Lundi 16 mars 2009
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C'est écrit sur l'affiche, "De et par" :
Bams ; Elsa Boyaval ; Sbia M ; Hayet Zeghaoui ; Kahena Saighi ; Sabrina Tayeb (aka la Ravissante) ; Stéphanie Wurtz ; Soria Rem.
D' de Kabal leur a demandé d'écrire plusieurs textes chacune,qu'il a ensuite maillés dans une mise en scène à la fois contemporaine, dans ses options chorégraphiques et son
dépouillement, et classique dans sa rigueur.
Le soin particulier apporté à la bande sonore vient enrichir encore des textes étonnamment murs et sûrs, tant dans leur écriture que leur efficacité dramatique.
Il y a même, et de l'unanime avis du public, une vraie grande scène d'émotion, celle de la maîtresse.
Quelques inserts de danse viennent utilement et agréablement séquencer ce festival de filles et de mots.
Retenons également la prestation de la plus jeune des auteures-comédiennes (Elsa Boyaval, et son superbe "Je vous emmerde"). Ainsi que celle, mi burlesque, mi inquiétante, Pierre Richard de
cartoon trash, de l'unique comédien de la pièce, Habdelaque.
Femmes de Paroles est un spectacle théâtral qui se joue jusqu'au 29 mars, les samedis, à 20H30, et
les dimanches, à 16H, au Théâtre d'Ivry-Antoine Vitez. 1, rue Simon Dereure. 94 200 Ivry-Sur-Seine
Renseignements et réservations : 01 46 70 21 55
www.ivry94.fr
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Vendredi 6 mars 2009
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18:30
« Chaque peuple a son univers, sa manière de cuisiner, de fonctionner, c’est ça le Gwoka, le mode de vie guadeloupéen
». Celui qui le déclare, c’est Franck Salin, réalisateur du documentaire "L'Appel du tambour", récemment diffusé sur Trace TV, et dont voici un extrait
http://www.dailymotion.com/swf/k7iUXpT724yPqCUL6R&related=1
Franck Salin est également rédacteur en chef du site Afrik.com
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Vendredi 27 février 2009
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Le Tarmac est une charmante et très agréable salle de théâtre, à Paris, porte de la Vilette.
Le Gri-Gri y a toujours été très soutenu... et très bien reçu.
EN REMONTANT LE NIGER
Texte Arezki Mellal
Mise en scène Maria Zachenska
Scénographie et costumes Georges Vafias
Chorégraphie Véronique Ros de la Grange
Lumières Jean Huleu
Maquillage Nathy Polak
Avec Jacques Allaire, Criss Niangouna et Chantal Trichet
Une mère vieillissante, en quête d'aventures et de massages exotiques. Son rejeton sans âge, mal aimé, mal aimant, stupide, cupide et volontiers matricide.
Elle veut « chasser le tigre et voir des guerriers masqués et des sorciers emplumés ».
Il a entendu dire que « les forgerons bambaras sont courageux ». Elle sait que les femmes sont excisées et lui que les hommes sont circoncis... Ils sont venus en Afrique pour « remonter le Niger
» ! Elle promet « zouli, zouli grand petit visa brillant sur passeport » à qui la fera « traverser la mer dans des bras noirs pleins de soleil »...
Il traficote, soutire des chèques à sa mère mais voudrait bien se débarrasser de cette « vieille rombière » avec l'aide d'un marabout...
Etrange duo occidental en déliquescence, boursouflé, décadent, malade, en bout de course et de fantasmes.
Avec eux, amusé, consterné, leur guide local, Moussa-Lustucru, étudiant en ethnologie, faux naïf jusqu'au plus-que-parfait du subjectif !
En remontant le Niger, c'est « La croisière s'amuse » sur le Djoliba avec les Tartarins d'un Club Med de pacotille en quête de « noirs désirs ».
Masque de l'un, miroir de l'autre, huis clos burlesque, désopilant, décapant, Arezki Mellal choisit le nez rouge de la farce et donne un vigoureux « coup de torchon » dans les eaux troubles de
l'humain, dans ses mesquineries, ses convoitises et ses clichés crétins, dans les remugles du racisme, dans les bassesses minuscules et la bêtise majuscule.
Du mardi au vendredi à 20h & le samedi à 16h
Rencontre le mercredi 4 mars à l’issue de la représentation
www.letarmac.fr
Le théâtre est situé sur le Parc de la Villette, derrière la Grande Halle.
Métro Porte de Pantin – Bus PC2, PC3 ou 75
Parking payant sous la Cité de la Musique, accès avenue Jean Jaurès.
