

Au micro, Ma Solange Oussou et à la vidéo Pascal Quehen
PS : interview réalisée le lundi 14 septembre 2009.
Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires



- Une halle d’exposition de plus de 5000 m²
- Plus de 8 secteurs d’activités : de la mode, en passant par la gastronomie et la déco
- Plus d’une centaine d’idées cadeaux du plus classique au plus tendance
- Un programme féérique et inattendu
- Et plus de 150 exposants de toute la zone tropicale
. Connaissez-vous le docteur Michel Numa ? En 1967, il prend part au mouvement social qui agite l’île. Les militaires ouvriront le feu sur des ouvriers du bâtiment qui réclamaient une augmentation. Les journaux parleront de 8 morts… Plus tard, on apprendra le score exact : 87…
. Comme Denis Tillinac, le journaliste Jean-Paul Mari tient à voir dans Haïti non une promesse d’avenir
mais un repoussoir et un remède contre les velléités indépendantistes…
. Quand même, Mari rend à Jégo, alors secrétaire d'État aux Dom-Tom, sa sincère et honnête découverte d’une
situation à jamais mésestimée… « Aujourd’hui, une poignée de grandes familles blanches, 1% de la population, contrôlent 40% de l’économie des Antilles… le journaliste traduit
ainsi : « Il suffit de descendre de l’avion, de louer une voiture, de prendre de l’essence, de réparer un pneu crevé ou de faire ses courses dans un grand magasin pour se retrouver dans
le circuit commercial des grands groupes qui étranglent l’île… »
. + la litanique liste des avoirs de Bernard Hayot… la 114ème fortune française… dans ses magasins à Basse Terre, l’eau minérale est 42% plus chère qu’en France ; le rumsteak, 50,8 % ; le beurre, 93%... sa richesse est passé récemment de 250 à 350 millions d’euros…
. En Guadeloupe, Hayot contrôle Audi, Mitsubishi, Renault, Seat, Toyota, Michelin, Rent a car, holiday by car, Monsieur Bricolage, Décathlon, Casino Cafétéria, Yves Rocher…. Le Nouvel Obs, à la 3ème page du dossier, lâche son scud… avant même la mission d'inspection demandée par Jégo, sur le système de distribution de l’essence, un prérapport accusait la Sara, société locale de raffinage rachetée par Total… Faux bordereaux transformant Sainte-Lucie, dans les CaraÏbes, en Sainte-Luce, en Martinique, pour éviter les taxes européennes… l’essence dilatée par la chaleur, livrée aux stations-service à 30 degrés de température mais payée à 15 degrés… ce qui produit, par camion, des différences qui vont jusqu’à 240 millions…
. Autre point de fixation des colères populaires : le crédit. Les banques refusent
souvent des prêts à la création des petites entreprises… Les békés sont là, eux, pour offrir un crédit revolving ou l’achat d’une Mercedes à des fonctionnaires ou des salariés du privé
déjà fragiles…
. Épilogue : « Les grands békés, après avoir bâti leur fortune sur un crime contre l’humanité, demandent des indemnités à l’État pour la moindre grêve, des prêts d’États transformés en subventions, des compensations… » (Jean-Paul Mari)
« Les hommes nouveaux, comme Élie Domota, n’ont pas de sympathie pour la France. Nous, nous étions déçus mais amoureux. Nous sommes des sentimentaux. Pas lui. » (Michel Numa)
Texte - Grégory Protche
- Une halle d’exposition de plus de 5000 m²
- Plus de 8 secteurs d’activités : de la mode, en passant par la gastronomie et la déco
- Plus d’une centaine d’idées cadeaux du plus classique au plus tendance
- Un programme féérique et inattendu
- Et plus de 150 exposants de toute la zone tropicale
- Une halle d’exposition de plus de 5000 m²
- Plus de 8 secteurs d’activités : de la mode, en passant par la gastronomie et la déco
- Plus d’une centaine d’idées cadeaux du plus classique au plus tendance
- Un programme féérique et inattendu
- Et plus de 150 exposants de toute la zone tropicale
Dimanche 26 juillet, finale de la Gold Cup à New York. Les États-Unis affrontent le Mexique devant plus 79 000 fans de soccer. Ou plutôt 79 000 hinchas
de futbol. Il fallait des lunettes détectrices de blancs-becs pour repérer les Américains. Aujourd’hui, la couleur officielle du Giants Stadium c’est le vert. Récit d’une
branlée historique pour les gringos qui risque de faire date de l’autre côté de la frontière.
Rien à se mettre sous dents en première mi-temps. Les Ricains dominent et font des frappes de 30 mètres qui finissent comme des pénalités de foot US. Les Mexicains n’arrivent pas à passer le
milieu de terrain et Giovanni s’empale sur les défenseurs gringos. C’est moche et le stade sent la saucisse. Coté tribunes le match est nettement plus
marrant. Le Giants Stadium est plein comme un œuf. Sauf que dans les travées ça chambre à 99% en espagnol. D’abord du bon second degré. Des « Pinche traidores ! »
(« Putains de traitres !» ) et « Que llamen a la migra ! » (« Qu’ils appellent l’immigration ! ») répondent aux faiblards « USA,
USA ». Puis on passe à « Culeros, Culeros ! » avant que ca ne parte légèrement en vrille. Des gros blancs rasés emmitouflés dans leur Star-Spangled
Banner échangent de grosses patates avec des Mexicains tatoués à catogans. « Hijos de puta ! » Un des mecs finit à terre avant que la sécurité vide les trois gringos
fachos. Tant mieux pour eux, ils auraient fini en viande à tacos face au 78 997 verdes présents en tribunes.
