Présentation

  • : Le Quotidien du Gri-Gri International, premier satirique africain francophone animé par la rédaction et son Ambassadrice Ma Solange Oussou.
  • Le Quotidien du Gri-Gri International, premier satirique africain francophone animé par la rédaction et son Ambassadrice Ma Solange Oussou.
  • : actualité politique afrique Sarkozy facebook Actualité
  • : Depuis sa naissance en 2001 au Gabon, le Gri-Gri International empêche de dormir les rois nègres, les ministres corrompus ou excessivement coopérants, les experts internationaux véreux, les personnels d'ambassades incompétents, les journalistes propagandistes et simplificateurs...
  • Partager ce blog
  • Retour à la page d'accueil
  • Contact

Le Gri-Gri sur Facebook

Catégories

Recherche

Compteur

medias

Dom-Tom, Caraïbes & Amériques

Jeudi 31 décembre 2009 4 31 /12 /Déc /2009 12:51



_5184.jpg

_5186-1-copie-1.jpg


Au micro, Ma Solange Oussou et à la vidéo Pascal Quehen

PS : interview réalisée le lundi 14 septembre 2009. 
Par Gri-Gri International - Publié dans : Dom-Tom, Caraïbes & Amériques - Communauté : Afrique panafricaine
Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires
Mercredi 30 décembre 2009 3 30 /12 /Déc /2009 18:15
martinique élections

Cette photo a été saisie ce jour (26/12/09) à 17h à Ducos (en face de la gendarmerie) en Martinique.
Seul hic, la campagne officielle de la consultation du 10 janvier 2010 commence le...4 janvier 2010. Sans commentaire mais comment taire ?

PS : www.bondamanjak.com
PS : photo et texte viennent de chez eux...

Par Gri-Gri International - Publié dans : Dom-Tom, Caraïbes & Amériques - Communauté : Afrique panafricaine
Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires
Vendredi 18 décembre 2009 5 18 /12 /Déc /2009 17:17
Pour la première fois à Paris, les îles de la Caraïbe, associées à pas moins de 42 pays d'Afrique, initieront les Français au Noël "façon pays".



Le 18,19 et 20 décembre 2009, l'Agence Marâ Internationale, et le GEDFOM (Groupement d’Entreprises Des Français d’Outre-Mer) vous invitent à découvrir leur nouveau voyage intitulé le « Marché International de Noël Tropical » (MINT).
Il nous manquait à Paris un grand marché de Noël à l'image des marchés locaux de la Caraïbe, de l'Afrique et des îles Ultramarines où se mélangent : artisanat, vêtements, bijoux, épices et autres délicieuses gastronomies.

Un événement grand public qui réunit plus de 45 pays d'Afrique, des Caraïbes, et des îles...

- Une halle d’exposition de plus de 5000 m²

- Plus de 8 secteurs d’activités : de la mode, en passant par la gastronomie et la déco

- Plus d’une centaine d’idées cadeaux du plus classique au plus tendance

- Un programme féérique et inattendu

- Et plus de 150 exposants de toute la zone tropicale



Par Gri-Gri International - Publié dans : Dom-Tom, Caraïbes & Amériques - Communauté : Afrique panafricaine
Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires
Vendredi 11 décembre 2009 5 11 /12 /Déc /2009 22:37
La Martinique commémore jusqu’au 21 Décembre Desanm 1959. Cela ne dira rien aux nouvelles générations et pourtant le cinquantenaire de ces événements douloureux qui ont frappé la Martinique mérite ce matin une courte narration.
En ce dimanche ensoleillé du 20 décembre 1959, les habituels promeneurs arpentent l'allée des Soupirs, place de la Savane. Sous le kiosque, un orchestre répète. Devant le bar du Central Hôtel, Frantz Moffat, un docker, revient du stade où il a assisté à un match du Club Colonial. Avant de rejoindre ses amis, il gare son scooter, une belle Vespa. Par une fausse manoeuvre, un automobiliste, récemment arrivé de France, renverse l'engin. Il ne s'arrête pas, mais le docker est alerté par un passant. Le motocycliste a le temps d'agripper le volant de la voiture du fautif. Deux ou trois coups de poings plus tard, les deux hommes se réconcilient et scellent l'incident au bar. Entre-temps, un imposant groupe de promeneurs, dont de nombreux appelés martiniquais du contingent, en permission, commentent l'incident sur un ton vif. Un consommateur du bar, témoin de l'incident, se montre inquiet devant ce rassemblement. C'est le trésorier de l'Association des anciens d'Afrique du nord. II alerte les C.R.S.. Lorsqu'elles arrivent, les forces de l'ordre dispersent la foule, sans ménagement, avant d'âtre rappelées dans leur caserne du Fort Saint-Louis. La foule s'en prend alors à l'hôtel de l'Europe, où se réunissent les rares Pieds-noirs du Maroc et de Tunisie. L'étincelle a été allumée, le feu a pris.

