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18 juin 2014 3 18 /06 /juin /2014 08:55
Hey, Renaud Camus, s'ils avaient pas été là ces 3 "Remplaçants"...Oumar, Alassane et Kouyaté

Le Collectif James Baldwin (qui déborde parfois, à très juste titre, de la stricte littérature) a publié ce matin sur son compte Facebook un article du Parisien consacré à trois authentiques héros qui ont réussi à sauver de la mort une jeune fille prise dans les flammes d'un tragique et meurtrier incendie à Aulnay Sous Bois.

LES HÉROS D’AULNAY-SOUS-BOIS : ILS ONT SAUVÉ UNE ADOLESCENTE PIÉGÉE DANS L'APPARTEMENT EN FEU - (Le Parisien)

Aulnay-sous-Bois, hier. Kouyaté, Alassane, et Oumar (de gauche à droite) ont amorti la chute d’une jeune fille piégée par les flammes au quatrième étage d’un immeuble de la cité de la Rose-des-Vents. (LP/G.B.)

Leur bravoure a suscité l’émotion dans la ville. Dimanche, Kouyaté, Alassane et Oumar ont aidé une jeune fille à sauter du quatrième étage.

Depuis deux jours, Oumar, 18 ans, n’a quasiment rien mangé. Et pas beaucoup dormi non plus. « Je suis retourné. Je n’arrive pas à réaliser, je me dis que je vais me réveiller », confie ce jeune homme longiligne, le cou enserré dans sa minerve. Deux doigts bandés à la main gauche, des douleurs au dos, à la mâchoire, à la jambe. .. La liste des lésions est longue, après le choc qu’il a reçu dimanche.

Avec deux amis, le lycéen a joué un rôle décisif dans le sauvetage d’une adolescente de 16 ans piégée par un incendie, dans la cité de la Rose-des-Vents. En se groupant au pied de l’immeuble, les jeunes ont convaincu la victime de sauter du quatrième étage et ont tenté d’amortir sa chute. Blessée et souffrant de graves brûlures, elle a survécu mais se trouve toujours dans un état sérieux.

Le premier arrivé sur place, en milieu d’après-midi, c’était Alassane, l’aîné du groupe. « Dans la rue, il y avait plein de monde. Les gens pleuraient, hurlaient. Je l’ai vue, elle se tenait debout sur le rebord de la fenêtre, elle était paniquée », raconte cet employé municipal. Il connaît bien l’adolescente. « Je lui ai crié : Ne saute pas, ne saute pas ! Et j’ai demandé aux gens d’apporter des matelas… » Autour de lui, des habitants s’exécutent, mais pas assez vite. Au quatrième étage, le feu fait rage. Alassane constate, horrifié, que les vêtements de la jeune fille s’enflamment.

« J’ai demandé aux gens de venir nombreux. Il fallait empêcher qu’elle tombe sur la grille de métal au pied de l’immeuble. » Oumar et Kouyaté, accourus entre-temps, s’avancent sans hésiter. « C’était instinctif. Je me rends compte aujourd’hui que j’aurais pu mourir. Mais si c’était à refaire, je le referais », affirme Kouyaté, appuyé sur ses béquilles.

Le petit groupe encourage alors la jeune fille à se jeter dans le vide. « Elle a hésité quelques secondes, puis elle a sauté », raconte Alassane. De leurs corps, ils amortissent comme ils le peuvent la chute de l’adolescente. Alassane s’empresse d’éteindre les flammes rongeant les vêtements. « Elle était consciente, elle m’a demandé si c’était un rêve. J’ai essayé de la calmer », confie-t-il. Oumar ne se souvient de rien. C’est lui qui a encaissé l’essentiel du choc. « Il a perdu connaissance, j’ai cru qu’il était mort », avoue avec émotion Kouyaté, plus légèrement blessé, à la jambe.

Tous ont été rapidement pris en charge par les pompiers, arrivés sur place après la chute de l’ado. Alassane s’en est tiré avec quelques contusions, mais la scène, « comme dans un film d’horreur », le tourmente encore. Il culpabilise également un peu d’avoir fait prendre de tels risques « aux petits jeunes ». « Heureusement qu’il ne leur est pas arrivé quelque chose de plus grave », soupire-t-il.

Le récit de cet acte de bravoure a rapidement fait le tour du quartier, de la ville… Hier, le maire UMP, Bruno Beschizza, a reçu les héros du jour pour les féliciter et leur proposer son aide. « Mais on ne l’a pas fait pour être des héros », protestent-ils en chœur. Alassane veut rappeler que d’autres ont agi : « Deux voisins sont montés défoncer la porte de l’appartement. Ils pensaient que les petits frères étaient peut-être à l’intérieur. Mais la fumée était tellement épaisse qu’ils n’ont pas pu entrer. » « La plus courageuse de tous, c’est notre amie, qui a sauté du quatrième étage », estime Oumar.

Ce dernier a lui aussi de la ressource. Lundi matin, courbé par la douleur, le jeune homme est allé passer les épreuves d’histoire-géographie et de français de son baccalauréat électrotechnique.

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Published by Gri-Gri International dr - dans Politique
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