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la libération de Simone Gbagbo
LE PLUS. Les Qataris en rêvaient : des joueurs parisiens brandissant le trophée de champion avec la Tour Eiffel an arrière-plan. La réalité fut un peu différente. Des débordements ont en effet perturbé une partie de la cérémonie du titre du PSG organisée au Trocadéro. Que retenir de ces heurts ? Par Jérôme Reijasse, journaliste et supporter du PSG, auteur de PARC, tribune K, bleu bas.
FOOTBALL. Dans ma télé, des jeunes qui galopent, des CRS qui galopent, des journalistes qui galopent. Et un pays qui craint le pire.
Trocadéro. Le PSG voulait fêter avec ses supporters son titre de champion de France, 19 ans après le dernier sacre. Mais les choses ne se passent pas comme prévu. Avec le PSG, rien ne se passe jamais comme prévu.
Les propriétaires du Qatar, intouchables, trop riches pour être lucides, trop loin pour comprendre, pensaient certainement que la victoire suffirait. Les médias
aussi, évidemment.
Une valse virile et anecdotique
Et non. Très vite, ça s'agite. D'abord des ultras, chassés par le plan Leproux. À l'époque, l'excuse était de stopper la violence qui gangrénait les tribunes du
Parc. Pour faire simple : les fachos (Boulogne) et les racailles (Auteuil), ça suffit. Et plutôt que de faire le tri, on avait alors puni tous les vrais passionnés. Eux, moi, tous. Leproux avait
alors joué la carte de la morale (il y avait eu des morts, tout de même !). En fait, il préparait, avec Nicolas Sarkozy, l'arrivée en douceur des nouveaux propriétaires. Passons.
Les ultras dégainent quelques fumigènes, escaladent des échafaudages pour déployer une mélancolique et obsolète banderole "Liberté pour les Ultras". Il y a des chants partisans, une rancœur encore vivace, une tristesse encore à vif, on le sent, on le devine, on le voit. Rien de plus déchirant qu'un amour trahi. Mais rien de bien effrayant non plus.
J'entends dire que le vrai feu aux poudres serait venu de la sécurité qui aurait balancé sur ces jeunes gens trop excités une barrière de sécurité... Peut-être. Après, comme toujours, une jeunesse moins romantique (l'ultra, quoiqu'on en dise, est le dernier romantique de ce siècle), plus pragmatique, accélère les choses : elle hurle, casse, abîme, détrousse des touristes, convoque la violence.
Les images que la télévision diffuse en boucles, comme si elle désirait s'en abrutir, ne disent pourtant pas grand-chose. On aperçoit beaucoup de maillots récents,
souvent floqués avec un chiffre de banlieue (93, 94, etc...) et le nom d'un joueur star (Beckham, Zlatan, Tiago Silva). Ce qui démontrerait bien que les vrais ultras (qui ont vite fait tourner un
communiqué officiel, comme si cela allait changer quelque chose...) n'ont pas participé à cette valse virile et anecdotique, les ultras boycottant tous les produits dérivés du PSG depuis le plan
Leproux. Mais ces images ne parlent pas, très peu.
Pascal Praud en prophète des ténèbres
En revanche, les intervenants cathodiques, eux, s'en donnent à cœur joie. Pascal Praud joue les prophètes des ténèbres (“Et si cet échafaudage s'était écroulé ? Et
si, et si, et si...”). Des journalistes, des politiques, des personnalités ont l'air véritablement effondrés et pire, revanchards, comme si ce spectacle finalement assez médiocre, banal,
symbolisait la fin d'un monde. Et que l'urgence dictait une réaction féroce, définitive. Rachida Dati évoque, ses larmes et ses cris contenus, la peur ressentie par les Parisiens et les
touristes. C'est évidemment ridicule.
Lire la suite et la fin ICI.
PS : la titraille est de la rédaction
PS 2 : 7 Jours loin du monde, le nouveau livre de Jérôme Reijasse sort le 23 mai.
PS 2 : teaser de 7 Jours loin du monde
Editorial du Monde (11/05/13) : "La réponse de François Hollande a été laconique, vendredi 10 mai, sur le perron de l'Elysée. Faut-il s'inquiéter de la vague d'arrestations d'opposants et de journalistes qui s'abat sur le Tchad depuis la découverte d'un présumé complot ourdi contre le président Idriss Déby ? "Les principes que nous posons doivent être respectés, y compris au Tchad." Quels sont ces principes que le président français ne juge pas utile de citer ? Ils s'appellent liberté de la presse et respect de l'Etat de droit. Tous deux sont bafoués au Tchad. Ne fallait-il pas le rappeler ?" Bigre, comme ils y vont au quotidien de révérence !
Il était urgent qu'Hollande réagisse, lui l'incontestable grand perdant de la croisade yankee au Mali et du face à face avec les vieux briscards françafricains (sans parler du catastrophique impact de l'opération anti Union africaine en RCA). Appliquant la même politique que son géant prédécesseur, il encourait les mêmes sanctions : impopularité à l'intérieur et ridicule à l'international. On se rappelle de Sarkozy remuant du croupion pendant que Poutine le fessait durant la crise géorgienne, avant d'aller calmer le "dissident" qu'il avait lui-même envoyé au feu. On se rappelle de Sarkozy, se hâtant de recevoir feu le Mollah Omar Bongo, à peine installé à l'Élysée, pour bien montrer sa volonté de rupture avec le passé de la république des mallettes dont parlait Pierre Péan. On se rappelle enfin de Sarkozy enfumé par Déby-Le-Mental dans la sombre histoire de l'Arche de zoé.