À la tombée de la nuit, la savane est un champ d'affrontements entre policiers martiniquais et promeneurs, rejoints par de nombreux jeunes. Le lendemain les C.R.S. en patrouille sont pris à partie dans les rues de la ville. Fort-de-France vit une nuit électrique.
Trois jeunes tombent sous les balles : Edmond Eloi, Christian Marajo, Julien Betzi.
Ce sont "Les Trois Glorieuses de Décembre 59". L'expression est du vice-recteur Alain Plenel (le père d'Edwy, ndlr). Des mots prononcés lors d'une allocution officielle au Morne-Rouge, qui lui vaudront d'être rappelé à Paris avant la fin de son terme. On ne remet pas en cause impunément les errements de l'administration quand on est l'un de ses plus éminents représentants.
Alain Plénel, soutenu par toute la classe politique martiniquaise, humilié, calomnié, soupçonné d'avoir ourdi un complot contre l'Etat, d'avoir foulé aux pieds les droits régaliens de la France dans ce "département", accusé de vouloir que ce "peuple face peuple", sera à la Martinique dans quelques jours pour un devoir de mémoire  qui nous impose de ne pas oublier, après Mai 1848 et Septembre 1870, Décembre 1959. 
Alain Plenel, 87 ans, fait le voyage ? Quel symbole.
Pour nous aider à ne pas oublier Rosile, Marajo, Betzi, tombés sous les balles du colonialisme le plus féroce...

Texte - Jean-Jacques Seymour

PS : éditorial diffusé vendredi 11 décembre sur l'antenne de Tropiques FM (92.6 & www.tropiquesfm.com

Par Gri-Gri International - Publié dans : Dom-Tom, Caraïbes & Amériques - Communauté : Afrique panafricaine
Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires
Mercredi 25 novembre 2009 3 25 /11 /Nov /2009 20:59
. Dans la série « relisons la presse du temps jadis, pour voir un peu ce qu’elle annonçait, décrivait, analysait, commentait, pronostiquait… », chez le dentiste, dans la salle d’attente, j’ai piqué un exemplaire du Nouvel Obs de février 2009… en second titre, tout en bas sur la couverture « Guadeloupe, la grande rupture »
. Le seuil de pauvreté est fixé plus bas en Guadeloupe que dans l’hexagone… 10 euros par jour…

. Connaissez-vous le docteur Michel Numa ? En 1967, il prend part au mouvement social qui agite l’île. Les militaires ouvriront le feu sur des ouvriers du bâtiment qui réclamaient une augmentation. Les journaux parleront de 8 morts… Plus tard, on apprendra le score exact : 87…

. Comme Denis Tillinac, le journaliste Jean-Paul Mari tient à voir dans Haïti non une promesse d’avenir mais un repoussoir et un remède contre les velléités indépendantistes…

. Quand même, Mari rend à Jégo, alors secrétaire d'État aux Dom-Tom, sa sincère et honnête découverte d’une situation à jamais mésestimée… « Aujourd’hui, une poignée de grandes familles blanches, 1% de la population, contrôlent 40% de l’économie des Antilles… le journaliste traduit ainsi : « Il suffit de descendre de l’avion, de louer une voiture, de prendre de l’essence, de réparer un pneu crevé ou de faire ses courses dans un grand magasin pour se retrouver dans le circuit commercial des grands groupes qui étranglent l’île… »

. + la litanique liste des avoirs de Bernard Hayot la 114ème fortune française… dans ses magasins à Basse Terre, l’eau minérale est 42% plus chère qu’en France ; le rumsteak, 50,8 % ; le beurre, 93%... sa richesse est passé récemment de 250 à 350 millions d’euros…

. En Guadeloupe, Hayot contrôle Audi, Mitsubishi, Renault, Seat, Toyota, Michelin, Rent a car, holiday by car, Monsieur Bricolage, Décathlon, Casino Cafétéria, Yves Rocher… 

