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3 mars 2016 4 03 /03 /mars /2016 09:09
Front du Refus du Bénin-Waxala et de la recolonisation

FRONT DE REFUS DU BENIN-WAXALA

(PCB, CDP, PSD-Bélier, CSTB, Fésyntra-Finances, CPFG, UNSEB…)

POINT DE PRESSE :

Thème

« Message aux travailleurs, à la jeunesse et au peuple à propos de la situation politique actuelle et des élections »

Cotonou le 03 Mars 2016.

Béninoises, Béninois, de l’Intérieur comme de l’Extérieur

Peuple combattant de notre pays

Nous sommes aujourd’hui 03 Mars 2016, à quelques heures du scrutin du dimanche 06 Mars 2016. Que constatons-nous ?

1°- Une Décision pirate et illégale de confection de nouvelles cartes électorales en violation flagrante du Code électoral.

2°-Une Organisation systématique de distribution discriminatoire et brouillonne des cartes d’électeurs ceci selon les critères qui ne laissent planer aucun doute sur l’intention des barons de la fraude à la CENA, à la Cour Constitutionnelle et au gouvernement. Ainsi, si le Borgou et l’Alibori ont pu tirer leurs épingles du jeu, des départements comme la Donga- l’Atacora, le Mono-Couffo, l’Ouémé et le Plateau sont encore à attendre le bout du tunnel. Ainsi des communes comme Matéri et Tanguiéta ont pu être approvisionnées en cartes d’électeurs, alors qu’il ’en est pas de même de Djougou, Ouaké Copargo etc. De la sorte, dans les zones où les cartes nouvelles n’ont pas été distribuées, les jeunes ayant atteint l’âge de 18 ans cette année ainsi que ceux qui ont, entre temps, perdu leurs cartes sont exclus du droit de vote. L’inégalité de droit de vote entre citoyens de régions différentes est ainsi organisée, créant un déséquilibre en termes d’électeurs entre régions au cours de ce scrutin. De façon visible, les zones peu favorables au candidat de la mouvance sont systématiquement discriminées.

3°- La Décision de la Cour Constitutionnelle d’autoriser l’utilisation de deux cartes au cours du même vote qui aggrave la confusion.

4°- La désignation par la CENA de coordonnateurs d’arrondissements en violation flagrante du Code électoral, préconisant, la priorité donnée au corps judiciaire en général et magistral en particulier. Ainsi la majorité des coordonateurs d’arrondissements sont des soldats au front au service du candidat de la coalition FCBE-PRD-RB ; ceci avec la bénédiction de la Cour constitutionnelle qui vient de sanctifier une telle aberration juridique.

5°- Si l’on ajoute à toutes ces graves irrégularités, la désignation de façon unilatérale par la CENA des représentants aux divers bureaux de vote, l’interdiction de téléphones portables dans les postes de vote, l’achat massif par certaines personnes de cartes d’électeurs notamment les anciennes, l’ignorance totale à ce jour de l’effectif du corps électoral, etc. l’on ne peut que constater que l’élection prévue pour se dérouler le 06 Mars prochain sera l’une des « plus calamiteuses » que l’on ait jamais connue dans notre histoire depuis 1990. Pire que le scrutin présidentiel de 2001 où le nombre des électeurs a dépassé celui des inscrits aboutissant après démission successive des deuxième et troisième arrivés en tête ( Soglo et Houngbédji) au fameux « match amical » faisant mériter à la Cour présidée alors par Mme Ouinsou l’appellation « de cour des miracles ». Pire que l’élection de 2011 avec le scandaleux hold-up conçu et exécuté avec la complicité de la CENA de Gnonlonfoun et la Cour constitutionnelle de Robert Dossou !

Mesdames et Messieurs, chers concitoyennes et concitoyens, quelle conclusion tirer de toute cette situation ?

« L’heure est grave ! Notre pays est en danger ! Depuis la Conférence Nationale des Forces vives de février 1990, le Bénin n’ jamais traversé de périls aussi graves ». Ce constat, le Parti Communiste du Bénin, puis la démocratie patriotique rassemblée au sein du Front de Refus du Bénin Waxala et ce depuis au moins le mois d’octobre 2015 l’a fait en ces termes « L’heure est grave. Le Bénin traverse un moment difficile et délicat de son histoire. De quelque côté que l’on soit, que l’on soit de la mouvance ou de l’opposition, de la classe politique dirigeante ou non, que l’on s’annonce candidat à la prochaine élection présidentielle ou non, le consensus est réalisé sur le fait que le Bénin notre chère patrie, est déjà plongé dans le « waxala », c’est-à-dire dans le scénario catastrophe ». Je constate que beaucoup de personnes nous rejoignent aujourd’hui sur ces mêmes conclusions. Mais que faire maintenant ?

Certains, après ce constat calamiteux, invitent « la Cour Constitutionnelle et la CENA à prendre les mesures nécessaires pour que les citoyens soient égaux devant la loi et sur le même plan le jour du vote. Ou tout le monde vote avec l’ancienne carte ou tout le monde vote avec la nouvelle carte. ». Comment comprendre une telle proposition faite le 1er mars c’est-à-dire à quelques quatre jours du scrutin, sans demander le report des élections. ! Une chose saute donc aux yeux … rien de bon pour le peuple ne sortira du scrutin du 06 Mars 2016.

Mesdames et Messieurs.

