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Le Gri-Gri International - Édition spéciale 11 avril 2011 - La chute de Gbagbo - 3 euros
Le Gri-Gri International - Édition spéciale 11 avril 2011 - La chute de Gbagbo - 3 euros
Après près d’un an d’emprisonnement arbitraire, La justice tranche en sa faveur. Pourquoi Ouattara, président de la CEDEAO, est obligé d’obtempérer. (article initialement paru le 24 mars 2012)
C’est cette fois sur le continent africain, à la Cour de justice de la Cedeao, que le président Gbagbo remporte une autre victoire sur le plan judiciaire. Dans l’affaire qui oppose la famille Gbagbo à Alassane Ouattara et l’Etat de Côte d’Ivoire, pour « arrestation et détention arbitraires, violation de leurs droits à recours effectif, violation de leurs droits à la liberté d’aller et de venir, violation du droit à la santé morale de leur famille et à la reconnaissance juridique de leur personnalité, violation de leur sécurité juridique et harcèlement de la famille Gbagbo ».
La Cour de justice de la Cedeao, dont le siège est à Porto-Novo (Bénin), en son audience du vendredi 23 mars dernier, a pris une décision faisant injonction à l’Etat de Côte d’Ivoire, de prendre toutes les mesures utiles pour préserver la vie de Michel Gbagbo. Suite à la saisine de la Cour par l’avocat de la famille Gbagbo, Maître Ciré Clédor Ly, le mercredi 21 mars 2012, dans « une procédure de Référé justifiée par l’urgence et le péril dans lequel se trouvait le fils du Président, Monsieur Michel Gbagbo, pour obtenir sa libération immédiate pour raison de santé, et son évacuation sanitaire aux frais de l’Etat de Côte d’Ivoire ».
Selon l’avocat de la famille Gbagbo qui était aux côtés de l’ex-chef de l’Etat à Korhogo, lors de sa procédure-éclair de transfèrement à la Haye, la justice sous-régionale a enjoint ainsi les nouvelles autorités ivoiriennes, en l’occurrence Alassane Ouattara qui assure par ailleurs la présidence de la Cedeao, de remettre en liberté le fils aîné du président Gbagbo. Qui croupissait depuis avril dernier dans la prison civile de Bouna, où les conditions de détentions sont précaires, avant son évacuation il y a quelques jours à la Pisam, avec la dégradation de son état de santé.
C’est dans un communiqué de presse, daté du vendredi 23 mars et dont copie nous a été adressée le lendemain samedi 24 mars que Me Ciré Clédor Ly annonce la décision que la Cour de justice de la Cedeao a prise concernant Michel Gbagbo, face à son état de santé inquiétant. « Piqué par un scorpion, l’écrivain universitaire (Michel Gbagbo, ndlr) a été transféré in extremis à la Polyclinique internationale sainte Anne Marie (PISAM), et paralysé, il a été même donné pour mort. L’Etat de Côte d’Ivoire assurant la Présidence de la CEDEAO, se doit de respecter et d’exécuter les décisions de la Cour de Justice Communautaire, et mettre Michel Gbagbo d’urgence en liberté. La décision sera signifiée à l’Etat de Côte d’Ivoire par le Greffe de la Cour de Justice de la CEDEAO », lit-on dans le communiqué du conseil de la famille Gbagbo.
Alassane Ouattara va-t-il respecter les décisions de la cour sous-régionale ?
Alassane Ouattara va-t-il se faire prendre à son propre piège ? Lui qui s’était appuyé sur l’institution sous-régionale dans sa « guerre » contre le président Laurent Gbagbo. Aujourd’hui, propulsé président en exercice de la Cedeao, Ouattara se retrouve entre le marteau et l’enclume dans l’exercice de son mandat. D’abord la rébellion touarègue et le coup d’Etat contre le président ATT. A peine at-il encaissé l’annonce du renversement de son homologue malien que le lendemain vendredi 23 mars, la Cour de justice de l’institution dont il assure la présidence lui demande de remettre en liberté Michel Gbagbo. A l’analyse de la situation juridicopolitique en cours depuis la fin de la crise post-électorale, Ouattara n’a d’autre choix que de se plier à la décision de la Cedeao et libérer le fils ainé du président Gbagbo. Puisque lui et son camp n’ont eu de cesse de répéter que les juridictions internationales priment sur les juridictions nationales. Il a là une occasion d’appliquer au moins sa conception du droit, en exécutant une décision de justice et non des moindres, celle de la Cour de justice de la Cedeao.
Dans les jours à venir, il est fort à parier que le Dr Michel Gbagbo recouvre enfin la liberté. Dans le cas du président Laurent Gbagbo lui-même, la Cour de justice de la Cedeao, mise devant le fait accompli, à savoir la déportation de l’ex-chef de l’état à La Haye, a ordonné, ce même vendredi 23 mars dernier, la séparation des dossiers et la suspension de la procédure en son nom jusqu’à l’intervention d’une décision de la CPI, pour dit-elle, une bonne administration de la justice.
Photo - Corbis Texte - Frank Toti

Calypso Rose est l’ambassadrice de la musique caribéenne. Cette légende vivante du Calypso et de le Soca est née le 27 avril 1940 dans la petite ile de Tobago, république de Trinidad &
Tobago, dans les Antilles Anglaises. Elle vit aujourd’hui dans le Queens à New York, mais elle retourne plusieurs fois par an dans son ile, pour se ressourcer et dit-elle: “ retrouver à Tobago
mes racines africaines… ” Fille de pasteur, Rose débute sa carrière de chanteuse à l’age de 15 ans. Des lors, toute sa vie sera consacrée à la musique. “Je ne suis pas devenue une chanteuse de
Calypso, je suis née dans le Calypso” Calypso Rose a écrit plus de 800 chansons et enregistré plus de 20 albums. Elle s’est produite dans le monde entier. Toutes les communautés de la Caraïbe -
anglophone, francophone ou hispanique - la célèbrent avec ferveur : elle est la seule artiste femme à avoir été couronnée lors du fameux carnaval de Trinidad dés 1978 , et à avoir emp orté cinq
fois de suite le titre de “Calypso Queen“! Calypso Rose est une icone. Sa personnalité, son charisme et sa joie de vivre en font une femme d’exception. Comme Aretha Franklin, Césaria Evora, Celia
Cruz ou Myriam Makeba, Calypso Rose est une chanteuse de l’âme. Une chanteuse de Soul, de Gospel, de Blues et bien sur de Calypso, une diva de la musique populaire. Et pour le plaisir de tous,
c’est aussi une irrésistible performeuse, qui, à 68 ans, met toujours le feu aux scènes.
Laurent Gayté
http://www.azimuthprod.com/azimuth/
http://www.petitbain.org/Calypso-Rose?date=2012-05-26
Vendu en ligne (+ frais de port) sur www.nouveaucourrier.info
Vendu chez Présence Africaine, 25 bis rue des écoles 75 005 Paris
Vendu dans les marches et rassemblements politiques africains