. Le Nouvel Obs, à la 3ème page du dossier, lâche son scud… avant même la mission d'inspection demandée par Jégo, sur le système de distribution de l’essence, un prérapport accusait la Sara, société locale de raffinage rachetée par Total… Faux bordereaux transformant Sainte-Lucie, dans les CaraÏbes, en Sainte-Luce, en Martinique, pour éviter les taxes européennes… l’essence dilatée par la chaleur, livrée aux stations-service à 30 degrés de température mais payée à 15 degrés… ce qui produit, par camion, des différences qui vont jusqu’à 240 millions…

. Autre point de fixation des colères populaires : le crédit. Les banques refusent souvent des prêts à la création des petites entreprises… Les békés sont là, eux, pour offrir un crédit revolving ou l’achat d’une Mercedes à des fonctionnaires ou des salariés du privé déjà fragiles…

. Épilogue : « Les grands békés, après avoir bâti leur fortune sur un crime contre l’humanité, demandent des indemnités à l’État pour la moindre grêve, des prêts d’États transformés en subventions, des compensations… » (Jean-Paul Mari)

« Les hommes nouveaux, comme Élie Domota, n’ont pas de sympathie pour la France. Nous, nous étions déçus mais amoureux. Nous sommes des sentimentaux. Pas lui. » (Michel Numa)


Texte - Grégory Protche



Par Gri-Gri International - Publié dans : Dom-Tom, Caraïbes & Amériques
Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires
Mardi 17 novembre 2009 2 17 /11 /Nov /2009 08:55
Pour la première fois à Paris, les îles de la Caraïbe, associées à pas moins de 42 pays d'Afrique, initieront les Français au Noël "façon pays".



Le 18,19 et 20 décembre 2009, l'Agence Marâ Internationale, et le GEDFOM (Groupement d’Entreprises Des Français d’Outre-Mer) vous invitent à découvrir leur nouveau voyage intitulé le « Marché International de Noël Tropical » (MINT).
Il nous manquait à Paris un grand marché de Noël à l'image des marchés locaux de la Caraïbe, de l'Afrique et des îles Ultramarines où se mélangent : artisanat, vêtements, bijoux, épices et autres délicieuses gastronomies.

Un événement grand public qui réunit plus de 45 pays d'Afrique, des Caraïbes, et des îles...

- Une halle d’exposition de plus de 5000 m²

- Plus de 8 secteurs d’activités : de la mode, en passant par la gastronomie et la déco

- Plus d’une centaine d’idées cadeaux du plus classique au plus tendance

- Un programme féérique et inattendu

- Et plus de 150 exposants de toute la zone tropicale



Par Gri-Gri International - Publié dans : Dom-Tom, Caraïbes & Amériques
Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires
Lundi 9 novembre 2009 1 09 /11 /Nov /2009 18:40
Pour la première fois à Paris, les îles de la Caraïbe, associées à pas moins de 42 pays d'Afrique, initieront les Français au Noël "façon pays".



Le 18,19 et 20 décembre 2009, l'Agence Marâ Internationale, et le GEDFOM (Groupement d’Entreprises Des Français d’Outre-Mer) vous invitent à découvrir leur nouveau voyage intitulé le « Marché International de Noël Tropical » (MINT).
Il nous manquait à Paris un grand marché de Noël à l'image des marchés locaux de la Caraïbe, de l'Afrique et des îles Ultramarines où se mélangent : artisanat, vêtements, bijoux, épices et autres délicieuses gastronomies.

Un événement grand public qui réunit plus de 45 pays d'Afrique, des Caraïbes, et des îles...

- Une halle d’exposition de plus de 5000 m²

- Plus de 8 secteurs d’activités : de la mode, en passant par la gastronomie et la déco

- Plus d’une centaine d’idées cadeaux du plus classique au plus tendance

- Un programme féérique et inattendu

- Et plus de 150 exposants de toute la zone tropicale



Par Gri-Gri International - Publié dans : Dom-Tom, Caraïbes & Amériques
Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires
Dimanche 30 août 2009 7 30 /08 /Août /2009 07:08
Sur le très documenté site bworldconnection.com, nous sommes tombés sur ce témoignage...