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Samedi 14 février 2009
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07:18
L'art éphémère ne date pas d'hier ! Pour preuves les peuples vivant autour de la rivière Omo, en Ethiopie non loin de l'endroit où fût trouvée Lucy, qui pratiquent la peinture corporelle depuis des
temps immémoriaux. Enseigné depuis l'enfance, cet art prend toute sa signification à l'adolescence, quand les jeunes gens deviennent tour à tour artiste ou œuvre, laissant aller leur expression
créative dans le but d'attirer le regard, de se distinguer, de se voir dans le regard des autres, de plaire mais aussi d'être reconnu pour ses qualités artistiques. Ainsi les jeunes femmes
privilégient l'originalité de la peinture de leurs seins tandis que les jeunes hommes parent leur penis de cette argile pigmentée qu'ils appliquent généralement à l'aide de leurs doigts ou d'un
roseau. Protégés jusqu'à maintenant de la colonisation et de l'esclavagisme par leur éloignement géographique, leurs fauves et insectes redoutables (et aussi un peu grace à leurs kalashnikovs...),
les peuples de l'Omo vont devoir faire face aux plus grand dangers pour leur art : la civilisation et le tourisme.
Le photographe Hans Silvester, légende du grand reportage, a eu le choc de sa vie quand il les croise, à 68 ans, au hasard d'un reportage en Ethiopie. Abandonnant l'ordre du temps, il les suit dans
leur vallée pour nous rapporter une belle esquisse de cet art millénaire mais contemporain.
Une exposition, « Les peuples de l’Omo » se tient jusqu'au 7 mars 2009 à la galerie de l’Etrave au 4 bis, avenue d’Evian à Thonon et à la galerie Art/espace-Galerie Pome Turbil au 1 bis avenue du
Léman, toujours à Thonon.
Et pour ceux qui ne peuvent pas aller à l'expo, deux livres : “Les peuples de l’Omo, du corps à l’oubli" et "Entre la nature et l’homme" (Editions de la Martinière).
Texte Pascal Quehen pour http://graphicsoul.over-blog.com • Photos © Hans Silvester
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Mercredi 11 février 2009
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07:00
Pat Masioni, pour celles et ceux qui ne le sauraient pas encore, est non seulement un homme exquis, le dessinateur vedette du
Gri-Gri, mais aussi un des dessinateurs africains les
plus importants de notre époque.
En albums comme en publication presse, et déjà même en crayonné... comme vous pouvez le constater.
Dessin préparatoire pour la couverture et encrages tirés de la
BD Rwanda 1994, Tome 2 le camp de la vie. Dessin de Pat Masioni, sur un scénario de Grenier & Austini.
PS : et en prime, une photo du maître au travail.
Photo © Pascal Quehen
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Mercredi 4 février 2009
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15:08
Pour sa neuvième édition du 4 au 10 février, le festival de cinéma de Saint-Denis (93) “Est-ce ainsi que les hommes vivent ?...” propose un tour d'horizon du cinéma américain dont les noirs
sont les réalisateurs et/ou les acteurs. Des premiers films muets d'Oscar Micheaux (“Great migration”, “Unconquered”, “Body and soul” dans les années 20) à l'envoutant “Ghost Dog, the way of
the samouraï” de Jim Jarmush (1999), presqu'un siècle de combat cinématographique est couvert à travers une sélection étoffée. L'occasion de revoir, entre autres, l'ami noir de John Ford, Woody
Stode, dans “Sergeant Rutledge” (1960), le légendaire et musclé “Sweet sweetback’s Baadasssss song” de Melvin Van Peebles (1971) inédit en France, le beau “Shadows” de John Cassavetes (1959), les
films cultes de la Blaxploitation (des films souvent produits et réalisés par des Blancs avec des acteurs Noirs pour le public noir) tels “Shaft” de Gordon Parks (1971), “Foxy Brown” de Jack Hill
(1974) avec l'icone Pam Grier ou, plus consistant “The spook who sat by the door” d'Ivan Dixon (1973) essence du combat des Black Panthers. Egalement au programme, des films de concerts légendaires
: “Wattstax” de Mel Stuart (1972) commémorant les émeutes sanglantes de Watts avec Rufus et Carla Thomas pour ne citer qu'eux, “Jimi plays Monterey” (1985), festival précurseur de Woodstock en 1967
avec un Jimi Hendrix en grande forme ou encore “Behind the green door” (1972) un classique du porno avec Johnny Keyes, la première star noire du genre... des concerts (Bams, Warra Ba...), une table
ronde sur le rap animée par Grégory Protche, rédacteur en chef du Gri-Gri International... Bref, une semaine bien remplie... Tout le programme sur
http://www.blackrevolution.fr ...et dans le livret bien foutu de la manifestation (designé par Anabelle Chapö et Marie-Armel Le Bourhis) dont le visuel de couv'
de Nick illustre cette note.
Pascal Quehen (http://graphicsoul.over-blog.com)
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