On se souviendra d'Hollande le supplétif d'Obama au Mali, parti chasser des djihadistes qui lorsqu'ils ne sont pas sponsorisés par le partenaire sarko-hollando-compatible qatari, semblent percevoir le RSA en plein Sahel, si l'on en croit les formulaires du Pôle emploi gaulois qu'on retrouve près des dépouilles de certains... On se souviendra d'Hollande, comme le lâche qu'il est, humiliant pour rien l'ectoplasme Kabila à Kinshasa, adoptant une attitude de cocotte de salon qui valait bien en discrédit de l'esprit français les sornettes du pion Gaino dans la bouche de la moitié de Carla Bruni à Dakar, incapable qu'il est de dire deux mots à Ouattara (pourtant détenteur d'un otage français, Michel Gbagbo et responsable de l'assassinat d'un autre, Philippe Rémond, le 30 mars 2011 à Yamoussoukro). On se souviendra d'Hollande roulé dans la farine par Idriss Déby ! Considérable exploit dont nous pension Sarkozy seul capable.
S'appuyant sur le Tchad et ses troupes pour défendre les intérêts américains dans la sous-région et en particulier au Mali (après la RCA), Hollande le passe-plat se retrouve cocu comme cochon lorsque Déby dépasse les bornes. Semblable à sa marionnette des Guignols de l'info, on l'entend déjà sourire idiotement... hé, hé, hé...
Dans la grande tradition françafricaine, Idriss déby-de-boisson, qui a encore dangereusement enflé du visage et qui n'est jamais là que depuis vingt-trois ans (on a déposé Gbagbo pour deux fois moins), de temps en temps, s'invente un complot, s'ourdit contre lui-même une petite machination politique. Ce qui lui permet de rafler ensuite tous azimuths et, généralement, de faire disparaître de la circulation celui ou ceux qui le gênent vraiment parmi une poignée d'arrêtés finalement élargis.
Quelle fut la réaction française, lorsque le jour de la Fête du travail le notoire fainéant Déby se prétendit victime d'une tentative de coup d'État ? "Le Quai d'Orsay se limitait à prendre "note avec préoccupation des dernières informations en provenance de N'Djamena" et appelait "le pouvoir et l'opposition à poursuivre un dialogue serein". Une perle diplomatique presque aussi splendide que celle d'un cancre au bac. Un blanc seing foccartien en diable. Continue Idriss, cogne, pardon, dialogue avec ton opposition !
Même le quotidien de révérence - incapable d'évoquer, malgré l'évidence du parallèle historique, le nom du grand assassiné, IBNI Oumar Mahamat Saleh, prétendue victime collatérale d'une autre tentive de déstabilisation, en février 2008 - l'admet : "Ce dialogue n'existe plus depuis longtemps. Les arrestations arbitraires, elles, se multiplient. (...) Des combats auraient provoqué la mort de trois à huit personnes ainsi que blessé une quinzaine d'autres. Le conditionnel est de mise faute d'éléments fournis par la police, la justice ou le gouvernement tchadiens. Le pouvoir d'Idriss Déby a procédé à l'arrestation d'au moins une vingtaine de personnes, dont deux députés d'opposition et deux généraux. Deux autres élus sont recherchés. Dans d'autres affaires, des critiques de l'homme fort tchadien, des journalistes, des blogueurs, des syndicalistes sont emprisonnés, poursuivis, expulsés."
Peut-être que si au lieu de le dire nous-même, nous les citons, l'impact sera plus fort...
"Ainsi va le Tchad, dont le Quai d'Orsay préfère saluer "le rôle stabilisateur dans la région, en s'impliquant dans la lutte contre l'insécurité au Sahel et dans le règlement des crises, notamment en République centrafricaine". A Idriss Déby, la France reconnaissante ?" La France très obligée plutôt, non ?
Ultime et, avouons-le, tout à fait savoureuse pirouette hollandaise : "La présidence française envisage d'inviter des soldats tchadiens à défiler sur les Champs-Elysées, le 14 juillet."
Photo - L'Élysée Texte - J.O.
PS : aux éditions du Gri-Gri
En vente chez Présence africaine, 25, rue des écoles, 75 005, Paris
PS 2 : La préface de Théophile Kouamouo lue par Grégory Protche
PS 3 : Reportage sur le 5ème anniversaire de la disparition d'IBNI Oumar Mahamat Saleh, à Aubervilliers, en février 2013.
Wayne Marshall's latest video "My Heart" featuring Mavado directed by Storm, launched July 9th 2010. The video madd so lets get it worldwide. (become a fan on http://facebook.com/jamaicanmusic, follow us on twitter http://twitter.com/jamaicansmusic)
Le Mega Mall de Rabat, premier Mall au Maroc, est un véritable lieu de vie. C’est le rendez-vous incontournable des shoppers et shoppeuses de la
capitale, o offrant un choix aussi varié qu’éclectique de 100 boutiques, d’une dizaine de restaurants et cafés, d’une patinoire, d’un bowling et d’un espace enfants.
Cette manifestation sera orchestrée par le célèbre styliste marocain Said Mahrouf
www.megamall.ma