Il y a quelques jours, un ami me faisait part de sa crainte devant ce qu’il appela «une jamaicanisation progressive» de la société martiniquaise et de me donner l’exemple de ce mariage au cours duquel six voyous cagoulés ont fait irruption, fusils à pompe à la main. Ils ont alors raflé tous les bijoux des femmes, y compris des vieilles femmes et même de la mariée ! Je n’ai guère prêté attention à cette anecdote, de même que je glisse sur les innombrables articles de «France-Antilles» concernant les vols, les coups de coutelas ou de fusil. Sans doute est-ce un tort…
C’est vrai que les intellectuels ou ceux que l’on considère comme tel ne perdent pas leur temps à lire des papiers consacrés aux « chiens écrasés » selon l’expression convenue. Jusqu’au jour où…Car ces faits sont comme des symptômes, des révélateurs de la société, surtout celles qui sont en crise quasi-permanente comme la nôtre. Et ils ne concernent pas forcément des jeunes ou des gens connus des services de police.
Il y a une agressivité grandissante à tous les niveaux de notre société.
C’est ainsi que je me trouvais l’autre samedi matin à la boutique de station d’essence de Case-Pilote en train d’acheter des journaux. Je me range normalement dans la queue. Il y a trois personnes avant moi. La vendeuse sert la première puis nous annonce que sa caisse est fermée et que c’est la relève. Puis elle entreprend de comptabiliser une bonne cinquantaine de tickets de carte bancaire, ce qui provoque un léger agacement chez moi et un « tjip » si discret qu’elle ne l’entend même pas.
Or, ne voilà-t-il pas que le client qui est juste avant moi dans la queue et que je ne connais ni d’Eve, ni d’Adam, m’interpelle rudement  : « Vous auriez fait comment à sa place ? »
Surpris, je lui réponds calmement  : « Mais je ne vous ai pas adressé la parole, monsieur. »
« Vous êtes toujours pressés dans ce pays-là. Pour aller où comme ça ? » se met-il à gueuler.
« Je ne vous connais pas monsieur. Epi man pa palé ba’w. » (Je ne vous ai pas adressé la parole.)
Et là, il explose : « Bonda manman’w ! Ay koké manman’w, misié-a ! »
Je réplique pareil, mon stock d’injures créoles n’étant pas inférieur au sien même s’il est Noir bon teint et moi Chaben-prel-si. C’est alors que l’énergumène me flanque une bourrade, ce à quoi je riposte par ma main dans la gueule. Stupéfait, il prend les autres clients à témoin et s’écrie : « Vous voyez ! Vous voyez, il m’a frappé…Eh ben, je vais chercher quelque chose pour lui » et il sort de la boutique pour se rendre à sa voiture garée sur le parking mais à un endroit que je ne distingue pas car entre temps la station s’est remplie. Je lance alors : « Eh bien si c’est comme ça, moi aussi, je vais chercher quelque chose à ma voiture ! »
Je sors donc de la boutique et me met à traverser le parking, ma voiture étant garée assez loin. Ce en quoi je commets une erreur capitale qui aurait pu me coûter la vie. Je ne prends pas la peine de regarder derrière moi, or l’énergumène est déjà revenu de sa voiture, brandissant un rasoir et fond sur moi, me flanquant un violent coup derrière la tête. Je suis presqu’à hauteur de ma voiture. Un voile noir obscurcit ma vue et je perds conscience durant trente secondes, tombant comme une souche par terre. Quand je reprends conscience, il est en train de me bourrer de coups de pied au visage, dans les côtes, sur les épaules, son rasoir prêt à frapper au cœur. Mais comme je débats, riposte tant bien que mal avec mes pieds, toujours à moitié groggy sur le sol, il ne trouve pas le bon angle pour me piquer et continue à me frapper avec rage en m’insultant. C’est alors que les trois pompistes de la station font semblant de s’interposer. L’un crie : « Pa pitjé’y ! » (Ne le pique pas !)
Il a fallu finalement l’intervention de clients pour arrêter l’énergumène. Lorsque les gendarmes arriveront sur les lieux, j’étais parti et quand j’ai eu affaire à eux, ils m’ont dit texto : « La vidéo montre que vous lui avez donné un coup de poing. »
« Ah bon ? Et elle ne le montre pas en train de m’insulter d’abord, puis de me flanquer une bourrade ensuite ? »
« Heu non, la bourrade n’est pas très visible sur la vidéo. En plus, les pompistes ont déclaré qu’il n’avait pas d’arme. Lui-même a reconnu qu’il est bien allé à sa voiture chercher une arme mais qu’il n’en a pas trouvée. »

