plus que les clous. La croix, il la porte depuis longtemps... Reconversion possible : Clown blanc.
GOURCUFF : Faux breton mais vrai beau gosse, Gourcuff est, paraît-il, très très têtu. Il attend l'arrivée de son papa, Laurent Blanc, pour récupérer le brassard de capitaine. Une rumeur raconte qu'il a un jour fait pleurer un miroir. A vérifier tout de même. Possède un certain talent de footballeur et rêve d'être ami pour la vie avec Marinette Pichon. Reconversion possible : Homo Sapiens.
DOMENECH : Rime avec échec. Largué par Estelle Denis, qui a, dans la presse, en juillet 2010, dévoilé qu'elle aimait en secret Laurent Blanc. A décidé de se teindre les cheveux en noir, pour ressembler au sélectionneur allemand. Reconversion possible : Entraîneur du PSG.
Photo - Dr Texte - Jérôme Reijasse
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Nicolas Briançon & Maître Vergès, ancien avocat de Carlos (le terroriste, pas le cachalot), en train de compter les guerres qu'il lui reste à mener...
Dessin - Mil'Pat
Une bande-annonce choc...
Tu sors à peine du sommeil, ton corps n'a pas encore complètement accepté de réintégrer le monde des vivants. Tu allumes ton ordinateur. Une cigarette. C'est un mardi matin, ni plus horrible, ni plus lumineux qu'un autre. L'habitude, vite, s'impose. Sélection des mails, lecture rapide, re-cigarette. Là, deux messages d'un ami abonné au Parc des Princes. La chute, l'église qui brûle, les modernes qui ont lancé la dernière offensive. C'est presque officiel : l'année prochaine, plus d'abonnés au Parc, dans les virages, ainsi que dans ma tribune, la K, pareil pour la G. Pire: il semblerait que pour remplacer les ultras trop encombrants, le Club (plutôt les zombies qui nous servent de dirigeants) ait décidé de privilégier l'accès des tribunes aux femmes (des places gratuites pour elles !!!) et aux enfants. Je lis, je relis, encore et encore. Est-ce moi qui crie ainsi, de douleur et de stupéfaction, dans mon salon ? Il semblerait...
Voilà, c'est donc chose faite. On vient de demander à ma foi de ne s'exprimer que dans le cadre privé. On me laisse cependant un choix : ne plus venir au Parc ou accepter de m'abonner en tribune latérale (traduire : accepter de débourser 4 fois plus pour poser mon cul hémorroïdaire sur un siège en plastique, au beau milieu des touristes). Choix d'esclave, choix même pas cornélien. Notre époque est dégueulasse, vraiment. Elle n'a qu'une idée en tête : éradiquer les hommes, les castrer pour mieux les transformer en bêtes de foire, en Mickey désincarnés, en épaves ludiques, en culpabilisés inoffensifs. Notre président Leproux, depuis sa prise de fonction, me semblait être l'homme de la situation. Ses discours sévères, ses prises de position courageuses, me l'avaient rendu sympathique, compétent. Tu parles ! Ce coup de poignard définitif, c'est lui qui me le donne là, tout de suite, dans mon salon, alors que je suis encore en caleçon. Les traîtres, les laborieux, les marchands du temple ! Je les hais, je les vomis maintenant, je les maudis. Avant, on balançait les Chrétiens dans les arènes et on lâchait les fauves. Le peuple se marrait, applaudissait, en redemandait. Rien n'a changé en 2010 : du sacrifice pour acheter la paix. Mais quelle paix ? A quel prix ? Exterminer (le mot est faible) le coeur et l'âme du Parc en un seul communiqué officiel, voilà la vérité, voilà la performance. Oh, j'entends déjà les associatifs, les résistants démocratiques, les politiques, les journalistes violeurs de symboles, le peuple dans tout ce qu'il a de plus méprisable, approuver cette mesure historique, les ânes, les ennemis, gavés de médias. Ils vont enfin pouvoir souffler, ils vont enfin pouvoir se rendre au Parc sans rien risquer, en toute tranquillité (je rappelle juste que les deux dernières victimes du PSG étaient des ultra, hein, comme ça, en passant...). Un Parc sans chant, sans tifo, sans ambiance, un stade quoi... Ils boufferont leur hot-dog le sourire en coin, les enfants s'endormiront paisiblement, les femmes hurleront les noms des joueurs les plus sexuellement attractifs. Ce n'est plus un tableau mais un cauchemar. Une négation, une antithèse, une trahison ! Colony, Leproux, tous les autres ont donc du sang sur les mains aujourd'hui. En un clic, ils ont assassiné un esprit, une histoire, un peuple. Comme la ridicule Caroline Fourest qui rêve de transformer toutes les églises en musée, en lieu de pèlerinage pour les athées et leurs hordes de bien-pensants écoeurants, les pontes du PSG ont choisi : le vide plutôt que le tumulte. Quelle arrogance, quelle bêtise, quel sacrilège ! Messieurs, vous pensez ainsi vider le stade des quelques dizaines d'excités, tout en sachant que derrière, des milliers d'autres, comme moi, par solidarité, par foi, par dégoût, suivront. Vous pensez transformer le Parc en attraction, sans violence, ni rien ? Mais comment parviendrez-vous à imposer ce miracle ? Pensez-vous vraiment, en congédiant les supporters, remplir le Parc avec des consommateurs lambda ? Mais ces créatures modernes, elles, ne viendront que s'il y a de la star, s'il y a du foot proposé sur la pelouse... Nous, on a été là pour voir Mendy, Armand, Camara, Madar, Pouget, tous les monstres du PSG, ridiculiser le football et l'honneur. Mais on était là, pour toujours. Vous pensez peut-être aussi que la France est un pays assez sûr de sa culture foot pour emplir des arènes avec des béotiens ? Ah ah ah. Des femmes invitées, des enfants privilégiés, des tribunes pacifiées, des après-midi calmes, côté pelouse comme côté béton. Laissez moi rire (quand cette larme acide aura fini de couler sur mon visage de déjà fantôme, s'il vous plaît). Vous m'avez flingué, là, un mardi parisien, sans même me prévenir. Dans le dos, comme de bons démocrates qui se respectent. Vous voulez faire le ménage ? Vous avez confondu aspirateur et dynamite. Sacré et argent. Honneur et peur. JE SUIS MORT. Et avant de disparaître dans les brouillards de la tristesse, une dernière chose : Ici, ce n'est plus Paris. Ici commence la honte. Votre honte. O Dieu tout puissant, entends ma prière. Qu'il ne reste plus rien. Que tout ici s'éteigne. L'obscurité éternelle plutôt que la compromission. Charles Péguy a écrit: “Comme le chrétien se prépare à la mort, le moderne se prépare à la retraite”. Je suis prêt. Et vous ?
Texte - Jérôme Reijasse Photo - Ma Solange Oussou
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Après le match retour des 8èmes de finale de la Coupe de la Confédération, le mai dernier, qui s’est joué au Nigeria, l’ASV.Club (RDC) va porter plainte contre Enyimba FC, auprès de la Confédération africaine de football (CAF). Le résultat du match lui-même, défaite aux tirs au but (3-2), tant les litiges et décisions contestables abondèrent, suffirait à justifier le dépôt d’un recours. Mais les circonstances qui entourent le match, le laxisme des autorités nigérianes, le comportement d’une foule instrumentalisée et les agressions violentes, plus encore, appellent des réactions et sanctions exemplaires… Les joueurs congolais ont été pris à partie par des supporters d’Enyimba FC dès leur arrivée au stade. Intimidations, injures, coups, avant même que le match ne commence, les Nigérians en avaient déjà gagné un autre : 5 joueurs adverses blessés. Dont un assez pour justifier une intervention urgente du staff médical avant le match. Butin des vols accompagnant les échauffourées : les maillots congolais… Selon Digital Congo FM, c’est le commissaire au match qui les aurait récupérés. Et lui encore, involontaire et bien intentionné héros du jour, qui aurait su trouver les mots justes pour convaincre l’équipe de V.Club de jouer. Les mauvaises langues congolaises soupçonnent même la direction d’Enyimba FC d’avoir veillé à ce que le match ne fut pas retransmis par les chaînes nigérianes. « La caméra de Digital Congo TV a, quant à elle, été arrachée la veille, le samedi 8 mai quand V.Club est allé au stade pour la reconnaissance du terrain. » Pendant la partie, pour « sécuriser », une toute petite « vingtaine de policiers ». Fussent-ils assoiffés de sangs et brutaux, ça ne ferait néanmoins tout de même pas beaucoup de divisions. Dans les tribunes, le bastonnage de Congolais était élevé au rang de priorité nationale. Un œil poché pour le Secrétaire général de la Fédération congolaise association (Fecofa) Badi Ediba Elonga. Arrestation, séquestration pour Jean-Luc Kapend, Digital Congo FM, libéré lundi matin… sans oublier un bras fracturé. Les réactions congolaises ont eu la saveur qu’on était en droit d’attendre – on n’a pas dit d’espérer ! - : à Kinshasa, des supporters de l’ASV.Club ont refait le match à leur sauce, en s’attaquant, dans la commune de Kasa-Vubu, à des Nigérians. Après quelques sporadiques et inquiétants coups de feu pendant la nuit, la police a sécurisé les magasins des Nigérians du Rond Point Kimpwanza à Victoire. La RD Congo étant un des pays les plus faciles à envahir au monde, on s'inquiète pour ces braves commerçants nigérians...
Texte - Samory Touré