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11 décembre 2014 4 11 /12 /décembre /2014 10:00
#CourtMaisBon / Chester Himes lu par Samuel L. Jackson (#BeaucoupDeGensSontSousPressionLesApaiserEstMaMission)

Depuis le 13 septembre dernier, chaque semaine - ou à peu près -, Grégory Protche écrit, enregistre audio, illustre et met en circulation (ici même, mais également sur Youtube, Facebook, Twitter) un nouveau chapitre de son livre Beaucoup de gens sont sous pression, les apaiser est ma mission, consacré aux 20 ans du 95200 de Ministère Amer, aka le plus grand disque de rap français de tous les temps.

Dans la dernière livraison, il est question (un peu) de Doc Gynéco, mais surtout de George Clinton, Frantz Fanon, Léopold Sedar Senghor, Melvin Van Peebles, James Baldwin et...

CHESTER HIMES.

Nous avons trouvé sur la Toile un petit document rare, un extrait de A rage in Harlem lu par le comédien Samuel L. Jackson.

C'est court, mais c'est bon.

Ci-dessous, une partie du développement sur Chester Himes dans le chapitre 7 du livre.

En bonus, un lien vers Chester par Samuel.

Et la version audio-vidéo du dernier chapitre (en date) de Beaucoup de gens sont sous pression, les apaiser est ma mission.

En littérature, Chester Himes s’émancipant du roman à thèse, sa camisole d’auteur marxiste intelligent et malheureux car sans lecteur, pour livrer à partir de 1957 des bouffonneries moins douloureuses, plus rémunératrices, à Duhamel et à sa série noire. Le ghetto gaudriolant et haut en couleurs-douleurs de ses polars rigolards et cathartiques, plus psychanalytiques que sociologiques. Lus d’abord par les Blancs - vieille blague panafricaine : où cacher une vérité pour que les Noirs ne la trouvent pas : dans un livre. Parvenant pour finir à littérairement les faire exister dans son oeuvre admirable – le géant Regrets sans repentir donnant à l’ensemble ses véritables dimensions, clés et grilles de lecture.
Qui rend possible l’éclosion et la tardive reconnaissance d’un Iceberg Slim.
Et en 1971 Sweet sweetback. Premier blockbuster indépendant de l’histoire du cinéma, longtemps avant les étudianteries chiatiques du Blair witch project. Financé grâce aux dollars d’un Bill Cosby qui refusera de se faire rembourser. Tourné avec des techniciens du porno, les seuls à pouvoir socialement s’abaisser jusqu’à travailler pour un Noir. Diaboliquement lancé sur la censure par le malin Melvin, qui sut ne pas se tromper de clitoris à titiller : Sweet sweetback vint au monde et resta des années à l’affiche, dans une seule salle, à Harlem, en film X, interdit aux moins de 18 ans pour pornographie et obscéni
té.

Pour écouter Samuel L. Jackson lire Chester Himes ICI.

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