J’ai préféré sourire, de mes lèvres tuméfiées, face à ces deux gendarmes blancs. Malheureusement, pendant le passage à tabac, mon passeport contenant mon permis et ma carte grise ainsi que mon porte-carte contenant ma carte bleue, carte Vital etc…sont tombés sur le sol sans que je le réalise. Revenu les chercher à la station une heure plus tard, un pompiste me dit qu’il a vu un client les ramasser. A ce jour, ledit client ne les a ramenés ni à la police ni à la gendarmerie. Je précise que la dizaine de clients qui ont assisté à la scène sans rien dire ni rien faire, hormis deux d’entre eux, n’étaient pas des petits jeunes de 16-18 ans à tête nattée sur des boosters, mais des Martiniquais moyen entre 30 et 60 ans.
Telle est devenue notre Martinique en ce début de XXIè siècle…

Raphael Confiant
Par Gri-Gri International - Publié dans : Dom-Tom, Caraïbes & Amériques
Ecrire un commentaire - Voir les 2 commentaires
Vendredi 28 août 2009 5 28 /08 /Août /2009 13:31

Dimanche 26 juillet, finale de la Gold Cup à New York. Les États-Unis affrontent le Mexique devant plus 79 000 fans de soccer.  Ou plutôt 79 000 hinchas de futbol. Il fallait des lunettes détectrices de blancs-becs pour repérer les Américains. Aujourd’hui, la couleur officielle du Giants Stadium c’est le vert. Récit d’une branlée historique pour les gringos qui risque de faire date de l’autre côté de la frontière. 

Rien à se mettre sous dents en première mi-temps. Les Ricains dominent et font des frappes de 30 mètres qui finissent comme des pénalités de foot US. Les Mexicains n’arrivent pas à passer le milieu de terrain et
Giovanni s’empale sur les défenseurs gringos. C’est moche et le stade sent la saucisse. Coté tribunes le match est nettement plus marrant. Le Giants Stadium est plein comme un œuf. Sauf que dans les travées ça chambre à 99% en espagnol. D’abord du bon second degré. Des « Pinche traidores ! » (« Putains de traitres !» ) et « Que llamen a la migra ! » (« Qu’ils appellent l’immigration ! » répondent aux faiblards « USA, USA ». Puis on passe à  « Culeros, Culeros ! » avant que ca ne parte légèrement en vrille. Des gros blancs rasés emmitouflés dans leur Star-Spangled Banner échangent de grosses patates avec des Mexicains tatoués à catogans. « Hijos de puta ! » Un des mecs finit à terre avant que la sécurité vide les trois gringos fachos. Tant mieux pour eux, ils auraient fini en viande à tacos face au 78 997 verdes présents en tribunes. 
Mi-temps, les plus friqués des chicanos achètent leur
Bud à 10$. Giovanni a lui aussi du boire un sacré truc. Le petit prince du football mexicain annihile à lui tout seul la défense yankee et provoque un pénalty à la 55ème. Le vet’ Torrado se charge de le transformer. GOOOOOOOOOL. En tribune c’est l’orgasme. 20 ans d’exploitation dans les cuisines des restaurants new-yorkais sont libérés. Puis Giovanni continue son festival. Un duel raté face au portier Troy Perkins, vainqueur cette année de la coupe de Norvège avec le Valeranga Fotbal, avant d’initier et de conclure un contre dévastateur à la 61ème. Ay Caramba, les Mexicains craquent leurs slips en tribune. Les Ricains pètent les plombs. Sur le terrain c’est farce-attaque. Tous devant le but n’importe comment et personne en défense. Les Mexicains les enchaînent comme des perles. Tres, cuatro y cinco. Vela, Castro, Franco. Giovanni était dans tous les coups. La Bud à 10$ vole dans le stade façon champagne de Formule 1. C’est l’hystérie. On s’embrasse, on pleure, on vénère la Vierge de Guadalupe (patronne de Mexico). Tout le monde jette tout ce qu‘on peut trouver en l‘air. Le chant du jour « Si, se puede » façon Yes we can obamesque repris par 79 000 personnes. Ça chambre sec, les supporters gringos quittent le stade sous les moqueries des chicanos. La fin du match est un calvaire. 10 minutes sans toucher la balle pour les Yankees. 10 minutes de Olééééé. Heaps le défenseur central US craque et déchiquette un mexicain. Red Card. « Si se puede » devient « Si se pudo» (Yes we did).
Les Mexicains ont retrouvé leur fierté. La dernière victoire face au frère ennemi remontait à 1999. L’affront des dernières défaites, surtout celle en 8ème du mondial 2002 est lavé. Mais chanter « Si’ se puede » (Oui on le peut) pour célébrer une victoire face aux Etats-Unis B est révélateur de la situation tragique du football mexicain. Entre la grippe porcine et des défaites face au Honduras, les Mexicains se consolent comme ils peuvent. En attendant peut-être leur véritable come-back, le 12 aout prochain à l’Estadio Azteca, cette fois-ci contre les États-Unis de Landon Donovan pour un match décisif en vue du mondial zoulou de 2010.