Je voudrais ici faire un rappel de notre démarche depuis le lancement du processus électoral devant aboutir à l’élection présidentielle actuelle. Au vu des paramètres annonciateurs du scénario waxala, du scénario catastrophe, nous avions depuis août 2015 dit que « Dans ces conditions, rien de bon pour le peuple ne sortira des prochaines élections présidentielles; aucun homme en dehors du peuple rassemblé ne peut sauver le pays de la catastrophe qui s’annonce. Le scénario catastrophe, le scénario « waxala » est là. La seule manière d’éviter cette catastrophe, c’est la réunion des Etats Généraux du peuple pour refonder les règles de notre vivre ensemble et pour une nouvelle gouvernance qui tourne le dos aux errements actuels du Renouveau Démocratique »

Puis, avec l’intervention dans le processus électoral du plan français de recolonisation de notre patrie à travers la candidature de Lionel Zinsou, nous avons appelé à l’union de toutes les forces patriotiques pour barrer la voie à la recolonisation de notre pays, pour dire « non au néo-Colon Zinsou ». Dans ce processus, j’ai rencontré, au nom de mon parti sur ma demande ou celle venant d’eux, au cours du mois de décembre, des responsables de Partis et les Candidats de proue en lice pour l’actuelle élection présidentielle.

Comme vous le savez, le succès de cette campagne a été foudroyant. Jusque dans les villages et hameaux reculés les affiches portant « Non à Lionel Zinsou ! Non à la recolonisation ! Non à la FrançAfrique ! » ont été distribuées. Avec le succès de cette campagne, qui a abouti au rejet total par le peuple du néo-colon qui ne peut être déclaré élu que par la fraude, nous avons appelé alors l’ensemble des patriotes à se serrer les reins pour faire échec à la victoire de la fraude annoncée tambour battant (par K-O) par les tenants de la funeste coalition FCBE-PRD-RB.

Pas plus tard que le lundi 29 février 2016, j’ai adressé une lettre à des candidats en vue d’une concertation pour faire échec à la fraude qui se prépare en faveur du Colon Lionel Zinsou. Jusque là je n’ai enregistré de leur part aucune réaction à ma démarche. Dans ce sens le Front de Refus du Bénin Waxala a pris la décision en sa session hebdomadaire du lundi de créer un Comité Populaire Anti –Fraude (COPAF) pour faire barrage à la montée au pouvoir sur la terre des Béhanzin, Kaba, Bio Guèra, d’un Néo-Colon pour la régression coloniale. Ce Comité est présidé par METONGNON Laurent.

Mesdames et messieurs, Concitoyennes et concitoyens de l’intérieur comme de l’Extérieur, que devons nous dire aujourd’hui ?

J’affirme ce jour, à partir des graves irrégularités et illégalités ci- dessus notées dans le processus électoral que la fraude massive dont nous parlons en vue de faire passer le néo-Colon Zinsou n’est plus à voir au futur ; mais est déjà pour l’essentiel consommée. Il ne reste peut-être que les derniers réglages de la part des chefs fraudeurs pour parachever leur besogne.

Tout le monde se rend compte que nous sommes devant les élections les plus calamiteuses que l’on ait connues depuis 1990. Pire que 2001, pire que 2011. Les responsables de ce cafouillage sont connus ; il s’agit de Boni YAYI et de ces complices de dernière heure. Ils doivent rendre compte au peuple de ce nouveau crime politique en plus de tous ceux déjà accumulés. Le processus devrait être normalement arrêté pour que le peuple pense à autre chose. S’asseoir en une assise nationale pour refonder les bases du vivre ensemble et prendre des mesures hardies contre les maux dont souffre notre pays pour en finir avec l’impunité, la forfaiture et la trahison des intérêts supérieurs du pays. Autrement toute issue de l’actuelle élection calamiteuse ne résoudra aucun des problèmes majeurs du pays.

En tout état de cause, les élections calamiteuses ne doivent servir de caution à l’imposition du nouveau colon Lionel Zinsou.! Dans ce sens, le peuple a tous les droits pour contrecarrer l’agression que constitue la volonté d’imposition de Lionel Zinsou à la tête de notre pays. Ceux qui nous parlent de paix, d’élections apaisées dans les circonstances actuelles travaillent consciemment ou inconsciemment pour Yayi Boni et ses maîtres et pour le maintien du système d’impunité, de fraude qui a plongé le pays et ses hommes dans le chaos, le dénuement, le désespoir pour la jeunesse. Que cesse la propagande du pacifisme qui propage la peur et la couardise et permet aux voleurs, bandits et autres mafieux de continuer leur de destruction de notre pays. L’heure est plutôt à l’audace, au courage, au refus de l’imposture, au don de soi pour la patrie et pour notre dignité d’homme et de peuple.

D’ores et déjà, j’appelle tous les citoyens à ne pas céder à l’intimidation, à l’illégalité. J’appelle à la constitution partout- dans les communes, les arrondissements, les villages et quartiers de villes- de Comités populaires Anti-fraude pour barrer la voie aux Imposteurs ! Debout comme un seul homme pour dire non « A Lionel Zinsou ! Non à la fraude organisée ! Non à la recolonisation ! Non à la FrançAfrique pour les Etats Généraux du Peuple.

Enfants du Bénin, debout !

Pour le Directoire.

Philippe NOUDJENOUME

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