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13 juin 2014 5 13 /06 /juin /2014 09:46
Gbagbo/CPI - Et les chiens de Human rights watch ne se taisaient pas

Suite de la décision des juges de La Haye, Laurent Gbagbo sera jugé par la CPI. Si l'un des trois juges a manifesté son désaccord, Jean-Marie Fardeau, directeur France d’Human Rights Watch, juge que cela ne signifie pas que le dossier d'accusation est fragile. Au nom de l’équilibre, il plaide également pour que la CPI se penche sur les accusations portées contre des pro-Ouattara.

Relisons son entretien paru ce jour sur le site de RFI.

RFI : L’an dernier, les juges de La Haye avaient demandé à la procureure Fatou Bensouda de revoir sa copie. Ce jeudi, ils ont entendu ses arguments. Pourquoi ce changement d’opinion de leur part ?

Il faut savoir que la procureure arrive avec 22 000 pages de témoignages supplémentaires, de 108 personnes tout à fait nommées et, donc, c’est un dossier vraiment extrêmement complet que la procureure a pu mettre sur le bureau des juges, devant la CPI.

La CPI s’est appuyée notamment sur deux faits : la répression d’une manifestation de femmes à Abobo, le 17 mars 2011, et le bombardement au mortier d’un quartier d’Abobo, le 17 mars de la même année. Quels sont les nouveaux éléments de preuve que la procureure a pu apporter ?

Je pense que c’est sur ces deux faits, mais également sur la manifestation en direction de la Radio-Télévision ivoirienne de fin décembre 2010, qui avait été également durement réprimée, plus un autre fait à Yopougon vers le 12 avril 2011, que la procureure a pu collecter des témoignages extrêmement précis, avec des noms de personnes qui ont bien voulu témoigner. Nous nous en réjouissons et nous pensons surtout aux victimes et à leurs proches qui vont enfin voir la justice passer sur les crimes commis après décembre 2010.

Étonnant : pas un mot sur les FDS (Forces de défense et de sécurité) tués par les balles des "pacifiques" manifestants ouattaristes parfois armés de mortier...

Quelle rigueur : "un autre fait à Yopougon vers le 12 avril 2011"... 100 commentaires.

RFI : Ce qui manquait surtout dans le premier dossier de l’année dernière, c’était la preuve que Laurent Gbagbo avait été personnellement le donneur d’ordres de ces crimes. Y a-t-il aujourd’hui des documents audio, vidéo ou écrit, qui peuvent apporter cette preuve ?

Nous n’avons pas connaissance du dossier de la procureure, mais nous, Human Rights Watch, et d’autres organisations, avions déjà témoigné et rapporté le fait que Laurent Gbagbo lui-même s’était exprimé à la radio, notamment pour appeler à l’érection de barrages dans la ville d’Abidjan pour bloquer les partisans de Ouattara, en appelant à dénoncer tous les étrangers qui étaient suspectés d’être des soutiens de Ouattara, notamment les migrants ouest-africains, et en traitant les partisans de Ouattara de « rats d’égout ». Et donc, j’imagine que la procureure et son bureau ont pu collecter des nouveaux documents, soit vidéo, soit audio, soit ces témoignages des 108 personnes qui ont bien voulu témoigner.

On est bien au-delà de la diffamation ou de l'accusation calomnieuse : on est dans le révisionnisme total, la réécriture complète. Qui chez HRW a "entendu" Gbagbo dire tout ça à la radio ? La photographe basée au Kenya qui rédigeait des rapports bidons sur la situation en Côte d'Ivoire ?

"rats d'égout", C'est dont ainsi que HRW perçoit les manifestants ouattaristes, car nulle part aileurs que dans sa logorrhée on ne trouvera trace écrite de ça... et surtout pas de Gbagbo lui-même. Mais HRW n'est pas à un arrangement ou un conflit d'intérêt près.

Sinon comment expliquer que ses représentants ne soient pas dérangés par l'évident conflit d'intérêts née de l'injection dans leur structure de dizaines de millions de dollars par un George Soros qui prêtait son avion à...Ouattara !

On sait depuis janvier dernier que, le jour de la capture de Laurent Gbagbo, les services secrets français ont visité sa résidence et ont emporté un certain nombre de documents. On sait aussi que Fatou Bensouda a fait le voyage à Paris. A-t-elle pu récupérer ces fameux documents ?

Je ne sais pas si elle a pu récupérer ces documents. Je ne sais pas si la France sera prête à les transmettre au bureau de la procureure. Mais je pense qu’il n’y a même pas besoin de cela pour alimenter un dossier pour le procès de Laurent Gbagbo. C’est lui qui dirigeait directement les Forces de sécurité (FDS) dans la période post-électorale.

Si HRW mène ses "enquêtes" avec la même énergie...

Depuis deux ans, vous dénoncez en Côte d’Ivoire une justice à sens unique. Sont poursuivis plusieurs centaines de pro-Gbagbo et zéro pro-Ouattara. Est-ce que la décision de ce jeudi ne renforce pas ce déséquilibre ?

Cette décision peut renforcer ce déséquilibre ou cette impression de déséquilibre.

Non, Falardeau, mais non, pourquoi veux-tu que cette décision renforce ce déséquilibre ou cette impression de déséquilibre...

C’est pour cela que nous appelons immédiatement la Cour pénale internationale – le bureau du procureur en particulier – et les autorités ivoiriennes à tout faire pour que ceux qui, du côté de Ouattara, se sont rendus responsables de crimes contre l’humanité ou de crime de guerre. Notamment ces 548 personnes qui auraient été exécutées de manière sommaire par des forces pro-Ouattara dans la période post électorale. [Il faut] que les personnes responsables soient poursuivies et que la Cour pénale puisse instruire le dossier de ces personnes également. Ce n’est qu’à cette condition que le peuple ivoirien reconnaîtra que la justice est impartiale et que personne n’est au-dessus de la loi. Que ce soit du côté pro-Gbagbo ou du côté pro-Ouattara. Il y a urgence, effectivement, après trois ans, à ce que la Cour pénale montre sa capacité à instruire des dossiers pro-Ouattara.

Amen.

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Published by Gri-Gri International dr - dans Côte d'Ivoire - Élections 2010
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