Texte - Robin D’Angelo

Par Gri-Gri International - Publié dans : Dom-Tom, Caraïbes & Amériques
Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires
Mardi 25 août 2009 2 25 /08 /Août /2009 21:27

Dimanche 26 juillet, finale de la Gold Cup à New York. Les États-Unis affrontent le Mexique devant plus 79 000 fans de soccer.  Ou plutôt 79 000 hinchas de futbol. Il fallait des lunettes détectrices de blancs-becs pour repérer les Américains. Aujourd’hui, la couleur officielle du Giants Stadium c’est le vert. Récit d’une branlée historique pour les gringos qui risque de faire date de l’autre côté de la frontière. 

Voilà ça y est. Dernier chapitre de la Gold Cup 2009 après 3 semaines de compétition au cours desquelles vous avez pu assister à des Nicaragua-Guadeloupe, des Grenade-Haïti. La technique de Ernst Saint-Joseph (avant-centre haïtien) et les sauvetages sur la ligne de Gabriel Gervais (défenseur du Canada) vont disparaître à tout jamais de vos télés et serviront à garnir les pages l’encyclopédie du football 2009. Gâteau sur le cerise, comme disait le poète Ribéry, l’Euro Nord-Américain offre une finale en apothéose entre les deux géants de la CONCACAF, les États-Unis et le Mexique. 
Et ça ne rigole pas : le vainqueur est qualifié pour la prochaine Coupe des confédérations
Oui mais voila, en fait ça rigole un peu. Sur les 9 dernières éditions, c’est la quatrième fois que le Mexique rencontre les States en finale. Surtout, Landon Donovan est le meilleur buteur de tous les temps de la compétition avec 17 pions inscrits. Un record que Ronaldo n’approche même pas en rêve. Et cette année, comble de l’absurdité, la compétition se déroule en même temps que la Coupe des confédérations. Les Yankees, inscrits sur les deux tableaux, doivent envoyer leur équipe B pour disputer la Gold Cup qui se joue pourtant à domicile. Sympa pour les fans US et pour Landon Donovan qui ne pourra pas dépasser la barres des 20 buts. La Gold Cup donc, une compétition respectée par les instances mondiales de football. 
Côté USA, c’était l’occasion de voir Freddy Adu en vrai. En fait, non, le joueur made in Disneyland des États-Unis n’est pas non plus titulaire chez les B. À moins d’être un fan hardcore de la MLS ou d’être abonné à la ZDF pour suivre la Zweite Bundesliga (Ligue 2 allemande), peu de visages familiers. Côté mexicain, il fallait capter Television Azteca pour reconnaitre des joueurs. Seulement 4 des 23 sélectionnés ne jouent pas dans le championnat mexicain. Aguirre a laissé les cadres au repos. Exit Marquez (blessé), Guardado, Pavel Pardo, Cuauthémoc Blanco, Leandro et Zinha. Le Mexique, en pleine crise footballistique, veut donner du temps de jeu et de la confiance à ses seconds couteaux. Surtout la Gold Cup 2009 doit être l’occasion pour les 3 survivants de la victoire en Coupe du monde des moins de 17 ans en 2005 de s’imposer en tant que leaders. Efraïn Juarez (22 ans) commande le replacement défensif, Carlos Vela (20 ans) virevolte coté gauche et Giovanni Dos Santos (20 ans) touche tous les ballons.
(La suite, demain)

Texte - Robin d'Angelo

 

Par Gri-Gri International - Publié dans : Dom-Tom, Caraïbes & Amériques
Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires

Les vidéos du Gri-Gri

Les vidéos de legrigriinternational sur Dailymotion

Calendrier

Février 2012
L M M J V S D
    1 2 3 4 5
6 7 8 9 10 11 12
13 14 15 16 17 18 19
20 21 22 23 24 25 26
27 28 29        
<< < > >>

Album photos

Voir tous les albums

Recommander

Créer un blog gratuit sur over-blog.com - Contact - C.G.U. - Rémunération en droits d'auteur - Signaler un abus - Articles les plus commentés