:
Depuis sa naissance en 2001 au Gabon, le Gri-Gri International empêche de dormir les rois nègres, les ministres corrompus ou excessivement coopérants, les experts internationaux véreux, les personnels d'ambassades incompétents, les journalistes propagandistes et simplificateurs...
PS : ça se passait le dimanche 24 janvier et c'était initié par Hortense Assaga (Tropiques FM et Cité Black)
PS 2 : Gladys Gambie ne fut bien sûr pas la seule artiste sur scène...
Après la destruction, le 8 mai 1902, de Saint-Pierre de la Martinique par l'éruption de la
montagne Pelée.
"On a récolté près d'un million, pour la Martinique. Les malheureux en recevront-ils seulement un quarantième ? J'imagine que les secours en argent iront surtout à quelques millionnaires
dont l'opulence a été plus ou moins entamée par le volcan et qui ont besoin de se refaire. Pour ce
qui est des mourants de faim, on leur expédiera de la morue invendable, des farines avariées, des conserves en putréfaction, tous les rebuts et déchets des entrepôts de la France ou de
l'Angleterre. Les fournisseurs nageront dans l'allégresse et les tenanciers de la Compassion publique achèteront des immeubles situés à d'énormes distances de tout cratère."
PS : extrait de Quatre ans de captivité à Cochons sur Marne de Léon Bloy.
vidéo - Ma Solange Oussou PS : tourné le dimanche 24 janvier au théâtre du Splendid à Paris
PS 2 : à l'intiative de ce marathon, Hortense Assaga (Tropiques FM, Cité Black, entre autres)
Le 20 janvier 2009, Barack Obama prenait ses fonctions à Washington, suscitant dans la diaspora africaine fierté irrationnelle pour les uns, espoir mesuré pour les autres. Obama
était un Africain. Il allait sauver le monde. On cherchait (ou on faisait semblant de chercher) l'Obama français. Pour saluer l'événement, le LKP déclenchait ce même jour une
grève générale à la Guadeloupe, qui devait durer 44 jours, et qui était destinée à profiter de l'effet Obama pour abattre définitivement les séquelles de l'ordre colonial français. Un an après,
Obama envoie des milliers de marines à Port-au-Prince - capitale de la première république nègre de l'histoire - appliquant, à la faveur des circonstances, un plan prévu de longue date par son
odieux prédécesseur, qui est d'ailleurs, chose étrange, dans la boucle de l'opération.
Pour l'instant, la seule différence avec le débarquement de 1915, au cours duquel les Américains avaient de même envahi l'ancienne colonie française pour apporter leur "aide" (pendant dix-neuf
ans !) c'est que Obama a donné cette fois pour consigne aux soldats US de "cacher leur fusil dans le dos", ce qui est tout un programme. Les soldats ont toutefois l'ordre de tirer s'ils
sont "attaqués". Il est rare qu'on se promène avec un fusil dans les rues, surtout caché dans le dos (ce qui donne l'avantage de la surprise), sans intention de s'en servir. Bien sûr,
ceux qui ne veulent pas voir diront que cette opération est nécessaire pour "sauver Haïti". J'observe ce qui s'y passe depuis une semaine. Les secours promis ont du mal à parvenir. On a laissé
mourir les Haïtiens sous les décombres, on n'a fait qu'enterrer les morts et sauver les étrangers. Hier encore, un avion français de Médecins sans frontières a été refoulé, et
par trois fois. Les Américains, qui ont une certaine expérience de ces choses, savent bien que les avions humanitaires français ne transportent pas toujours que des médecins... Comme il y a eu un
précédent, avec un autre avion humanitaire transportant Klarsfeld, c'est le signe que la France n'est plus la bienvenue si elle entend, comme Nicolas Sarkozy
l'avait bien fait savoir, mais trop tard, se mêler des affaires du pays. L'absence de son gouvernement à la messe célébrée samedi dernier en mémoire des victimes montrait bien que Paris
obtempérait aux ordres d'Obama : Messieurs les Français, circulez, il n'y a rien à voir à Port-au-Prince. Conséquence inévitable de la doctrine Monroe. On est loin de cette
conférence internationale fièrement annoncée voici quelques jours. Je suppose que les Américains ont fait subtilement allusion au passé de la France à l'égard d'Haïti et au "rôle
positif de la colonisation française". On appelle ça le French bashing.
