Overblog
Editer l'article Suivre ce blog Administration + Créer mon blog
Le Gri-Gri International           Satirique africain francophone

Né au Gabon en 2001

L'origine ethnique du jury du procès "politique" de Simone Gbagbo

Publié le 23 Octobre 2014 par Gri-Gri International in Côte d'Ivoire - Élections 2010, Gos et Gars du moment, je réclame la libération de Simone Gbagbo, Politique

L'origine ethnique du jury du procès "politique" de Simone Gbagbo

Voici ce qu'en dit (sur son site le 23/10/14) l'impayable mais très achetable hebdomadaire franco-tunisien Jeune Afrique :

"Le gouvernement ivoirien a annoncé mercredi le report sine die du procès de Simone Gbagbo. Il était censé s'ouvrir ce mercredi 22 octobre.

(Mis à jour le 22 octobre à 19h48)

Le procès de l'ex-Première dame ivoirienne Simone Gbagbo et de ses 82 co-accusés, anciens cadres du Front populaire ivoirien (FPI), qui devait s'ouvrir mercredi 22 octobre à Abidjan, a été reporté sine die, a annoncé le gouvernement.

"Le procès aura bel et bien lieu" même s'il connaît un "report", a déclaré Affoussiata Bamba-Lamine, porte-parole adjointe du gouvernement, lors d'une conférence de presse, sans s'avancer sur une date."

Bon. D'accord. C'est noté.

"Mercredi matin, des dizaines de journalistes ont arpenté en vain le hall du palais de justice d'Abidjan-Plateau, en l'attente d'une cérémonie d'ouverture qui n'a finalement jamais eu lieu. Les identités des 24 accusés bénéficiant de la liberté provisoire avaient pourtant été vérifiées mardi, ouvrant théoriquement la porte à de premières procédures techniques. "Les débats en tant que tel ne doivent débuter que dans deux semaines", avait estimé lundi Mathurin Dirabou, doyen des avocats d'Abidjan, qui défend Gilbert Aké N'Gbo, ex-Premier ministre du président Laurent Gbagbo.

Celle-là, pardon, elle est merveilleuse, inattendue, éminemment imprévisible... J.A. aurait voulu nous faire infarctousser qu'il ne s'y serait pas pris autrement !

Mazette et love !

Ainsi donc, en octobre 2014, pour la clique à Béchir Ben Yahmed, autant dire pour la Françafrique, pour le quai d'Orsay, pour l'ONU, l'OTAN, l'UE et l'ONUCI, pour la...on n'ose plus prononcer son nom... pour la...communauté internationale (cette machine infernale) : en décembre 2010 Laurent Gbagbo a bel et bien gagné les élections !!! Avant de se faire déposer, médiatico-politico-militairement par un coup d'état franco-onusien orchestré par Nicolas Sarkozy en vue d'installer son proche Ouattara...

Pas tant parce que JA donne du "président" à Gbagbo que parce qu'il reconnaît, entres autres qualités, à Gilbert Aké N'Gbo, celle d'avoir été Premier ministre... or le professeur Aké N'Gbo a été désigné Premier ministre par Laurent Gbagbo suite à l'élection de 2010.

Pour ce faire, il fallait bien qu'il ait gagné, non ? Que sa victoire ait été reconnue, validée et prononcée par la seule institution à même de le faire en Côte d'Ivoire comme en France, le Conseil constitutionnel.

JA nous dit ensuite :

Un procès politique

Ça allait sans dire, mais sûrement mieux en l'avouant.

Le retard pris serait également lié à une recomposition nécessaire du jury, dont l'origine ethnique des membres, proche de celle du président Alassane Ouattara, pourrait causer des suspicions à l'heure du verdict, selon plusieurs sources judiciaires.

ÉNORME ! ÉNORMISSIMME MÊME ! JA admet ce qu'il n'a jamais osé dénoncer auparavant, qui n'est pourtant pas l'un des moindres traits du régime ultra autoritaire de Ouattara : la pratique par ce pouvoir de la discrimination ethnique ! On l'avait observé (et dénoncé ici à maintes reprises) à l'occasion de ce que ce gouvernement, à peine plus alphabétisé que les rebelles qui le légitiment, avait osé sans rire appeler "le rattrapage ethnique", qui permet aux gens, non pas du Nord, mais de la même ethnie que le président donc (quand ce n'est même pas de la même famille), d'être objectivement favorisés dans les attributions de postes (pour ne parler que de ça).

Preuve de la bêtise profonde d'une régime débraillé et décomplexé comme une décadente dictature : ne même pas avoir pensé à préserver les apparences.

L'aveu qui suit est lui aussi historique. Même si Bruno Koné, à mots couverts d'abord, l'a déjà admis...

"Il faut tenir compte de l'environnement politique, il s'agit d'un procès politique", a jugé la porte-parole adjointe, par ailleurs ministre de la Communication.

Ondikoi.

Texte / J.A. & G.P.

SOURCE