Mi-temps, les plus friqués des chicanos achètent leur Bud à 10$. Giovanni a lui aussi du boire un sacré truc. Le petit prince du football
mexicain annihile à lui tout seul la défense yankee et provoque un pénalty à la 55ème. Le vet’ Torrado se charge de le transformer. GOOOOOOOOOL. En
tribune c’est l’orgasme. 20 ans d’exploitation dans les cuisines des restaurants new-yorkais sont libérés. Puis Giovanni continue son festival. Un duel raté face au portier Troy
Perkins, vainqueur cette année de la coupe de Norvège avec le Valeranga Fotbal, avant d’initier et de conclure un
contre dévastateur à la 61ème. Ay Caramba, les Mexicains craquent leurs slips en tribune. Les Ricains pètent les plombs. Sur le terrain c’est farce-attaque. Tous devant le but n’importe
comment et personne en défense. Les Mexicains les enchaînent comme des perles. Tres, cuatro y cinco. Vela, Castro,
Franco. Giovanni était dans tous les coups. La Bud à 10$ vole dans le stade façon champagne de Formule 1. C’est l’hystérie. On s’embrasse, on pleure, on vénère
la Vierge de Guadalupe (patronne de Mexico). Tout le monde jette tout ce qu‘on peut trouver en l‘air. Le chant du jour « Si, se puede » façon Yes we can obamesque
repris par 79 000 personnes. Ça chambre sec, les supporters gringos quittent le stade sous les moqueries des chicanos. La fin du match est un calvaire. 10 minutes sans toucher la balle pour les
Yankees. 10 minutes de Olééééé. Heaps le défenseur central US craque et déchiquette un mexicain. Red Card. « Si se puede » devient « Si se
pudo» (Yes we did).
Les Mexicains ont retrouvé leur fierté. La dernière victoire face au frère ennemi remontait à 1999. L’affront des dernières défaites, surtout celle en
8ème du mondial 2002 est lavé. Mais chanter « Si’ se puede » (Oui on le peut) pour célébrer une victoire face aux Etats-Unis B est révélateur de la
situation tragique du football mexicain. Entre la grippe porcine et des défaites face au Honduras, les Mexicains se consolent comme ils peuvent. En attendant peut-être leur véritable
come-back, le 12 aout prochain à l’Estadio Azteca, cette fois-ci contre les États-Unis de Landon Donovan pour un match décisif en vue du mondial zoulou de
2010.
Texte - Robin D’Angelo
Dimanche 26 juillet, finale de la Gold Cup à New York. Les États-Unis affrontent le Mexique devant plus 79 000 fans de soccer. Ou plutôt 79 000 hinchas
de futbol. Il fallait des lunettes détectrices de blancs-becs pour repérer les Américains. Aujourd’hui, la couleur officielle du Giants Stadium c’est le vert. Récit d’une
branlée historique pour les gringos qui risque de faire date de l’autre côté de la frontière.
Voilà ça y est. Dernier chapitre de la Gold Cup 2009 après 3 semaines de compétition au cours desquelles vous avez pu assister à des Nicaragua-Guadeloupe, des
Grenade-Haïti. La technique de Ernst Saint-Joseph (avant-centre haïtien) et les sauvetages sur la ligne de Gabriel Gervais (défenseur du Canada)
vont disparaître à tout jamais de vos télés et serviront à garnir les pages l’encyclopédie du football 2009. Gâteau sur le cerise, comme disait le poète Ribéry, l’Euro
Nord-Américain offre une finale en apothéose entre les deux géants de la CONCACAF, les États-Unis et le Mexique.
Et ça ne rigole pas : le vainqueur est qualifié pour la prochaine Coupe des confédérations.
Oui mais voila, en fait ça rigole un peu. Sur les 9 dernières éditions, c’est la quatrième fois que le Mexique rencontre les States en finale. Surtout, Landon Donovan est le
meilleur buteur de tous les temps de la compétition avec 17 pions inscrits. Un record que Ronaldo n’approche même pas en rêve. Et cette année, comble de l’absurdité, la
compétition se déroule en même temps que la Coupe des confédérations. Les Yankees, inscrits sur les deux tableaux, doivent envoyer leur équipe B pour disputer la Gold Cup qui se joue pourtant à
domicile. Sympa pour les fans US et pour Landon Donovan qui ne pourra pas dépasser la barres des 20 buts. La Gold Cup donc, une compétition respectée par les instances mondiales de
football.
Côté USA, c’était l’occasion de voir Freddy Adu en vrai. En fait, non, le joueur made in Disneyland des États-Unis n’est pas non plus titulaire chez les B. À moins d’être un fan
hardcore de la MLS ou d’être abonné à la ZDF pour suivre la Zweite Bundesliga (Ligue 2 allemande), peu de visages familiers. Côté
mexicain, il fallait capter Television Azteca pour reconnaitre des joueurs. Seulement 4 des 23 sélectionnés ne jouent pas dans le championnat mexicain.
Aguirre a laissé les cadres au repos. Exit Marquez (blessé), Guardado, Pavel Pardo, Cuauthémoc
Blanco, Leandro et Zinha. Le Mexique, en pleine crise footballistique, veut donner du temps de jeu et de la confiance à ses seconds couteaux. Surtout la
Gold Cup 2009 doit être l’occasion pour les 3 survivants de la victoire en Coupe du monde des moins de 17 ans en 2005 de s’imposer en tant que leaders. Efraïn Juarez (22 ans)
commande le replacement défensif, Carlos Vela (20 ans) virevolte coté gauche et Giovanni Dos Santos (20 ans) touche tous les ballons.
(La suite, demain)
Texte - Robin d'Angelo