Obama n'allait pas se priver de ce plaisir à l'égard de Sarkozy. Tout ce que j'annonce depuis des années, à savoir qu'un jour ce passé que la France a eu jusqu'ici la stupidité de nier lui
reviendra en face comme un crachat, comme une humiliation imposée non pas par les Haïtiens qui ne demandent que de l'aide et du respect, mais par les Américains qui ont beau jeu de dire
aujourd'hui qu'un pays vaincu ayant extorqué 21 milliards de dollars à son ancienne colonie victorieuse n'a de leçons à donner à personne et surtout pas aux Etats-Unis d'Amérique. L'attitude de
la France lors du coup d'Etat de 2004 a fait le jeu de Washington. Cela aurait pu même être pire si, comme il était prévu, Jean-Bertrand Aristide avait trouvé la mort, comme
Toussaint Louverture au fort de Joux, dans les geôles militaires françaises de
Bangui après son enlèvement. Qui obligeait un Villepin à aider Bush d'une manière si déshonorante ? Qu'est-ce que cela a rapporté ? La honte. Pour la
première fois de ma vie, en 2003, à Port-au-Prince, voyant de mes yeux les agissements pathologiques de Régis Debray, de l'ambassadeur de France Thierry Burkard,
de la soeur de Villepin, Véronique Albanel, j'ai ressenti quelque chose d'atroce qui m'a fait monter les larmes aux yeux : j'ai eu honte d'être français, j'ai eu honte
d'avoir quelque chose de commun avec ces gens là. Cette humiliation, je ne suis pas près de l'oublier, donc de me taire sur ce sujet.
PS : en date du 12 janvier 2010
PS 2 : "Ces gens-là"...
PS 3 : autant l'animateur le relance bien pour faire croire à la comédie, autant Zemmour est tellement tâcheron qu'à la reprise tout le monde comprend qu'il lit sa chronique mal écrite et mal
dite...
PS 4 : c'est à l'oral, non, qu'il a échoué à l'ENA ?
PS 5 : ENA au concours d'entrée de laquelle cette tarte de Ségolène Royal n'a pas échoué, elle...
PS 6 : se faire traiter d'incorrect par un animateur d'RTL, telle est la punition, divine, du petit homme inculte et cumulard...
PS 7 : bien sûr que Zemmour est inculte : il ne connaît pas Booba.
« Péyi-a sé ta nou, sé pa ta yo ! » (« Ce pays est à nous, pas à eux ! »),clamaient-ils en février 2009… Jamais à Cuba (communiste), ni à Barbade (capitaliste), ni à Saint-Domingue (social-démocrate), on ne verrait le pays bloqué durant plus
d’un mois à cause d’une grève générale. JAMAIS !
Au bout d’une semaine, les forces de police ou l’armée débloqueraient les routes, rouvriraient les commerces et entreprises, rétabliraient la libre circulation des personnes et des marchandises.
Il n’y a que dans ces colonies de consommation que sont la Martinique, la Guadeloupe et la Guyane qu’une telle chose est possible. Dans ces OVNI politiques, le Papa Blanc autorise ses chers
enfants nègres à brailler, défiler, réclamer, exiger autant qu’ils le veulent. De toute façon, personne ne mourra de faim ! Il les autorise même à proclamer que « le pays leur appartient
désormais » et que le temps de la « profitation » est fini et bla-bla-bla…« Péyi-a sé ta nou, sé pa ta yo ! » (« Ce pays est à nous, pas à eux! »), clamaient-ils en février
2009…
Le Papa Blanc se marre. Ses enfants nègres ne sont pas sérieux. Ils ne croient pas un mot à ce qu’ils disent. D’ailleurs, pourquoi ont-ils « déboulé » en février, mois du carnaval, et pas en
octobre ou en novembre ? La preuve : quand on leur organise une consultation pour savoir s’ils seraient prêts à entamer un tout petit début de commencement d’autonomie, ils battent aussitôt en
retraite comme des « crabes-c’est-ma-faute ». Oublié le « Péyi-a sé ta nou ! » ! Aux orties les rodomontades du genre « Jou nou ké ajounou pòkò wè jou » !
Tout le monde aux abris ! 73% de « NON » en Guyane et 80% en Martinique. Donc si l’on comprend bien, les mêmes qui ont défilé et braillé en février pour faire plier l’État « colonialiste » votent
aujourd’hui comme un seul homme pour rester à jamais enlacés dans les bras de ce même état colonialiste. Français jusqu’ad vitam aeternam, voilà ce qu’ils veulent être et rester !
À ces gens, je dis : allez vous faire foutre ! À ce peuple, je dis qu’il n’est qu’une sous-merde, un ramassis d’aliénés, d’alimentaires et de lâches. Une tâche sur la carte du monde, une
salissure. Un étron.
Je comprends pourquoi vous ne voulez ni de l’autonomie et encore moins de l’indépendance. Dans une Martinique libre, comme à Cuba, à Barbade ou à Saint-Domingue, jamais vous n’auriez été
autorisés à foutre la merde et à bloquer tout le pays pendant plus d’un mois.
Vous avez raison : restez français jusqu’à la fin des temps et continuez à brailler et à manifester régulièrement pour que le Papa Blanc vous accorde 200 euros d’augmentation de salaire et
n’augmente pas le prix de l’essence, même si le cours du brut augmente sur le marché mondial.
Adieu (ou plutôt « Au Diable ! »)…
Texte - Raphaël Confiant
PS : retrouvez le bloc-notes de Raphaël Confiant sur www.montraykreyol.org